Plainte pour abus de confiance contre une vice-présidente du département et son époux

Enquête
le 7 Avr 2021
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En août dernier, une plainte a été déposée pour escroquerie et abus de confiance contre Sylvie Carrega et son époux. Le plaignant reproche à ce dernier de lui avoir fait contracter deux prêts pour un montant total de 52 000 euros alors qu'il était en situation de faiblesse. L'élue LR s'est directement impliquée dans cette "affaire privée".

Sylvie Carrega, lors du dernier conseil municipal, dans les rangs du groupe d'opposition Une volonté pour Marseille. (Photo : Emilio Guzman)

Sylvie Carrega, lors du dernier conseil municipal, dans les rangs du groupe d'opposition Une volonté pour Marseille. (Photo : Emilio Guzman)

Fabien* est un homme simple. “Un ouvrier”, aime-t-il à répéter. Il vit dans une cité de l’Est marseillais, propriété de 13 Habitat, le bailleur social du conseil départemental. Longtemps, il a été le président de l’association de locataires de cette cité. “Respecté de tous”, affirme-t-il. Depuis plus d’un an, Fabien se voit, se vit, comme un homme abusé.

Il a déposé plainte en août dernier pour escroquerie et abus de confiance à l’encontre des époux Carrega, Serge, traminot de son état et son épouse, Sylvie, vice-présidente LR du conseil départemental, ancienne vice-présidente du centre communal d’action sociale (CCAS) de la Ville de Marseille et toujours élue municipale et métropolitaine. “Ils ont profité d’un moment de ma vie où j’étais en situation de faiblesse. Je n’étais pas conscient des conséquences de mes actes”, explique-t-il. Sa plainte est restée sans réponse à ce jour, de même qu’un courrier recommandé envoyé aux services du parquet en novembre dernier. Aujourd’hui, la lenteur de la justice le conduit à passer par la voie médiatique.

Amitié et relations politiques

L’affaire commence en novembre 2018. Fabien est appelé par Serge Carrega, qu’il connaît par l’intermédiaire de son épouse. Depuis plusieurs décennies, il participe régulièrement aux campagnes politiques de la droite dans son secteur. Il connaît donc Sylvie Carrega comme de nombreux autres élus des 11e et 12e arrondissements. Son ancienne épouse tient le bureau de vote de sa cité populaire depuis 20 ans. Depuis quelques années, les deux couples se fréquentent, s’apprécient. “Mais nous n’avons jamais été reçus chez eux et eux chez nous”, précise-t-il, faisant toutefois mention de repas en commun au restaurant.

Fabien a contracté un prêt en son nom puis versé la somme aux Carrega qui lui remboursaient l’équivalent des traites tous les mois.

“Ce jour-là, Serge Carrega me demande de lui prêter de l’argent en souscrivant un crédit à la consommation auprès de Cetelem. Il m’a dit qu’il avait besoin d’argent pour participer avec un cousin à l’achat de terrains aux Camoins. Il m’a même montré un plan avec des lots. Je ne me suis pas posé de questions. Je me suis dit qu’il y avait une opportunité pour moi”, raconte Fabien. L’ensemble des opérations se déroule depuis l’ordinateur portable du mari de l’élue, dans une boulangerie du chemin des Trois-Lucs où le conducteur de tram a ses habitudes.

Les deux hommes conviennent d’un modus operandi : Fabien verse la somme de 24 000 euros en une seule fois et Serge Carrega rembourse le montant équivalent aux traites en anticipant sur la date de prélèvement. Mais quelques mois plus tard, Serge Carrega revient à la charge. Il a besoin d’un second prêt et sollicite une nouvelle fois son “ami” Fabien. Celui-ci accepte et contracte un nouveau crédit, cette fois auprès de Sofinco pour un montant de 28 000 euros. “Au début, il m’a reparlé de son histoire de terrain. Ensuite, il a évoqué un retard dans le paiement de ses impôts.” Fabien accepte une nouvelle fois d’aider Serge Carrega et les traites mensuelles grossissent jusqu’à atteindre 750 euros par mois, que le créancier verse depuis le compte commun qu’il a avec son épouse. Au total, ce sont donc 52 000 euros qui sont empruntés par Fabien.

“C’est une affaire privée”

Joint par Marsactu, Serge Carrega reconnaît ces faits même s’il nie vigoureusement avoir abusé de la confiance de Fabien. “C’est une affaire privée, explique-t-il. Je n’ai jamais abusé de quiconque. J’avais besoin de cet argent pour un projet immobilier aux Camoins qui n’a pas pu se faire finalement. Pour des raisons personnelles, je ne pouvais pas passer par des prêts bancaires classiques. Mais ce monsieur a apporté l’ensemble des papiers de manière volontaire. Il était très conscient de ce qu’il faisait.” Il est tout aussi évasif sur le motif du second prêt évoquant une nouvelle fois “une affaire privée”.

Fabien garde lui le souvenir d’une période troublée où le déchirement de sa vie de couple va de pair avec les difficultés de santé de sa mère. Sans compter son fils au chômage. “Je me suis dit que je pouvais par cet intermédiaire trouver un emploi pour mon fils à la métropole”, reconnaît-il, tout en assurant ne pas avoir demandé à Serge Carrega de jouer l’intermédiaire.

Quand les remboursements n’arrivent plus

Pendant l’année 2019, les versements se passent sans problème. Mais petit à petit, les choses se gâtent. Les apports de la part des Carrega ne sont plus aussi réguliers et les premiers rejets de chèque interviennent fin 2019 “pour provision insuffisante”. Serge Carrega reconnaît “quatre incidents tous régularisés dans la foulée”.

Fabien monte alors au créneau à plusieurs reprises pour obtenir des versements réguliers et pouvoir honorer ses traites. “À chaque fois, monsieur Carrega avait un discours rassurant. Toujours une bonne explication pour justifier le fait que son compte n’était pas approvisionné ou qu’il n’avait pas pu le déposer à temps”, poursuit le plaignant. Entre les deux hommes, le ton monte.

Je ne trouvais pas ça normal qu’un couple comme ça, avec le train de vie qu’ils ont, nous emprunte de l’argent.

L’ex épouse de Fabien

L’épouse de Fabien découvre alors que son mari réalise des retraits intempestifs sur leur compte commun pour honorer les traites. Elle demande des explications. “J’ai compris qu’il se passait des choses bizarres, explique son ex-épouse. À nous deux, on ne gagne pas des mille et des cents. Je ne trouvais pas ça normal qu’un couple comme ça, avec le train de vie qu’ils ont, les belles voitures et les beaux sacs nous emprunte de l’argent.

Elle fait ainsi référence à la réputation d’un couple qui mène grand train, sur laquelle certains dissertent volontiers au sein du parti, sans que Marsactu soit en mesure de l’accréditer. Quoi qu’il en soit, l’incongruité de cette demande demeure, et surtout celle de la difficulté à rembourser, alors que le projet immobilier aux Camoins n’a jamais vu le jour. D’autant plus que Sylvie Carrega est élue dans deux institutions et doit donc tutoyer le maximum plafonné des indemnités pour un élu soit près de 8500 euros bruts par mois.

“Une affaire très délicate”

Au printemps 2020, le conflit franchit un nouveau stade. Fabien menace de prévenir la presse et finit par appeler l’élue, alors en campagne, pour mettre fin à ce qu’il appelle “une escroquerie”. L’avocat Jacques Preziosi intervient entre les deux parties pour trouver une solution. “C’est quelqu’un que je connais et qui pouvait m’aider à trouver une solution”, affirme Fabien. Celui qui est lui-même époux d’une élue LR, nous confirme être intervenu “dans cette affaire très délicate” mais refuse d’en dire plus en raison “du secret professionnel”. En juillet, un premier versement intervient. Il permet de solder un des deux prêts. Un second chèque doit intervenir pour solder la totalité. Il ne viendra jamais.

Pourtant, à cette époque, Sylvie Carrega l’assure par téléphone à Fabien : il n’y aura plus d’incidents de paiement, tout sera réglé en temps et en heure, le problème principal tenant à la Caisse d’épargne qui mettrait plus d’un mois pour encaisser les chèques. En août, Fabien se rend au commissariat de l’arrondissement voisin pour déposer plainte contre les deux époux.

Depuis, les versements sont tombés quelques jours avant les prélèvements avec la régularité d’un métronome. Serge Carrega affirme vouloir solder le prêt “en avril”. “J’ai pris un avocat parce que j’avais eu vent de cette plainte, mais je n’ai jamais été convoqué, affirme-t-il. Et puis je voulais m’assurer que tout soit carré au moment du règlement du solde et surtout qu’il me remette les chèques impayés qu’il a conservés”. À l’entendre, toute l’affaire n’a qu’un but : salir le nom de son épouse, “une femme qui a pignon sur rue”. Contactée par Marsactu, l’élue n’a pas souhaité répondre à nos questions. Elle devrait se représenter en juin prochain lors des départementales dans le canton dont Fabien est un des électeurs.

* À sa demande, nous avons accepté de conserver l’anonymat de l’intéressé. 

Actualisation le 27 avril à 15 heures 51 : correction des mandats de Sylvie Carrega, qui n’est pas élue à la métropole.

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Commentaires

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  1. barbapapa barbapapa

    Ah les faisans !

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    • Orsu Orsu

      Mais comment cette femme peut elle être encore élie avec toutes ces malversations

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  2. raph2110 raph2110

    Des pions, des fusibles, au profit de gens qui se prétendent être vos amis mais qui n’hésitent pas à vous planter un poignard dans le dos si nécessaire. Belle cuvée que celle là !

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  3. bud_ice13010 bud_ice13010

    Sauf erreur de ma part, je n’ai pas lu le terme de reconnaissance de dettes, dans l’article, ce qui aurait mis un poids supplémentaire dans la balance de la justice…

    On retrouve également des éléments sur le “train de vie” de cette élue ici:
    https://marsactu.fr/ladjointe-au-maire-sylvie-carrega-continue-de-voyager-aux-frais-du-ccas/

    On est loin de la probité qui devrait être exigée des élus…

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Décidément, l’équipe gaudiniste compte une belle collection de personnages dévoués, altruistes et désintéressés : entre l’amateur de chocolat, les propriétaires de taudis, les fabricants de vraies-fausses procurations électorales et, maintenant, la petite famille à l’abri du besoin qui escroque un “ami”, le tableau est de plus en plus appétissant.

    Notons que ce n’est pas la première fois que Mme Carrega apparaît dans les colonnes de Marsactu. Il y a un point commun entre tous les faits qui lui valent sa célébrité : dans tous les cas, elle pensait à se servir plutôt qu’à servir.

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  5. patrick patrick

    …salir le nom de son épouse, “une femme qui a pignon sur rue”.
    Merci à Marsactu de se relire, il fallait écrire “qui a pognon sur rue”.

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    • Zumbi Zumbi

      … et qui était censée présider le Centre Communal d’ Action Sociale. Ce n’est pas une blague.

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  6. julijo julijo

    franchement je trouve que “fabien” a exagéré !! les carrega le considéraient comme un ami…pff et il les trahit. il n’a pas mesuré le grand honneur qui lui était fait.
    finalement je pense parfois que quelles que soient les maladresses du PM, on n’est pas sorti de l’auberge avec l’ancienne équipe de gaudin, et l’ensemble de l’ex-nullicipalité. je ne crois pas qu’on soit au bout de découvertes, diverses et variées…

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  7. Mathieu Trigon Mathieu Trigon

    Et encore une fois une question sans réponse (pour le moment) : où est passé le pognon ?

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    • VALMA VALMA

      Dans les campagnes électorales de Madame ??

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  8. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Honnêtement : est-ce que cela vaut une “Une” de Marsactu ?

    Je pense que personne ne s’étonne que la gaudinie ait recruté ce genre de gratte-gamelles (des Fillon modestes), mais est-ce que c’est vraiment une information qui doit peser autant ? Que les militants de droite ce fauchent entre-eux… ce n’est pas comme les libertés qu’elle prenait avec les moyens publics à la tête du CCAS

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    • barbapapa barbapapa

      à un article par jour, on n’a que des unes ! 😉

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    • julijo julijo

      comme vous y allez !!
      Honnêtement c’est quand même autour de 52.000 euros…..nous n’avons pas les mêmes valeurs, moi je trouve ça gros. et puis, oui, où est passé cet argent ?
      Honnêtement encore, OUI ça vaut un article en une. Les turpitudes d’une élue, discréditent l’ensemble de la “profession”…et donc OUI il faut dénoncer, haut et fort. Merci donc à marsactu parce que la provence ne dénoncera rien.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Pour le coup on est dans une affaire privée, donc savoir où est passé l’argent n’a pas d’importance. Voilà un couple qui vit manifestement au dessus de ses moyens (même si ceux ci sont loin d’être négligeables) et qui se trouve aux abois. Bref, une banale histoire de surendettement qui dégénère en dispute entre “amis”. Ce n’est pas réservé aux plus modestes contrairement à ce que l’on pourrait croire… Il reste un point obscur qui doit intriguer le procureur dans cette affaire assez sordide : quelle contrepartie “l’escroque” a t’il espérée puisqu’il dit qu’il a “vu une opportunité pour lui” ?

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  9. Brallaisse Brallaisse

    Cher Félix , je vous trouve d’une compassion surprenante. à l’égard de ce type d’élu(e)s. Comportement étonnant dans le privé, comportement défaillant dans le public.
    D’ailleurs le me languis d’entendre ou plutôt de lire au sujet de S.CARREGA, notre ineffable PIERRE 12, chevalier servant de la présiente du département en question , qui a toujous la langue bien pendue à l’exeption .

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  10. MarsKaa MarsKaa

    Décidément, les élu.e.s LR locaux sont de sacrés ripoux. Y en a t-il un.e pour rattraper l’autre ? Et que fait donc la direction de ce parti intègre, qui se pense toujours le seul capable de gouverner à tous les échelons et qui fait perpétuellement des leçons de morale ?
    Ah oui, ils ont du boulot : éteindre les incendies balkany, fillon, et le brasier Sarkozy !

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  11. Mistral Mistral

    Un prêt de 52000€ contre un emploi pour le fiston, nous sommes bien à Marseille !
    Incapables de faire un prêt à leur nom les Carrega avec les 8500€ d’indemnités de Madame !!!

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  12. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Ce cher Felix WEYGANG pose la question “est-ce que c’est vraiment une information qui doit peser autant ? ” et en même temps il y répond à sa manière par la négative.

    Cependant Benoit Gilles dans son article a bien raison de mettre des guillemets quand il qualifie cette affaire d’ «affaire privée ». On voit bien entre les lignes le troc : « je te prête de l’argent » (c’est privé) avec l’espoir que “cela peut favoriser le recrutement de mon fils par une collectivité” (affaire publique et trafic d’influence sous-jacent). En outre l’abus de confiance privé est loin d’être un gage de probité publique et ne présage rien de bon pour la collectivité.

    Les élections au Conseil général sont proches et il est toujours bon de mieux connaître certaines des turpitudes de la bande Gaudin Vassal qui ne sont ici que la partie émergée et ici visible d’un ensemble beaucoup plus vaste et bien plus caché

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    • Brallaisse Brallaisse

      La divulgation de cette information est importante. Non pas pour le plaisir,mais simplement pour la nécessaire confirmation que le marigot de la gaudinie est bien le même dans la vassalie. Rien d’étonnant , le scénario est le même , les acteurs aussi et les intérêts avec.
      Alors Félix, j’espère que votre commentaire n’est pas un réflexe de caste mais plutôt un oubli inconsidéré.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Merci de rappeler que des élections sont proches. C’est l’occasion de mettre dehors cette pègre qui agit dans son propre intérêt plutôt que dans l’intérêt général.

      Mais si j’étais le parti “Les Républicains” (un gros sic), j’essaierais d’écarter tous ces tristes représentants faillis pour me refaire une image : il ne suffit pas d’une affiche représentant un•e candidat•e habillé•e de blanc sur fond azur pour effacer les turpitudes du passé.

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  13. Dark Vador Dark Vador

    Marsactu est d’abord et surtout un site régional d’infos. Donc, aucune raison qu’il ne fasse pas sa “une” sur ce dossier qui, rappelons le, est une triste affaire de grate-semelle mettant en cause (une nouvelle fois) un élu de l’ancienne (ouf!) municipalité. C’est à raison que Marsactu nous en informe et c’est très bien. D’ailleurs, comme le souligne un lecteur, nous n’avons pas fini d’entendre parler des exploits d’anciens élus (renouvelés pour certains à la métrople). Que de “une” en perspective! 😎

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  14. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    Si les électeurs du canton la remettent en selle, c’est a désespérer du genre humain

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  15. Brallaisse Brallaisse

    Cher 8e, je ne sais plus qui a dit” qu’aimer une personne pour son apparence, c’est comme aimer un livre pour sa reliure”. La vassalie c’est exactement cela ,on soigne l’emballage,pour le reste……….

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  16. demidi.aminuit demidi.aminuit

    Vice présidente du Département certes, mais il ne faut pas oublier qu’elle fut 12 années durant, la vice-présidente de ce pauvre CCAS de Marseille.
    Peut-on raisonnablement imaginer qu’elle fut plus honnête au CCAS qu’ailleurs?….je crains fort que non…d’autant qu’elle fut affublée sur la dernière ligne droite de son mandat, de Trouillet et Toussaint (née Gaudin), célèbre duo de fonctionnaires aussi malhonnêtes que malfaisants.
    Je pense sans prendre de gros risques, que ce cher Benoit GILLES pourrait trouver au CCAS un certain nombre d’illustrations des exploits de ce trio d’escrocs à la petite semaine sans classe et sans honneur.

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  17. demidi.aminuit demidi.aminuit

    En même temps on apprend que la caisse d’épargne met plus d’un mois pour encaisser les chèques…il s’agissait en fait probablement d’une lettre de change …inventée comme chacun sait au IVeme siècle avant J.C ( non pas Jean Claude, il ne peut pas avoir tout inventé non plus!!!)
    Désespérant comme argument…on voit bien là le niveau….

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    • Brallaisse Brallaisse

      Ce qui est effrayant dans cette ville, c’est cette vérole généralisée du système du service rendu,sur le dos de la collectivité. Où que nous grattions,les mêmes comportements.
      Heureusement la justice et non pas la République des juges,comme l’appelle cette clique de délinquants politiques est en train d’assumer sa fonction de contre pouvoir.
      Que le ménage soit fait ,vite.

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  18. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    @Julijo, Braillasse et Lecteur Electeur (et un peu à Benoît Gilles 🙂
    Je ne dis pas qu’il ne fallait pas en parler du tout, je dis qu’à mon avis cela vaut plutôt une Brève qu’un article de Une.
    Un type anonyme dit au public, via la presse, qu’un de ses copains lui a emprunté 52 000€, lui en a rendu seulement 24 et se fait tirer l’oreille pour lui rendre les 28 000 qui manquent…
    On ne donne une place à cette histoire que parce que le mauvais payeur est marié à une élue de droite et essaie, lui, de faire une ligne de défense politique en disant qu’on veut nuire à sa femme dans sa prochaine candidature…
    Quel est l’angle de l’investigation et sa mise en perspective dans des enjeux plus larges ?
    S’il n’y en a pas : c’est un fait divers dérisoire qui vaut une brève.
    S’il y en a un : d’accord, ça vaut une Une. Mais quel est-il ?
    P.S pour Braillasse : “réflexe de caste” ! avec ces gens ?!? Vraiment !!

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    • Brallaisse Brallaisse

      Reflexe de caste, oui avec les politiques en général ou alors votre mémoire fait défaut.
      Si la mienne est encore bonne, nous avons vécu un certain nombre d’auto amnistie votés par l’Assemblée Nationale concernant des propres élus.
      Après je ne vous connais pas ,donc je vous fais confiance,mais avouez des politiques pourris dans le privé ne sont jamais propres dans le public,et réciproquement d’ailleurs

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  19. Brallaisse Brallaisse

    Ses propres élus ,oups🤭

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  20. Brallaisse Brallaisse

    Excusez moi pour les fautes, je me dispute assez régulièrement avec mon smartphone à ce sujet

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  21. Pierre12 Pierre12

    Certains n’ont vraiment pas de figure, déjà emprunter de l’argent et ne pas le rendre, c’est honteux, et le faire quand on est élus, et que ça va nécessairement se savoir, pitoyable.

    Moi je me cacherais dans un trou de souris.

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