Lili Sohn raconte les mille histoires du Grand Domaine, immeuble atypique de la porte d’Aix
L'autrice de bande dessinée fait le récit singulier de son immeuble, le Grand Domaine, situé dans le centre de Marseille. De voisins en voisins, elle réussit à tresser petites et grandes histoires qui font la beauté fragile du vivre-ensemble.
L'autrice Lili Sohn dans un des couloirs du Grand domaine. (Photo : BG)
Assise à la table de la cuisine de Souple, le grand atelier partagé où elle travaille, Lili Sohn est à deux doigts de battre des mains et taper du pied d'excitation. Ce mercredi vient de paraître une nouvelle bande dessinée signée de sa plume. Titré Chroniques du Grand Domaine, l'ouvrage paru chez Delcourt raconte par le menu le lieu où elle vit et travaille et les humanités qui s'y croisent.
Les beaux volumes de l'atelier donnent un aperçu de la singularité de l'endroit : des jolis carreaux de terre cuite au sol, de longues poutres épaisses comme des mâts de navire au plafond, des tables réparties près des fenêtres et deux mezzanines où se nichent des créatrices (autrices, graphistes, plasticiennes), dont certaines ont rangé leur vélo dans l'entrée.
Ce n'est là qu'un petit bout d'une histoire universelle qui prend corps dans cet immeuble dont beaucoup de Marseillais ont un jour foulé les couloirs, pour une fête anthologique, un apéro dans un atelier ou une visite à une asso. Vu de la rue, le 23, boulevard des Dames n'accroche pas forcément le regard. Une belle façade beige avec œil de bœuf et fenêtres régulières. Un rez-de-chaussée avec parking, "service vidange" et l'atelier "cuirs et peaux" de la maison Varjan encadrent l'entrée à porte épaisse où est inscrit le nom du lieu.
Lili Sohn y pose les pieds pour la première fois "il y a sept ou huit ans". L'autrice débarque de Montréal o . . .
J’étais jeune et si ma mémoire est bonne il y avait dans les années 60/70 une « cantine » arménienne où l’on dégustait une cuisine familiale, une pure merveille. Un véritable voyage au pays du mont Ararat.
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Merci, très chouette article !
J’étais par là au moment de l’expulsion du pasteur de la Cimade,
Il y avait beaucoup de chaleur humaine, et je suis bien contente de savoir que ça con
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Ça a coupé. .
bien contente de savoir que ça continue !
Merci Marsactu
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oui, merci Marsactu pour cet article qui redonne foi en la sociabilité marseillaise multiculturelle.
Quelques faits supplémentaires sur le Grand Domaine :
à sa construction, il aurait été décidé que les marches d’escaliers seraient suffisamment basses et suffisamment larges pour que des ânes puissent les gravir avec leur chargement ( déjà sur leur dos depuis la zone portuaire).
Longtemps après, dans les années 1970, certains groupes d’extrème-gauche auraient eu leur grand local dans ce Grand Domaine.
Puis dans les années 1980, ce furent certaines radios associatives, notamment Radio Provisoire ( qui deviendra ensuite Radio Galère )
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La vie mode d’emploi en somme
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