Malgré une décision de justice, RTE traine des pieds pour réintégrer un salarié handicapé
En juin dernier, Marsactu révélait que la filiale d'EDF avait été condamnée en appel à réintégrer un salarié marseillais en situation de handicap après un licenciement jugé discriminatoire. Plusieurs mois après, le technicien est rémunéré, mais sans affectation ni activité. L'entreprise s'est pourvue en cassation.
Un des bâtiments de RTE à Marseille, dans le 8e arrondissement. (Photo : Google street view)
Ce devait être la fin d’un combat de cinq ans pour Martin Serre. Le 26 mai dernier, il pensait pouvoir retourner dans l’entreprise qui l'embauchait depuis 2017, RTE, après un parcours du combattant pour contester en justice son licenciement pour inaptitude en raison de son handicap. En effet, en 2018, après un diagnostic le reconnaissant comme dyslexique et dysorthographique, en plus de problèmes d'audition déjà connus, son employeur avait mis fin à son contrat. Mais près d’un an après cette victoire judiciaire, il n'a toujours pas repris le travail au sein de la filiale d’EDF chargée du transport d’électricité.
Pourtant, son employeur lui avait envoyé une lettre indiquant qu'il avait pris connaissance de l’arrêt de la cour d’appel d'Aix-en-Provence et l'informant de sa réintégration à son ancien poste de technicien maintenance de données. Mais depuis lors, Martin Serre est dispensé d’activité. Comprendre : RTE l'a réintégré et le rémunère par conséquent, mais ne semble pas avoir prévu de le faire travailler.
Comme l’indiquait ce courrier, signé par le directeur des ressources humaines de proximité de Marseille, RTE a enclenché la procédure de reclassement du technicien. Soit, lui trouver un poste conforme à l’avis du médecin inspecteur du travail, validé par l’ordonnance des prud’hommes de Marseille, le 27 mai 2019. Celle-ci recommandait "un poste . . .
C’est quand même vraiment de la mauvaise volonté de la part de l’employeur, car le handicap ici n’est pas majeur au point d’empêcher d’accomplir des tâches, les adaptations nécessaires ne sont pas insurmontables,
sur quoi se base donc l’employeur pour qualifier l’inaptitude ?
Il y a une méconnaissance totale de ce qu’est la dyslexie et la dysorthographie, depuis l’école jusqu’aux entreprises, une petite formation de tous serait bienvenue.
Proposer à ce technicien dyslexique et dysorthographique un poste de secrétariat montre à quel point l’entreprise est à côté de la plaque. A moins de vouloir mettre volontairement en difficulté l’employé.
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