Saint-Mauront, un quartier pris dans les secousses du trafic
Rivalité entre deux clans, départ des salariés d'Orange, pilonnage policier... De Félix Pyat à la butte Saint-Mauront, récit du quotidien des habitants, au milieu du "dernier" conflit actif lié au narcotrafic.
Le point de deal de Félix Pyat est le plus actif du 3e arrondissement. (Photo : CMB)
À la sortie du métro National, ce mardi 2 mars, une quarantaine de personnes entourées de drapeaux CGT s'agglutinent devant le siège d'Orange. "Il y a beaucoup de discours politiques qui disent que Saint-Mauront, c'est Beyrouth. Nous, la CGT, on est contre la stigmatisation des quartiers populaires !", clame au micro le délégué syndical Olivier Neri. Dans son dos, une banderole : "Les idées d’extrême droite ne sont jamais du côté des travailleurs". Depuis cet automne, les centaines de salariés initialement regroupés sur le site sont en télétravail forcé. L'affaire a pris une autre tournure lorsque, au début de l'année, des impacts de balle sont découverts logés dans la façade et une vitre. Depuis, c'est la fermeture définitive du site marseillais de l'opérateur de téléphonie qui se profile. Une "instrumentalisation" totale, pour la CGT, qui accuse les autres syndicats d'avoir agité l'épouvantail sécuritaire. Le tout, et c'est inédit, orchestré par un réseau de narcotrafic.
Il faut remonter au mois de novembre, alors que le troisième arrondissement de Marseille est le théâtre d'un des derniers conflits "actifs" opposant deux clans de narcotrafiquants, et qu'une rixe éclate sur le trottoir à proximité d'Orange. À l'époque, la CFE-CGC, syndicat majoritaire, alerte le ministère de l'Intérieur sur cet "affrontement entre deux bandes rivales" qui mettrait en péril les salariés du site. "Alors qu'on parlait d'une bagarre après un vol de trottinettes !", s'émeuvent ce mardi plusieurs salariés aux côtés de la CGT. À l'époque déjà, la préfecture de police tempère. Et précise que "les premières vérifications ne permettent pas d'étayer la thèse" avancée par le syndicat majoritaire.
Cela n'empêche que la guerre de territoire que se livrent deux clans à quelques centaines de mètres de là est de notoriété publique. Et depuis des années. À l'automne 2024, Marsactu racontait comment la petite cité du Moulin de Mai, nichée dans une impasse sur la rue Loubon dans le même arrondissement, s'était retrouvée pivot du conflit. Cette année, les tensions du quartier se concentrent sur trois sites : Félix Pyat, la rue du Jet-d'eau et la tour Bel Horizon. "Depuis 2023, on le sait,
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Toujours l’art consommé de la (non-)communication de la RTM à ses usagers : ne rien dire, ou dire n’importe quoi. Après tout, les bus, c’est pour les pauvres, ils n’ont qu’à se démerder.
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Depuis la destruction du noyau villageois St Mauront dans les années 60 pour y faire passer le pont de l’autoroute nord jusqu’à St Charles, le quartier a globalement tout vu, tout vécu, tout subi. Était prévu également un bassin de rétention mais tjs rien… Même le curé qui s’occupait un peu trop des enfants (blacks et beurs) a été viré, pas assez lisse, trop engagé dans la solidarité.
St Mauront, le quartier le plus pauvre d’Europe. Sauf pour les narcos.
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Merci pour ce reportage de terrain. C’est important et intéressant de recueillir la parole des habitants et des travailleurs.
La situation n’est pas très claire, pas sécurisée, mais loin des discours affolants autour de la fermeture des bureaux d’Orange.
Je me demande comment se repartit le travail entre police municipale et police nationale. Les policiers municipaux ne peuvent pas intervenir quand « ça tire », cela relève en effet du préfet/police nationale…
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Intéressant … mais cela ressemble à une sorte de routine, de banalisation du narcotrafic et de la désocialisation d’une partie de ces jeunes qui collaborent à ces réseaux sans même connaitre les commanditaires. On regarde, on voit, des jeunes meurent et rien jusqu’au prochain article ou la prochaine déclaration du prefet, d’un procureur voire d’un ministre. Mais au font que les » Boss » planqués à Dubaï maintenant que le pays est bombardé !
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Merci @Clara pour ce reportage qui permet d’y voir plus clair sur pas mal de situations restées floues dans le quartier, dont celle bien sûr de la fermeture d’Orange, immédiatement récupérée par la droite qui est partie en live sur le sujet sans en savoir grand chose… What else…
Pour mémoire à la racine de toute cette histoire il y a quelques syndicats mécontents que Orange ait vendu ce qui devait devenir son siège rénové bd Charles Nédelec, entre la Porte d’Aix et la gare St Charles. N’oublions pas d’aller demander aux salariés de l’ARS Paca s’ils y ont trouvé le calme et la félicité une fois qu’ils y seront installés.
https://mesinfos.fr/13000-marseille/marseille-l-ars-de-m-square-a-newdelec-234932.html
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