Le candidat de la liste Marseille Écologie renonce à un soutien, parti avec l’extrême droite à Nice
C’est un ralliement politique, dans une ville hors Bouches-du-Rhône, qui crée des remous jusqu’à Marseille. Jean-Marc Governatori, ancien candidat aux élections régionales Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2021 et président du parti L’Écologie au centre, a rejoint la liste d’Éric Ciotti — le candidat UDR, allié du Rassemblement national — pour les municipales à Nice, comme rapporté par la presse ce lundi 9 février. Jean-Marc Governatori et son parti soutenaient cependant Victor-Hugo Espinosa, adjoint à la mairie des 15e et 16e arrondissements, et candidat via une liste écologiste indépendante pour être maire de Marseille.
Victor-Hugo Espinosa a réagi à cette annonce dans un communiqué envoyé à la presse ce mardi 10 février pour exprimer “[son] choc et [son] profond sentiment de trahison face à cette décision”. “Nous poursuivrons notre combat sans le soutien financier d’Écologie au Centre, qui s’inscrit désormais dans une trajectoire que nous considérons comme incompatible avec les valeurs écologistes, sociales et démocratiques que nous défendons”, annonce le tête de la liste Marseille-Écologie. Il pose : “Il n’y aura jamais d’alliance avec l’extrême droite ni avec la droite extrême.” Auprès de Marsactu, Victor-Hugo Espinosa ajoute : “On espère pouvoir aller au bout. On trouvera d’autres moyens et ressources financières pour la campagne.”
Commentaires
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Governatori. Encore un grand homme politique, fidèle à ses valeurs, ses convictions et tout le bastringue qui va avec. Pfffff… A dégager, vite !
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Mais naaan, un centriste “ni de droite ni de gauche” qui finit par se rallier au pire de la droite… Du jamais vu !
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L’écologie d’extrême-droite, ça existe, il suffit de lire le programme du RN. Elle n’est qu’un prétexte pour justifier les fondamentaux habituels de ce bord politique : xénophobie, climato-négationnisme…
Au moins, Governatori, dont l’extrême-centrisme insaisissable était un prétexte pour se vendre au plus offrant, nous dit-il clairement qui il est au fond : un supplétif de l’extrême-droite.
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