Ravier jugé pour diffamation raciale : « je ne fais que réaffirmer ma position sur le sujet »
Le sénateur comparaissait ce vendredi pour des propos tenus en 2022 sur le réseau social Twitter. Il y accusait l'immigration de "tuer la jeunesse de France".
Stéphane Ravier devant le palais de justice de Marseille le 12 mai 2023. (Photo : Ilies Hagoug)
"L’immigration tue la jeunesse de France." Cette phrase, Stéphane Ravier, la tweete le 11 juillet 2021, après le meurtre en banlieue parisienne de Théo, 18 ans, par un homme de nationalité sénégalaise. Une nouvelle fois, le sénateur et conseiller municipal Reconquête de Marseille est à la barre du tribunal correctionnel pour s’expliquer sur ses propos.
L'enquête avait été ouverte par le parquet après un signalement de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), qui dénonçait l’association entre un fait-divers meurtrier et l’immigration. Une formulation qui pourrait cocher les cases du délit de diffamation* à raison de l’origine, de l’appartenance ou de la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, et pour laquelle il risque jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende.
Mais ce vendredi, Stéphane Ravier arrive assez tranquillement au palais de justice. Il se dit "étonné" de devoir répondre devant la justice, tant, pour lui, la phrase ne pose pas de problème. Que ce soit durant son audition par les services de police, lorsqu’il est interrogé par Marsactu ou devant la présidente du tribunal, il n’en démord pas : "Je dénonce la politique d’immigration, pas l’ensemble des étrangers, ou des migrants, vous appelez ça comme vous voulez."
Si mon mouvement politique était raciste, il serait interdit.
Stéphane Ravier
"J’ai un cœur, contrairement à ce que certains croient, et par exemple lorsqu'il y a le drame de la rue d’Aubagne, je n’ai pas cherché à savoir si les victimes étaient françaises ou pas”, jure-t-il. Si Stéphane Ravier a déjà fait face . . .
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Maître Lhote a le droit à l’insulte (“Lanceur d’alerte de pacotille”, “charognard de l’actualité”, “boutiquier de l’immonde”) et un Elu n’a pas le droit d’exprimer une opinion ?
J’avoue que je ne partage pas les idées de Monsieur Ravier. Par contre, qu’est ce j’aime la liberté d’expression !
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Exprimer son racisme ne relève pas de la liberté d’opinion, c’est un délit. Dura lex, sed lex. Les propos de Maitre Lhote ont été tenus dans le tribunal (et non sanctionnés par le président du tribunal) et non sur un réseau social.
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« La communauté immigrée » je ne sais pas ce que c’est.
« L’immigration tue », je ne comprends pas de qui on parle : mes grands parents italiens ? Mes amis russes et polonais ? Le copain ukrainien et la copine d’origine chilienne de ma fille ? Les parents commoriens de mon infirmière ?
Les racistes xenophobes sont des cretins. Ils ne veulent pas savoir les faits, ce sont des ideologues. Qui s’amusent. Avec la vie des autres.
L’avocat a de jolis mots « charognard de l’actualité”, “boutiquier de l’immonde”. Moi j’aurais juste prononcé une insulte… (mais je ne suis pas avocat).
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