Avec ou sans huile de palme, la raffinerie Total La Mède toujours contestée en justice
Pour la deuxième fois en moins de deux ans, Total Energies se retrouve opposé aux associations environnementales devant la justice. Ces dernières contestent l'autorisation d'exploitation délivrée à l'industriel pour la bioraffinerie de La Mède. Qu'elle tourne à l'huile de palme ou avec des substituts.
Le site Total de la Mède, à Châteauneuf-les-Martigues. (Photo : Emilio Guzman)
Il y a un peu plus d'un an, ils avaient déjà exposé leurs arguments devant la justice. Les avocats de Total Energies, gérant de la raffinerie de La Mède, et ceux de plusieurs associations environnementales*, se sont de nouveau retrouvés ce jeudi, sur les bancs du tribunal administratif de Marseille. Comme le 12 mars 2021, les échanges ont porté sur l'autorisation d'exploitation de cette installation située entre les communes de Martigues et Châteauneuf-les-Martigues, et qui a entrepris en 2018 une reconversion. Délaissant le pétrole brut, Total Energies tente ici de se tourner vers les "biocarburants", au premier rang desquels, l'huile de palme.
L'encadrement de cette production est-il suffisant ? Surtout, l'étude d'impact environnemental fournie par l'industriel est-elle assez transparente ? Lors de la première bataille judiciaire, l'année dernière, les associations de défense de l'environnement répondaient par la négative. Suivies par le tribunal, elles avaient obtenu non pas l'annulation pure et . . .
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