Pour accueillir les gens du voyage, la métropole choisit une ancienne casse sous l’autoroute
Très en retard sur le nombre d'aires d'accueil des gens du voyage dont elle dispose, la métropole Aix-Marseille-Provence vient de relancer un projet à La Ciotat. Comme souvent, le terrain choisi est très excentré et en proie à de nombreuses nuisances. L'aire ne devrait pas ouvrir avant 2026.
Le site choisi comportait de nombreux points dénoncés par les associations de gens du voyage. (Photo : Loeiza Alle)
C'est un trou de verdure où sifflent une voie ferrée, une autoroute et une départementale. Les herbes y sont folles, séchées par le soleil de juillet. Elles envahissent l'ancienne carrière de granulats, coiffée de pins et bordée d'imposantes falaises, dont certains éboulis sont retenus par de fins grillages. Çà et là, un bidon rouillé, un morceau de carcasse de voiture, un vieux pneu, seuls témoins du passé de casse automobile du lieu. À l'entrée, le portail métallique est couvert de larges panneaux, qui annoncent une tout autre ambition : ce sera une aire d'accueil pour les gens du voyage. Ici, au vallon de la Forge, au milieu des bois, à 50 mètres du parc national des Calanques et au bord de la route entre Cassis et La Ciotat.
Des craintes de pollution
Sur les panneaux, le temps a effacé les détails du projet. Il faut dire que celui-ci fêtera bientôt ses vingt ans. Remisé dans les cartons plusieurs années durant, il vient d'être relancé. Mais aujourd'hui comme hier, l'emplacement choisi ne satisfait pas du tout les associations représentant les gens du voyage. L'ancienne activité de casse automobile, notamment, fait craindre la présence de polluants dans le sol. Autre source d'inquiétude : les nuisances sonores occasionnées par la proximité immédiate avec le trafic routier et ferroviaire. La carrière se situe en effet à quelques mètres du péage de La Ciotat, de la départementale 559 et de la voie ferrée.
"À l’époque, nous avions déjà alert . . .
Le but est bien « qu’ils aillent plus loin », une façon pour une municipalité de se « débarrasser » du « problème »…
Rien n’est fait pour qu’ils soient intégrés à la vie de la commune, on les tient à l’écart, mais on va leur reprocher « de ne pas s’intégrer »…
On ne les traite pas comme des citoyens du pays. On les sépare de la communauté nationale.
Sous prétexte qu’ils ont un mode de vie nomade, non conventionnel.
Les sédentaires sont ils mieux acceptés ??
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Les photos du lieu où l’on veut reléguer ces êtres humains, vallon encaissé entre des falaises de pierre, me rappellent la Vallée des Lépreux à la fin de Ben Cyr. Coïncidence ?
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6 millions d’euros pour satisfaire l’hostilité des riverains et peut-être électeurs!!!! La démagogie n’a pas de prix à la Métropole ?
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J’apprécie la référence à Rimbaud 🙂
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