Gaudin, bien assis sur son trône
Avec sa très probable accession à la présidence de la métropole, Jean-Claude Gaudin qui a vu son camp rafler en un an la mairie de Marseille, remporter les sénatoriales et conquérir le département apparaît plus puissant qu'il n'a jamais été. (Article réalisé en partenariat avec le Ravi qui l'a publié dans son numéro de juin 2015)
À quoi reconnaît-on un baron ? À sa légende ou à son histoire ? La légende dit que Gaudin a tout gagné, l’histoire que c’est une longue construction faite de défaites qui l’a mené à poser un leadership incontestable sur la droite locale. Aujourd’hui - histoire ou légende - ses proches n’hésitent pas à manier l’image d’un seigneur et de ses vassaux.« Pour l’élection à la présidence de la métropole, ce sont les 92 maires qui vont venir le voir un genou à terre pour lui demander d’être « le » candidat à la métropole », lance l’un d’eux.
Cette élection à la tête de la future métropole Aix-Marseille Provence est l’obsession du moment pour Jean-Claude Gaudin. La nouvelle intercommunalité sera lancée début 2016 pour regrouper notamment les villes d’Aix, Aubagne, Fos, Istres, Martigues et Marseille. Son président pourra jouir d’un budget important et de prérogatives étendues. Alors forcément, Jean-Claude Gaudin y jette un œil attentif. Au Sénat, il a fait attention à la modeler à sa main pour ne pas trop froisser les maires des Bouches-du-Rhône, qui aux dernières sénatoriales lui ont fait défaut pour se réfugier dans les bras d’un Jean-Noël Guérini, vent debout et chéquier ouvert contre cette réforme territoriale.
Ces derniers mois, le maire répète, en privé comme en public, qu’il n’est pas candidat. Tout en prenant donc soin de ne jamais fermer la porte. À 75 ans, l’homme a encore de l’appétit et poursuit un marathon électoral entamé lors des municipales 2014, suivi des sénatoriales, des départementales sans oublier la métropole et les régionales à venir. À chaque fois, Gaudin et sa garde rapprochée ont leur mot à redire sur le candidat. Et même plus que ça. « Si un candidat n’a pas le soutien du maire de Marseille, c’est sûr que ça sera beaucoup plus compliqué pour lui », souffle la sénatrice et fille de la maire d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains, pourtant peu encline à voir un Marseillais coiffer la nouvelle collectivité.
Gaudin tranche... des têtes
Ce Marseillais pourrait aussi bien être Guy Teissier, candidat déclaré au poste. L’actuel président de la communauté urbaine de Marseille a gagné cette première fonction exécutive avec la bénédiction du très pieux Gaudin en 2014. Cette fonction . . .
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Encire une fois, comme Mitterrand ou Deferre, on voit que ce ays a de grands politiques. Pour prendre, conserver et organiser e travail. On se fatigue en travail politique, mais on n’a aucun vision, aucun ambition, aucune idée, aucun courage pour construire un avenir meilleur pour le territoire et de ses habitants.
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