Élus et policiers municipaux plébiscitent les caméras portatives qui ne filment jamais

Enquête
le 18 Avr 2019
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Les caméras vissées à la poitrine des policiers municipaux viennent d'être pérennisées par la loi et reviennent à Marseille et dans 12 autres communes du département. Une expérimentation pendant huit mois a pourtant débouché sur un nombre d'utilisation très limité. Enquête en partenariat avec la lettre spécialisée le Panier à salades.

Le maire passe en revue les effectifs de la police municipale, le 28 janvier 2016. Photo : BG.
Le maire passe en revue les effectifs de la police municipale, le 28 janvier 2016. Photo : BG.

Le maire passe en revue les effectifs de la police municipale, le 28 janvier 2016. Photo : BG.

Les policiers municipaux de Marseille, de Venelles ou encore de Saint-Martin-de-Crau vont pouvoir redevenir vidéastes. Le 16 avril, le préfet de police des Bouches-du-Rhône a officiellement autorisé les maires de ces communes à équiper leurs agents de caméras-piétons, ces petites caméras que les agents portent sur le torse. Après avoir averti les personnes susceptibles d’être filmées, les policiers municipaux pourront déclencher ces appareils afin d'enregistrer d’éventuels outrages ou comportements déplacés.

Cette possibilité gravée dans la loi à l’été 2018 vient d’être rendu concrète par un décret qui a ouvert la voie à ces demandes d’autorisation. Pour treize communes des Bouches-du-Rhône (Marseille, Aix, La Ciotat, Barbentane, Venelles, Orgon, Grans, Châteaurenard, Saint-Martin-de Crau, Meyrargues, Saint-Rémy-de Provence, La Roque-d’Anthéron et Gignac-la-Nerthe), il ne s’agira pas d’une première. Elles ont déjà pu l’an dernier participer à une expérimentation du dispositif qui a servi de base de réflexion au Parlement. Marsactu a pu éplucher leurs retours d'expériences, obtenues grâce à la lettre spécialisée Le panier à salades (voir encadré ci-dessus). Ces chiffres dévoilent un dispositif vanté pour ses vertus préventives mais rarement utilisé.

Cette enquête a été réalisée avec la newsletter spécialisée le Panier à salades en partenariat plusieurs autres médias locaux en France dont Nice-Matin, Le Parisien, Le Télégramme, La Montagne, la Voix du Nord, la République du Centre et Sud-Ouest . Toutes les informations sur ce projet sont à retrouver ici.

Entre septembre 2017 et juin 2018, les treize communes de Bouches-du-Rhône . . .

Marie Dédéban
Jean-Marie Leforestier
Journaliste | jm.leforestier@marsactu.fr

Commentaires

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4 commentaires


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  1. jean-marie MEMIN

    1) Et si nous équipions les  »Forces de sécurité » B.A.C. ,C.R.S. ,Gendarmerie et autres de ces même caméras  »Comme ils savent qu’ils sont filmés, les agents sont davantage dans la maîtrise. » .Dont acte…
    2) »L’objectif reste de doter les Marseillaises et les Marseillais de politiques de sécurité qui les rassurent au quotidien.” dit l’adjointe à la sécurité du maire de Marseille Caroline Pozmentier. Bien. Mais face aux interpellations parfois musclées que je constate depuis que je vais dans l’hypercentre de Marseille au quotidien je ne me sens pas  »rassuré » surtout après les exactions dénoncées par L’O.N.U. et le défenseur des droits. Mais bon…Les caméras de surveillance, la police municipale, la police nationale, la gendarmerie, les C.R.S., la B.A.C., les militaires de  »sentinelle » et ce que je ne connais pas, Marseille va devenir une ville de plus en plus sure. Non? Ne s’agirait-il pas d’une lente dérive vers une société de surveillance…dénoncée en son temps par M. Foucauld? Non?

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  2. Tarama

    Les élus mentent, même contre les chiffres officiels.

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  3. Zumbi

    Cela va continuer, comme les tablettes dans les collèges : tous les bilans montrent que ça ne sert à peu près à rien au regard des sommes investies, mais la religion de la « technologie » (comme s’il n’y en avait qu’une, l’informatique) couplée à de juteux marchés captifs et aux petits arrangements qu’ils permettent…
    Si par exemple on mettait des flics pour fluidifier la circulation lorsqu’il y a des chantiers en ville, comme ça se fait partout sauf chez nous, ça économiserait des sommes considérables en carburant, en dépenses de santé et j’en passe… mais c’est pas techno tout ça.

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