Les prémices d'un "plan d'action pour la Méditerranée"
Les prémices d'un "plan d'action pour la Méditerranée"
Que pensez-vous de la "mise en oeuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin" (DCSMM) ? C'est la question que pose depuis lundi, et pour 3 mois, le ministère du développement durable. Bon d'accord, le nom ne fait pas rêver... Il s'agit en fait d'inviter le public à donner son avis sur les premiers pas visant à atteindre en 2020 - engagement européen oblige - un "bon état écologique du milieu marin", dont la Méditerranée. C'est déjà plus intéressant.
Le courageux citoyen qui souhaite aller au bout des 22 questions devra cependant ingurgiter les 116 pages de trois documents. Les sept premières questions commencent en douceur, servant simplement à caractériser votre profil. "Nous allons maintenant vous poser des questions sur l’évaluation initiale des eaux marines", annonce la huitième, qui invite donc à consulter le résumé de ladite évaluation.
Artificialisation, rejets en mer et chalutage
Et c'est parti pour 52 pages présentant les caractéristiques physiques (courants, profondeurs etc.), chimiques, les habitats, les espèces, puis les pressions que ces milieux subissent, et enfin un tour d'horizon des activités dépendant de la mer et des impact - monétaires ou non - de la dégradation de l'environnement marin. Ouf. Après quoi, l'internaute est invité à indiquer s'il "partage ce diagnostic" (selon les formules consacrées, "oui, tout à fait - oui, plutôt - non, plutôt pas - non, pas du tout"). Et, plus qualitativement, à noter entre 1 et 3 quelles sont selon lui les pressions les plus importantes sur la Méditerranée : physique (destruction d'habitats, déchets...), chimiques ou . . .
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