Les révolutions vues par les profs d'arabe de l'université de Provence
Les révolutions vues par les profs d'arabe de l'université de Provence
Ils enseignent la grammaire arabe, la poésie anté-islamique ou les califats à Aix-en-Provence. Tous ont vécu dans le monde arabe et sont en contact réguliers avec ses habitants. Lundi, les profs du département des études moyen-orientales de l’université de Provence sont sortis de leurs cours, pour discuter avec leurs étudiants et quelques curieux sur les révolutions en Tunisie et en Egypte, les manifestations en Syrie ou encore à Bahreïn. « Pour nous, il y aura un avant et un après 2010. On enseignera différemment la presse, l’histoire et même la langue. Nous avons aussi devant nous 10 ans de travail pour relire ces événements à la lumière de la sociologie, de l’histoire. C’est aussi un coup de projecteur sur des études arabes au moment où elles se portent très mal, avec un Capes pas ouvert et seulement trois places d’aggrégation, j’espère que cela ouvrira l’intérêt de nos dirigeants, mais aussi des étudiants« , a lancé Frédéric Imbert, prof de langue qui a enseigné au Caire.
L’insulte du jasmin
Pendant un peu plus de deux heures, ils ont en tout cas offert un regard critique sur le traitement de ces événements et sur la posture des « experts » que les médias font fleurir, préférant se borner à proposer « des axes de réflexion », a précisé Fréd . . .
Voilà un démenti cinglant aux gugusses d’extrême-droite et d’extrême-gauche qui ont prétendu ne voir dans les révolutions arabes que la main cachée de la CIA.
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