La mission gouvernementale qui réfléchit à faire éclater la métropole Aix-Marseille-Provence

Décryptage
le 6 Nov 2026
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Chargés par le Premier ministre Sébastien Lecornu de trouver des solutions à la crise métropolitaine, Dominique Bussereau et Jean-François Debat étudient sérieusement l'hypothèse d'une scission des 92 communes qui composent l'institution, dix ans après sa création dans la douleur.

Benoît Payan, Nicolas Isnard et Sophie Joissains. (Photos : EG, ML, CMB / Collage : CC)
Benoît Payan, Nicolas Isnard et Sophie Joissains. (Photos : EG, ML, CMB / Collage : CC)

Benoît Payan, Nicolas Isnard et Sophie Joissains. (Photos : EG, ML, CMB / Collage : CC)

Dans le milieu, on appelle ça “l'Aixit”. À l'image du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, ce terme désigne la scission de la métropole Aix-Marseille-Provence, avec la création d'une métropole autonome autour d'Aix-en-Provence. Chez les Joissains, Maryse puis Sophie, successivement maires de la deuxième ville des Bouches-du-Rhône, on le professe depuis la fusion forcée de 2016.

Cette idée n'avait jamais vraiment dépassé le doux rêve, tant la priorité pour l'État était d'assurer une politique des transports, de l'économie et du logement à l'échelle du bassin de vie réel, et une solidarité territoriale plutôt qu'une concurrence entre Aix et Marseille. En 2022, la loi dite 3DS avait même mis la dernière main à ce processus, en supprimant les “conseils de territoire”, vestiges des six anciennes intercommunalités fusionnées, qui conservaient un rôle important dans les politiques locales.

Un premier rendez-vous il y a un mois

Mais, face à la crise traversée par l'institution, dont le dixi . . .

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Julien Vinzent
Journaliste.

Commentaires

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3 commentaires


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  1. micheloc

    Super papier qui pose clairement problèmes et enjeux 👏. Sur le fond, l’initiative de Le Cornu n’est pas idiote, il faut bien sortir de cette situation, et reconnaître que le lien entre collectivités ne peut être contraint. La création de la Communauté Urbaine avait été créée, dans le temps, parce que l’État avait mis dans le berceau une somme très attractive, alors que l’État macronien a, lui, ôté aux collectivités locales leurs moyens fiscaux pour leur reverser une dotation qu’il contrôle en empêchant les locaux de prendre réellement des décisions.

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    • Massilia fai avans

      Au vu du clientelisme largement documenté qui sévit dans notre région, je ne suis pas sûr que l’argument des décisions prises localement soit pertinent.
      Par ailleurs, le lien entre les communes de ce territoire se voit tous les matins sur les autoroutes: les gens habitent, travaillent, ont des loisirs dans des endroits différents. Oganiser le territoire en fonction des egos des élus et non pas en fonction des besoins des gens est la pire des politiques publiques

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  2. didier L

    Mauvaise gestion, flechage discutable, clientélisme, absence de vision globale, petits barons qui s’accrochent à leurs privilèges sont soucis de l’intérêt général (celui de l’ensemble du territoire ) leadership défaillants, rivalités politiques à la fois profondes et stériles et j’en passe … avec ce cocktail comment voulez-vous que ça marche ?
    Il manque à ce territoire un ou des femmes et hommes politiques d’envergure, créatifs, ayant une vision pour les décennies à venir etc … qui voit plus loin que le bout de leur mandat et des salades politiciennes, on peut toujours en rêver !

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