Frais de justice de Julien Ruas : des associations critiquent toujours la Ville de Marseille
Julien Ruas et son avocat Benjamin Mathieu. (Photo : Mahault de Fontainieu)
Le montant des frais de protection fonctionnelle de Julien Ruas dans les procès du drame de la rue d’Aubagne n’en finit pas de créer la polémique entre des associations de lutte contre le mal-logement, le Collectif du 5-Novembre en tête, et la Ville de Marseille. Après l’annonce de Benoît Payan, son maire divers gauche, d’un coup de rabot et d’un plafonnement des 365 000 euros frais de justice de l’ancien adjoint délégué à la sécurité civile de Jean-Claude Gaudin, condamné en première instance, les associations estiment que la municipalité dirigée par le Printemps marseillais aurait dû aller plus loin.
Dans un nouveau communiqué publié le 3 novembre, elles dénoncent autant l’absence des montants précis demandés pour sa défense par l’ancien élu que ceux réévalués par la Ville dans le courrier de Benoît Payan adressé aux parties civiles. Elles estiment également que la mairie aurait pu mieux encadrer les montants engagés, voire refuser, en s’appuyant sur une décision du Conseil d’État de 2016, les moyens demandés par Julien Ruas. Et de rappeler : « Cela nous semble très loin de l’équité de traitement attendue, si l’on compare les sommes versées à celles de l’aide juridictionnelle octroyée aux parties civiles (6 500 euros moyens de frais d’avocat octroyés par le tribunal). »

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