Drame de la rue d’Aubagne : le risque d’un procès en appel vidé de sa portée politique
En faisant appel de la peine infligée à Julien Ruas en première instance, le parquet de Marseille n'a pas retenu trois des quatre manquements initialement reprochés à l'ancien élu. Cela prive le procès en appel d'une large part de sa portée politique sur la gestion de la lutte contre l'habitat indigne par l'ancienne municipalité.
Et soudain, après une longue journée consacrée aux disputes procédurales des demandes d'annulation, mardi 3 novembre, le président de la cour d'appel, Fabrice Naudé, appelle à la barre les différents prévenus pour une forme de “droit de réponse” aux condamnations de la première instance. Ils se succèdent tous à la barre pour exprimer ce qui s'apparente à une réplique en négatif de la formule utilisée par le procureur Bessone lors des réquisitions de première instance, comparant les prévenus aux meurtriers du Crime de l'Orient-Express, d'Agatha Christie. Dans le roman, tous ont frappé la victime d'un coup de couteau. En appel, ils sont tous innocents.
Le premier à parler, Xavier Cachard, veut se laver de l'affront du mépris et de la cupidité qui lui colle à la peau. « La mort, je sais ce que c'est, j'ai perdu mes parents très tôt, un compagnon, des proches. » Il se défend également de toute cupidité et de la moindre « action positive » dans la gestion de fait de la . . .
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