À Marseille, une soirée d’Halloween post-manifestation hantée par des violences policières

Enquête
le 4 Nov 2026
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Ce samedi 31 octobre, la manifestation contre la vie chère à Marseille s'est terminée dans le gaz lacrymogène et les charges de CRS dans le quartier de la Plaine. Depuis, les témoignages de violences policières se multiplient. Selon nos informations, au moins quatre ont ou vont donner lieu à des plaintes. La police des polices a été saisie.

Les blessures au visage et à la hanche de Linda, ainsi que son masque ensanglanté, et une radio de la fracture à l'avant-bras de Violaine.
Les blessures au visage et à la hanche de Linda, ainsi que son masque ensanglanté, et une radio de la fracture à l'avant-bras de Violaine.

Les blessures au visage et à la hanche de Linda, ainsi que son masque ensanglanté, et une radio de la fracture à l'avant-bras de Violaine.

Les images sont choquantes, les histoires, glaçantes. Depuis plusieurs jours, les témoignages de personnes affirmant avoir été victimes de violences policières en marge de la manifestation du 31 octobre, à Marseille, se multiplient. Sur les réseaux sociaux ou contactées directement par Marsactu, plusieurs hommes et femmes font état de charges de CRS qui ont mal tourné, une fois la nuit tombée, sur ou à proximité de la place Jean-Jaurès, que tout le monde ici appelle la Plaine. Durant tout l’après-midi, les forces de l'ordre ont régulièrement bloqué les cortèges pour qu’ils évitent le centre-ville, avec parfois des confrontations directes avec les manifestants. Mais, en fin de journée, elles ont laissé les différents défilés se rejoindre sur ce point névralgique de Marseille, au croisement des 1ᵉʳ, 5ᵉ et 6ᵉ arrondissements. Et s’y retrouver dans une ambiance festive, dans un premier temps.

« Il y a eu plusieurs appels à se rassembler à la Plaine pour fêter Halloween », raconte l'une des personnes contactées par Marsactu, présente sur les lieux ce soir-là. Comme la manifestation un peu plus tôt, les rassemblements ont été interdits la veille par le préfet des Bouches-du-Rhône. Son arrêté, qui découle des directives du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, s'applique du vendredi 30 octobre, 18 heures, au lundi 2 novembre, cinq heures du matin. Pas de quoi annihiler la mobilisation marseillaise. Vers 18 heures, un feu de poubelle est allumé sur la Plaine. Et, comme à la fin du carnaval éponyme qui s'y tient en mars, les manifestants dansent autour de leur caramantran. Cette fois-ci, la fête tourne au chaos.

« Le CRS était grand, et a pris de l'élan »

Il est un peu plus de 18 heures quand les forces de l’ordre chargent et noient la place sous les lacrymogènes. « Il faisait nuit, la plupart des terrasses étaient rangées, mais de mon point de vue, il n’y avait pas de menace, pas de jets de projectile, pas d’affrontements », témoigne . . .

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Violette Artaud
Jean-François Poupelin

Commentaires

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2 commentaires


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  1. Delft

    La police (les forces du désordre) est en roue libre et malheureusement peu de chances que ça change.

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  2. Dominique PH

    Dans aucun autre pays de l’Union Européenne, la police ne cogne autant, ne mutile autant, ne tue autant.
    La liste des personnes assassinées par les brigades du ministère de l’intérieur est effarante. La liste des personnes mutilées aussi.
    En toute impunité bien sur.

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