Drame de la rue d’Aubagne : des centaines de personnes défilent à Marseille
Drame de la rue d’Aubagne : des centaines de personnes défilent à Marseille
Ce dimanche 1ᵉʳ novembre, à la veille de l’ouverture du procès en appel du drame de la rue d’Aubagne, qui a fait huit morts le 5 novembre 2018, plusieurs centaines de personnes — dont des élus LFI — ont défilé pour la justice et des logements dignes. Les familles des victimes ouvraient le cortège. « Ne lâchez rien ! Tant qu’il n’y aura d’habitat digne pour tous les êtres humains, on n’arrêtera pas le combat », a lancé Liliana Lalonde Flores, la mère de Julien Ladonde, mort à 30 ans dans l’effondrement du 65 de la rue d’Aubagne. Tout en espérant « qu’il y aura un avant et un après ce procès, que ceux qui louent sans aucun remord auront compris, comme [les institutions] qu’ils ont un devoir de contrôle ».
Initialement interdit par la préfecture, le défilé organisé à l’appel de plusieurs associations (Collectif du 5 novembre, Assemblée des délogés, Syndicat du logement, Ligue des droits de l’Homme, Un centre-ville pour tous, Solidaires 13) a finalement été autorisé entre la place Paul Cézanne (6ᵉ arrondissement) et le bas de la rue d’Aubagne (1ᵉʳ arrondissement). Ponctuée de plusieurs prises de paroles, la manifestation a aussi été l’occasion de rappeler l’abandon des politiques de logement par les pouvoirs publics, locaux comme nationaux, et d’appeler les manifestants à participer au procès pour en faire exister un récit populaire.
Débutée par une minute de silence, la manifestation s’est achevée par une minute de bruit en hommage à Mohamed El Khalfioui. Cet homme de 77 ans est mort d’une pneumopathie aigüe à la suite de l’effondrement le 18 juin dernier d’un immeuble en réhabilitation rue Halle-Delacroix, à quelques mètres de la rue d’Aubagne.
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