Après les émeutes, la justice marseillaise face à des jeunes opportunistes dans le besoin
Ce mardi 20 octobre, le tribunal judiciaire de la Marseille poursuivait les personnes interpellées samedi et dimanche dans le cadre de la mobilisation contre la vie chère. Le profil des mis en cause, et parfois condamnés, est loin « du jeune majeur qui ne subit pas l'augmentation du coût du pétrole » que dessinait le préfet lors des émeutes.
Samedi 17 octobre, dans les rues du centre-ville de Marseille. (Photo : LB)
Recel, recel, recel... Ce mardi 20 octobre, devant la douzième chambre du tribunal correctionnel de Marseille, les motifs de prévention se succèdent et se ressemblent. Depuis la veille, comme dans les autres tribunaux des grandes villes qui ont connu ce 17 octobre de violentes émeutes, la justice marseillaise voit défiler les personnes interpellées ce samedi de chaos. Tandis que le procureur général, Nicolas Bessone, se charge lui-même des réquisitions — "question de RH », justifie-t-il —, en face de lui, rares sont les casseurs. Quant aux personnes qui auraient commis des actes de violence contre les personnes dépositaires de l'autorité publique, ou organisé les émeutes de ce week-end, elles sont quasiment absentes. Devant le tribunal, en revanche, des très jeunes hommes et quelques femmes, pris la main dans le sac.
Sur les 101 personnes interpellées samedi 17 et dimanche 18 à Marseille, une vingtaine a rendez-vous avec la justice ce mardi 20 octobre. Le tribunal judiciaire a décidé de doubler ses audiences de comparution immédiate pour l’occasion. Dans ce qui ressemble à un remake de 2023, après les émeutes qui ont suivi la mort du jeune Nahel, tué par un policier.
Le premier à se présenter ce mardi, à la barre de la salle d'audience numéro 2, a 21 ans à peine et la carrure d'un athlète. Crâne rasé et longs cils, c'est l'air inquiet que ce jeune Algérien écoute, par le biais d'une traductrice, les faits qui lui sont reprochés. Samedi, il est 16 h 40 quand C.B rencontre la police, place Castellane. "Il s'agit d'une mise à disposition et non d'une interpellation", précise ainsi la présidente avant d'expliquer que le prévenu est de lui-même allé voir la police pour lui demander son chemin. Mais le jeune homme porte alors une . . .
Dans le besoin de confiseries et de produits de beauté.
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non, dans le besoin de ce qui vous tombe sous la main.
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Et donc il fallait tous les relâcher .., peut être!!tous ont fait du recel ce qui punit pénalement !! On est dans une société de l’excuse !! Et les commerçants qui eux travaillent durement vous y penser ???
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