17 octobre 2026 : retour sur un « fiasco » policier en cinq actes

Décryptage
le 20 Oct 2026
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Deux jours après les émeutes, le maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), accuse l'État d'avoir failli dans sa mission de maintien de l'ordre dans la deuxième ville de France. Marsactu revient sur cinq moments de cette journée pour tenter de comprendre les raisons de ce « fiasco ».

Photo : Emilio Guzman
Photo : Emilio Guzman

Photo : Emilio Guzman

La pluie et les agents de la métropole Aix-Marseille-Provence ont lavé une partie des stigmates, mais les traces de la mobilisation du 17 octobre sont encore là, bien visibles. Ici, un centre commercial fermé, là, un magasin de sport aux volets définitivement clos, et partout, des traces de feu, de tensions et de luttes. Mais, c'est surtout dans les esprits que les tensions restent encore vives autour de la "doctrine d'emploi des forces de l'ordre" mise en application dans la journée du 17 octobre. Dès samedi soir, le maire de Marseille, Benoît Payan (divers gauche), déplorait les manquements "ahurissants" dans la gestion de l'opération de maintien de l'ordre dans l'après-midi.

Des propos qu'il a réitérés à l'antenne de France Inter, lundi, en qualifiant de "farfelu" le chiffre officiel avancé par le préfet de région, Jacques Witkowski, dès dimanche, faisant état de "30 000 pilleurs et 8000 émeutiers". "Une défense ridicule, c'est la moitié du stade Vélodrome", balaie l'édile, en évoquant des sources policières comptabilisant "1 500 pilleurs" aux moments forts de l'après-midi. Il parlera même d'un "fiasco ». "Imaginez si ce chiffre de 30 000 est juste et qu'ils ont arrêté 90 personnes, c'est 0,3 % des casseurs. C'est qu'il y a un problème de zéros." Marsactu revient dans le détail sur cinq points chauds de la mobilisation de ce samedi d'émeutes où, effectivement, l'emploi des forces de l'ordre pose question.

Des policiers dépassés d'emblée

Mais, au-delà de la polémique sur les chiffres, il y a un contexte dans lequel s'inscrit ce pic de violences et de saccages. Depuis trois semaines, le mouvement des lycéens a mobilisé de nombreux policiers avec beaucoup de tensions autour des établissements. "Les collègues en sortent épuisés, avec beaucoup de blessés et, en face, très peu d'arrestations. Ces gens qui n'ont pas été arrêtés . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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  1. Karo Karo

    Vous pouvez rajouter que les CRS ont mis 3 heures pour se postionner rue Cantini le sacage des boutiques chic ( Hermes Vuitton Rolex ) a duré tout ce temps avec des émeutiers organisés pour recuperer des marchandises par scooter .
    Et lors du pillage de certaines boutiques rue de rome après 21 h les CES se tenaient à l’intersection rue de Rome Cantini Estelle et ils ont laisser faire des petits groupes d’une 20 aine de personnes .
    Pendant que les émeutiers assiegeaient le centre bourse par son accès Lidl les CRS balancer du gaz lacrymogène depuis la canebiere sur les manifestants qui se sont retrouvés bloqués CRS d’un côté pilleurs de l’autre. Oui vraiment il y a eu dysfonctionnement sur la mise en sécurité des biens et personnes.

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