Des banquiers aux minots de Noailles, à Master Poulet « on croise tout le monde »
Marsactu explore en série d'été les pratiques populaires autour de la restauration marseillaise, qu'elles soient ancestrales ou propulsées par les réseaux sociaux. Pour ce deuxième épisode, plongée dans le cœur de Marseille où la rôtisserie Master Poulet est devenue le carrefour d'une clientèle diverse, en quête de bons plans.
Les clients attendent leur commande sur la Canebière. (Photo P.C.)
Passé 19 heures, ce mardi d'août, l'arrêt de tram Canebière-Garibaldi reprend soudain des couleurs. Pas commun pour ce bout de Marseille où d'ordinaire, l'air est lourd et les murs grisés par les fumées des scooters qui rugissent à l'embouchure du cours Lieutaud. Sur le quai, au bord des rails, un indispensable semble s'être glissé au bras de presque tous les voyageurs et attire l'œil quand on remonte l'avenue. Une maman l'a accroché à la poignée de sa poussette. Un passager le garde contre ses jambes et y jette des regards frénétiques. Un autre le fait pendre sur le guidon de sa trottinette. Tous attendent la rame avec un sac en papier kraft orange fluo, d'où s'échappe une délicieuse odeur de poulet rôti. "Franchement, depuis qu'ils sont là, le tram a jamais senti aussi bon", s'amuse un voyageur, en pointant un commerce d'un coup de menton.
"Ils", c'est la dizaine d'employés de Master Poulet qui s'activent dans les cuisines du 72, La Canebière. Pour désigner la petite équipe, le pluriel s'impose. De neuf heures du matin aux premières heures de la nuit, c'est une danse à plusieurs qui se joue derrière la devanture orangée de l'enseigne de volaille rôtie. Sous leur charlotte en plastique, ces derniers marinent, enfournent et découpent sans relâche des dizaines de kilos de poulet, afin de servir l'interminable file de clients qui patiente sur ce carrefour bien identifié de la restauration rapide marseillaise. À la . . .
À ce prix, ça doit être du poulet élevé en cage ?
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Fabriqué au Brésil, conditionné en Pologne. Du poulet voyageur.
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« Un petit côté healthy et éthique » ? Je veux bien que ce soit pas cher, pratique, appétissant, bon car grillé et épicés, mais healthy ? Éthique ? ?
Dans quelques semaines il y aura aussi les collégiens, lycéens et étudiants qui sont à deux pas. Emplacement très stratégique. Les cantines scolaires et autres restaurants universitaires ont du soucis à se faire… ainsi que les parents….
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Voici bientôt 50 ans (‘rentrée’ de septembre 1976), j’arrivais comme demi-pens au Lycée Thiers en prépa … J’ai tenu péniblement une semaine, avant d’alterner les barquettes de couscous (côté gare de l’Est, thé à la menthe) et celles du ‘viet-namien’ mitoyen du Gymnase (thé au jasmin) : la cantine du lycée était IMMONDE – j’étais pourtant demi-pens depuis 7 ans (entrée en sixième), mais dans un autre lycée = c’était incomparable ! la qualité diététique était nulle, les goûts et les saveurs inexistants, et l’ambiance infernale (cantine en sous-sol, il pleuvait par les soupiraux). Je ne sais si les ‘économes’ du bahut ont fait des progrès depuis, il y avait de la marge !
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Apétissant? Lorsqu’on sait comment sont élevés et traités les poulets? La nausée plutôt que l’appétit.
Un condensé de la malbouffe et de la maltraitance animale! Beurk!!!
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La Canebiere aurait mérité mieux…
Sans être nostalgique, toutes ces boutiques « à pas cher » me donne la nausée. C’est un si mauvais signal, pour les gens qui ne peuvent pas s’offrir du bon, pour ces chaînes qui vendent de la viande d’origine « douteuse », pour tout ce qui tire vers le bas. Le centre-ville est pauvre, très pauvre et tous ces magasins n’en sont que la réalité.
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A ce prix là, ça ne doit pas être du poulet de Loué…
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