Dans les coulisses du carnaval de la Plaine, rendez-vous « culturel et politique »
Ce dimanche aura lieu le 19e carnaval indépendant de la Plaine. Un événement inclassable lors duquel se mêlent des habitants de ce quartier à l'âme frondeuse mais aussi des fêtards et autres joyeux drilles venus de tous horizons. Si elle n'a pas d'organisateur officiel, la fête se prépare en amont, dans de nombreux recoins du centre-ville.
Masques réalisés par des enfants en vue du carnaval de la Plaine. (LC)
Plus que quatre jours. Ce mercredi après-midi, la Casa Consolat est un joyeux bazar, en prévision de celui, bien plus grand, qui doit avoir lieu ce dimanche. Au programme dans ce bar associatif à deux pas des Réformés, atelier masques. Depuis plusieurs semaines, les ateliers créatifs se multiplient dans le centre-ville en vue de l'iconoclaste carnaval indépendant de la Plaine, Réformés et Belle de mai - son appellation officielle désormais, alors qu'il fête son 19e anniversaire, puisque des collectifs de ces différents quartiers y prendront part.
Enfants et adultes s'appliquent sur le projet de leur choix, pour parvenir au masque en carton parfait à leurs yeux. Miguel Calisto de l'atelier Chimichurri conseille ceux qui en ont besoin. "Chaque année je viens pour filer un coup de main. C'est la première fois que je vois autant de monde, et surtout autant d'enfants ! Là il n'y a pas de thématique, chacun peut venir et développer son idée. Le style général, c'est... fait main." Dans la grande pièce de la Casa Consolat, jonchée à cette heure de bouts de cartons découpés alors que des cagettes de fruits et légumes frais occupent le reste de l'espace, on parle italien, espagnol, et même romani.
Un groupe d'enfants roms est venu avec l'association Arte Chavalo et leur animatrice est un peu débordée par l'engouement suscité par l'activité du jour. Les enfants sont venus bien plus nombreux que prévu. "Je les ai déjà amenés au carnaval, et à chaque fois ils hallucinent. Ils n'avaient jamais vu de carnaval, ils ne comprenaient pas toute cette folie, les gens qui se jettent de la farine. Je vais essayer dimanche aussi, mais c'est dur de trouver des accompagnateurs qui acceptent de s'occuper d'enfants ce jour-là plutôt . . .
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