Quatre ans après le scandale des fuites radioactives, la Timone peine à rentrer dans le rang
Quatre ans après le scandale des personnels irradiés et du rapport pointant la mauvaise culture de radioprotection de la Timone, l'Agence de sûreté nucléaire continue de rappeler à l'ordre l'AP-HM, qui peine à rentrer dans les clous.
"En 2017, nous nous sommes rendus deux fois à la Timone alors qu'en temps normal, c'est plutôt une fois tous les deux ans. En 2018, il n'y aura pas de visite dans les blocs opératoires de cet hôpital car on ne veut pas s'acharner et nous avons du travail ailleurs. Mais on ne les oublie pas pour autant...", lance Laurent Deproit, le chef de la division Marseille de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), un brin agacé par ce mauvais élève du secteur public. Après le scandale des fuites d’affluents radioactifs en médecine nucléaire en 2013 et son rapport cinglant de 2015 qui pointait "des défauts majeurs dans la culture de la radioprotection" dans les blocs opératoires, l'ASN a du mal à tourner la page. Et même si aujourd'hui, la police du nucléaire dit vouloir croire en la bonne volonté de l'Assistance publique- Hôpitaux de Marseille (AP-HM), le chemin qu'il lui reste à parcourir avant de rentrer dans les rangs s'annonce encore particulièrement long. La direction de l'AP-HM n'a pas donné suite aux sollicitations de Marsactu à ce sujet.
Des négligences qui persistent
Preuve de la confiance retrouv . . .
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