Pour décarboner le golfe de Fos, un projet d’usine de « carburant vert » sur une zone humide
NeoCarb, projet d'usine de "carburants durables", à cheval entre Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis, est sur les rails. Avec une unité de production très consommatrice en électricité et une implantation en zone naturelle humide, le projet est loin d'être neutre.
Capture d'écran du support de la réunion publique du 31 mars.
Il fait partie des projets locomotives du "virage décarboné". À terme, NeoCarb doit prendre la forme, au sein du Grand Port maritime de Marseille (GPMM), d'une plateforme logistique de stockage de "e-carburants", ainsi que d'une usine de production de cette précieuse énergie dite "verte". Le but ? Permettre de décarboner le transport maritime et aérien depuis le bassin industriel du golfe de Fos, gagner en souveraineté énergétique et ainsi contribuer à la réindustrialisation de la France dans des conditions écologiquement acceptables. Coût du projet : 1,5 milliard d'euros. Surface occupée : 52 hectares.
Voilà pour le speech. Pour l'heure, NeoCarb — ou plus précisément "NeoCarb Log", le premier étage de la fusée que constitue la plateforme logistique — en est à l'étape de l'enquête publique. Après une concertation préalable en 2024, une concertation continue débutée en 2025 et le dépôt des premières demandes d'autorisations administratives ces derniers mois, le public est, depuis le 30 mars et jusqu'au 30 juin, appelé à donner son avis sur ce projet pharaonique. Outre le débat général sur les "e-carburants", l'enquête publique est l'occasion de se plonger dans les documents qui dessinent plus concrètement le projet à venir. Et d'en entrevoir les enjeux locaux, qui portent en grande partie sur les impacts environnementaux.
Innovation et inquiétudes
Les "e-carburants", comme le "e-méthanol", que les porteurs de projet imaginent produire à hauteur de 250 000 tonnes par an, sont des carburants de synthèse produits à partir d'hydrogène et de carbone. Si le procédé en est encore à ses balbutiements, il porte l'espoir de devenir une alternative au fuel et de réduire considérablement les émissions de gaz . . .
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C’est une bonne nouvelle d’utiliser une zone de remblais pour implanter des industries. Certes l’industrialisation a pris presque 50 ans de retard du fait de l’extraordinaire volonté de ne rien faire du « Port Autonome », du coup l’espace s’est végétalisé naturellement, heureusement.
Maintenant OUF c’est reparti !
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Si on ne fait rien on va dans le mur … mais » faire » inévitablement a un impact à moins d’abandonner la voiture, l’avion, le transport maritime etc … et vivre autrement … alors quoi ?
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Si le projet pouvait se poser en co-grenerateur d’électricité renouvelable ce serait encore mieux : générer du carburant avec de l’électricité en surplus et générer de l’électricité avec le carburant quand elle manque….
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