Face au déficit, les maires renvoient à l’État la patate chaude du budget métropolitain

Actualité
le 22 Avr 2026
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Pour la première fois de la jeune histoire métropolitaine, les maires menacent de ne pas voter le prochain budget de l'institution. Ils renvoient vers l'État la nécessité de trouver les ressources pour combler un déficit affiché de 123 millions d'euros et, plus largement, d'offrir une trajectoire durable aux projets du territoire.

Nicolas Isnard au conseil métropolitain du 16 avril 2026. (Photo : Marie Lagache)
Nicolas Isnard au conseil métropolitain du 16 avril 2026. (Photo : Marie Lagache)

Nicolas Isnard au conseil métropolitain du 16 avril 2026. (Photo : Marie Lagache)

Il n’y avait pas un nuage au-dessus du siège de la métropole pour ce premier conclave des maires du territoire. Difficile donc d’ergoter sur la couleur de la fumée, symptôme de la méthode œcuménique défendue par le président Nicolas Isnard. Sans être unanime, la décision a été majoritaire et elle est historique dans l’histoire de l’établissement de coopération intercommunale : les maires ont décidé de ne pas voter le budget, présenté en déséquilibre lors de la précédente séance du conseil métropolitain. Concrètement, dès que la date limite du 30 avril sera dépassée, le préfet saisira la chambre régionale des comptes, laquelle aura un mois pour lui proposer un projet de budget, qu’il devra valider. Pour ouvrir cette nouvelle mandature, ...
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Commentaires

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  1. Patafanari Patafanari

    Un pari: Ces malheureux vont voter une augmentation des impôts à l’insu de leur plein gré .

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  2. MarsKaa MarsKaa

    Et un audit sur les causes du déficit ? Une vérification des dépenses ? Ce n’est pas prévu par ces maires qui étaient majoritairement tous en poste précédemment, soutenant Martine Vassal qui les finançait ?
    Tous ces maires de droite dont le/les partis sont pour reduire les impôts des riches, reduire les dépenses publiques, lutter contre “l’inflation de l’Etat”, mais veulent l’intervention et les sous de l’Etat… Faudrait savoir.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      N’oubliez pas que Mr Payan divers gauche à déclaré partager la vision de Mr Isnard sur la Métropole et a voté pour lui . Notre maire est d’ailleurs très discret sur le sujet en ce moment

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  3. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    Donc c’est la faute aux transports en commun, surtout à Marseille (mais pas la gratuité aux plus de 65a sans conditions de revenus), c’est la faute à l’Etat, mais surtout pas la faute aux généreuses reversions aux communes pour que chacune d’entre elles aient son propre Zenith pour accueillir toute sa population pour les voeux du maire.

    Corinne Innesti, pdte de la CPME13 et colistière de Vassal aux municipales, propose une “gouvernance partagée” de la Metropole entre patronat et élus. Brillant : siéger à la Metropole sans passer (ou après avoir perdu) les élections municipales. Elle a bien appris la leçon de sa “cheffe naturelle”. Et parmi ses idées géniales, se passer des marchés public en deçà de 100 000€. Histoire d’encore plus arroser les copains. Drôle de façon pour résorber un déficit.
    https://presseagence.fr/marseille-corinne-innesti-on-ne-trouvera-pas-les-120-millions-manquants-dans-la-poche-des-petits-patrons/

    Ben oui après le beau de la région aux patrons pour les transports, faudrait pas que la Metropole ose faire l’inverse
    https://marsactu.fr/renaud-muselier-divise-par-deux-la-contribution-des-patrons-pour-les-transports-regionaux/

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  4. Manipulite Manipulite

    C’est sûr qu’ils étaient plus prolixes et plus flamboyants lors des municipales d’il y a à peine 1 mois.
    La situation leur était connue et ils n’ont rien dit.
    Tutelle immédiate. Pas de prime à la mauvaise gestion.
    Et on revoit les attributions de compensation c’est à dire les cadeaux entre copains maires clientélistes.

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  5. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Marrant comme ces responsables fuient leurs responsabilités. On peut évidemment dire, comme Ciot, que “les 123 millions qu’on est censé trouver pour équilibrer le budget 2026 correspondent en réalité aux 200 millions de déficit du budget transports qui grève le budget général.”

    Mais on peut aussi dire que “les 123 millions qu’on est censé trouver pour équilibrer le budget 2026 correspondent en réalité” aux 178 millions de reversements indus aux communes qui vident les caisses métropolitaines selon la CRC.

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  6. Charles Albert Charles Albert

    Il serait utile de rappeler la lourde responsabilité de l’État dans cette situation.
    – l’État qui a toléré, dès la création de la Métropole, les attributions de compensation alors que le préfet avait le pouvoir de faire des observations ;
    – l’État qui rabote, année après année, le montant de ses dotations aux collectivités et EPCI ;
    – l’État qui refuse de revaloriser le versement mobilité ;

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