À Marseille, la nouvelle cellule anticorruption s’est saisie de 31 dossiers en six mois

Probité
Bref
le 16 Avr 2026
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La cellule anticorruption du parquet de Marseille, mise en place en octobre dernier, s’est saisie de 31 dossiers depuis sa création. Parmi eux, 28 sont toujours en cours, a annoncé le procureur Nicolas Bessone ce jeudi 16 avril, en compagnie des procureurs financiers Jean-Yves Lourgouilloux et Mathieu Vernaudon. Ce lot compte six informations judiciaires confiées à un juge d’instruction et 19 enquêtes préliminaires. Trois autres affaires doivent aboutir à des procès dans les mois qui viennent.

Lors d’un point presse, les trois magistrats sont revenus sur l’utilité de cette cellule pour l’heure unique en France, alors que les alertes pour corruption dite « de basse intensité » se multiplient, notamment en lien avec le narcotrafic. Et en particulier via l’acte de « consultation illégale de fichiers », qui a valu encore récemment la mise en cause de deux agentes administratives du tribunal, l’une d’elle étant soupçonnée d’avoir transmis des documents à un trafiquant avec qui elle entretenait une liaison. Mais près de la moitié des dossiers traités par cette cellule concernent des fonctionnaires de police. Des forces de l’ordre sont ainsi mises en cause dans treize dossiers et des agents pénitentiaires dans neuf affaires. Viennent ensuite des dossiers visant des postes administratifs, et enfin, un dossier visant un(e) ou plusieurs élu(e)s.

« En face, on a affaire à des gens qui ont des moyens économiques illimités et donc tout intérêt à tenter de corrompre des fonctionnaires », rappelle Nicolas Bessone. Tout en restant réaliste quant aux capacités de cette cellule : « En matière de probité et de corruption, on dépend énormément des informations qu’on nous apporte, reconnaît Jean-Yves Lourgouilloux. Cela nous amène à penser qu’à l’heure actuelle, nous manquons des choses. » Les magistrats réfléchissent ainsi à un système permettant de faciliter les alertes, dans les administrations, mais aussi dans la société civile.

Clara Martot Bacry

Commentaires

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  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

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    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

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