Le couloir de pipelines, le cimetière et la cavalière
[AVANT LE BITUME - 1/4] C'est un chemin invisible, qui bientôt ne sera plus. Pour cette série, Marsactu part à pied sur le tracé de la future autoroute qui relira Martigues à Fos. Première étape entre garrigue, poney club et cimetière.
Sur le tracé de la liaison autoroutière Fos-Martigues. (Photo : VA)
La bretelle est tellement courte qu'il ne faut pas hésiter à avoir le pied proche du plancher. Après un virage à 180°, la route se resserre et l'entretien de l'asphalte se fait beaucoup moins minutieux. Encore quelques dizaines de mètres et surgit un terrain vague destiné à accueillir des bus scolaires. En plein mois d'août, l'endroit est désert. Des roseaux sur le bas-côté laissent entrevoir le commencement d'un chemin. C'est le moment d'enfiler les chaussures de randonnée et de faire sortir du coffre le chien, dont la langue a été rallongée par la chaleur.
La balade du jour n'a pas été choisie au hasard : ici, précisément, commence le tracé de la future autoroute censée relier Fos à Martigues. Cet axe routier, qui n'existe aujourd'hui que sur les cartes des documents des services de l'État, a pour but de contourner Port-de-Bouc. Surtout, avec son plan de financement à 190 millions d'euros, il est censé être l'une des clefs de la réindustrialisation du golfe de Fos, poussée à coup d'enveloppes dodues par les pouvoirs publics. Les travaux, eux, doivent commencer à la rentrée 2026. Mais pour l'heure, c'est au milieu des hautes herbes que nous nous engouffrons.
Des pipelines dans la garrigue
Le bruit de l'autoroute que l'on vient de quitter est encore assourdissant. Mais il partage désormais l'ambiance sonore avec celui des cigales. À peine engagé sur le chemin, on aperçoit tantôt une pie, tantôt une tourterelle qui s'envole des pins, comme un top départ. Le chien, qui d'ordinaire est terrifié par le son de la circulation, a déjà la truffe collée au sol et la queue bien dressée. Tout autour de nous, les plantes typiques et odorantes de la garrigue provençale défilent. Sauge, thym, romarin, fenouil, gen . . .
L’article est tout entier tourné vers les dégradations qu’apportera l’autoroute à la nature.
Il n’est pas question de les nier, mais de demander un peu plus d’objectivité en mettant en regard les aspects positifs du projet, ne serait ce que pour les riverains de la 2×2 voies actuelle et les habitants de Port de Bouc.
Une des qualité de Marsactu, et il y en a beaucoup, est l’objectivité et le recul. Cette fois ce n’est pas le cas.
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J ai lu cette article avec beaucoupp de plaisir. Quelle bonheur de pouvoir s aventurer sur ce chemin.
Dommage qu il soit appele à disparaître.
Mais hélas il y a parait il des impératifs devant lesquels nous sommes obligés de nous incliner.
Merci Violette pour ce voyage.
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Pas sûr du tout que les habitants de Port-de-Bouc trouve des aspects positifs à ce nouveau tronçon d’autoroute.
Cet endroit est largement un but de promenade pour beaucoup de gens.
Connaissant un peu cet endroit, Martigues Port-de-Bouc Fos j’avoue que je cherche un peu quand même les points positifs.
Sauf pour le grand port de Marseille qui effectivement lui trouvera son compte.
Mais il est quand même consternant de voir qu’on sacrifie au tout voiture une zone boisée très agréable… Alors que ces grands ingénieurs et ces grosses têtes qui réfléchissent sur ce sujet aurait peut-être pu envisager le train. Il est certainement moins compliqué d’élargir des rails, la ligne existe, que de raser tout un coin de campagne.
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On ne voit bien qu’avec les pieds. Merci @Violette
Encore un avis cinglant de l’Autorité environnementale qui a fini à la poubelle, alors qu’il posait tout un tas de questions intéressantes (y compris sur les alternatives). Parfois on se demande à quoi elle sert : probablement à éviter encore pire.
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