Au Bar Jo, les mecs disent « Oui madame »

Portrait
le 8 Mai 2025
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Le festival Les Plus Belles de Mai met à l'honneur des femmes de ce quartier du 3e arrondissement et questionne la place de ces dernières dans l'espace public. Ce week-end, c'est dans le bar de Camille Malbequi que les festivités auront lieu. Marsactu lui a tiré le portrait.

Camille Malbequi. (Photo : VA)
Camille Malbequi. (Photo : VA)

Camille Malbequi. (Photo : VA)

Relever le rideau métallique. Essuyer les dernières taches de la veille. Disposer les tables. Et puis, le plus rapidement possible, se positionner derrière le comptoir. Ici, Camille Malbequi fait tout : le ménage, la déco, le ravitaillement, le service, la conversation. Il y a trois ans, cette trentenaire a repris le Bar Jo, petit bar de quartier de la Belle de Mai. Depuis, elle s'active pour redonner vie à cet établissement dans lequel les anciens propriétaires ne prenaient même plus la peine d'allumer la lumière. "C'était un rêve de tenir un bar de quartier, ici, à la Belle de Mai. Alors quand j'ai appris que le Bar Jo était à vendre, j'ai foncé", entame la jeune femme, qui affiche un large sourire. Et ne le quitte jamais.

Il y a quatorze ans, Camille a quitté la capitale où elle a grandi dans une cité d'artistes avec ses grands-parents, peintres et sculpteurs, et ses parents, cinéastes. C'est ici, à la Belle de Mai, quartier réputé pour être l'un des plus pauvres de la deuxième ville de France, que cette dernière a atterri. "Il arrive un moment où l'on ressent le besoin de se séparer de ses parents, de s'éloigner de son éducation, de son milieu, et vivre sa propre existence", raconte la jeune femme, que l'on appelle toujours "la Parisienne" dans le quartier. Ses origines sont pourtant méditerranéennes, italiennes précisément. Sa vie marseillaise, elle, débute boulevard National, où un ami l'héberge, tandis qu'elle travaille, comme elle le fait depuis ses 16 ans, dans . . .

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Violette Artaud

Commentaires

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2 commentaires


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  1. mrmiolito

    Quand j’ai emménagé à Marseille à la Belle de Mai pour mes études… en 1995, c’est une des premières enseignes que j’ai repérées (il y avait aussi un Bar Nabé… humour de l’époque ?)
    Je suis ravi de savoir qu’il y est toujours même si j’habite un peu plus loin désormais. Bonne route à Madame !

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