100 à 200 millions d’euros d’investissement espérés pour le J1 du futur

Actualité
Loïs Elziere
29 Juin 2017 3

Le Grand port maritime de Marseille présentait ce jeudi aux côtés de Jean-Claude Gaudin le nouvel appel à projet pour la réhabilitation du hangar J1. Il pourrait accueillir des activités diverses dont le yachting de luxe et un parc de loisirs "indoor". Entre 100 et 200 millions d'euros sont attendus des investisseurs qui pourraient également bénéficier d'une partie de la digue du large.

Le J1 et ses 250 mètres de long est bordé de 2 quais qui pourraient accueillir des yachts de luxe (photo : Loïs Elziere)

Le J1 et ses 250 mètres de long est bordé de 2 quais qui pourraient accueillir des yachts de luxe (photo : Loïs Elziere)

« Cette fois, c’est pour de bon », affirme Christine Cabau-Wœhrel, la présidente du directoire du port. Le Grand port maritime de Marseille (GPMM) a lancé ce mercredi son deuxième appel à projets depuis 2013 pour la réhabilitation du hangar J1 en présence du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin. Mais le chantier ne démarrera pas tout de suite : le président du conseil de surveillance du GPMM Jean-Marc Forneri prévoit « le début des travaux en 2022 ».

100 à 200 millions d’investissement pour 25 000 m²

Pour ce hangar magistral doté de charpentes à la Eiffel, Jean-Marc Forneri attend des investisseurs et porteurs de projet ambitieux. « Nous ne voulons qu’un projet global, qui agrège tous les acteurs (architectes, aménageurs, entreprises, etc.), et attendons un investissement de 100 à 200 millions d’euros. » Pour investir les trois niveaux du J1, de 8 500 m² chacun, ils signeront une convention d’occupation temporaire, une forme de contrat de location avec le port maritime pouvant s’étendre sur 70 ans. Ils verseront au GPMM un droit d’entrée à la signature du contrat, un loyer fixe et un loyer variable indexé aux résultats des activités économiques. Ces montants ne sont pas connus, et s’il en est de même que pour les Terrasses du port, ils le resteront.

À gauche du J1, un terrain constructible compris dans le lot sur lequel les investisseurs pourraient bâtir

16 500 m² de terrain constructible plus un bout de la digue du large

Pour ce qui est de la vocation du hangar reconfiguré, les porteurs de projets sont libres. Il ressort cependant de la conférence de presse que le yachting de luxe, les loisirs indoor, l’hôtellerie et la réparation navale seraient des activités appréciées. L’appel à projet ne semble donc pas différer du précédent. Une vocation culturelle est envisagée en ajoutant au lot, de manière optionnelle, une portion de 700 mètres du sud de la digue du large. Elle ferait l’objet une valorisation culturelle via un projet artistique à l’image des sculptures qu’elle avait accueillie en 2013. « Ce qui serait idéal si le J1 accueille des yachts de luxe, c’est que les croisiéristes pourraient avoir une vue magnifique sur la digue du large et faire des activités pendant que leur yacht est entretenu. C’est ce qui nous plairait », explique Jean-Marc Forneri.

Le lot comprend également un terre-plein de 16 500 m² jouxtant le hangar du J1. « c’est un terrain constructible, explique le directeur de l’aménagement du port, Renaud Paubelle. Libre à l’investisseur de proposer quelque chose d’intéressant. Cela peut être du bâti ou de l’espace vert. » 

La ville et le port apaisés ?

Christine Cabau-Wœrhel, Jean-Marc Forneri et Jean-Claude Gaudin

Alors que le destin du J1 était sujet de tension entre la municipalité et le GPMM, les deux parties ont affiché une relation apaisée lors de cette conférence de presse. La Ville participera au jury de sélection sans s’associer au projet, car, comme le rappelle Jean-Claude Gaudin, « le port est autonome ». Et de rajouter toutefois, « nous recherchons toujours 5 000 m² pour faire un casino. » Son adjoint aux grands projets, Gérard Chenoz avait clairement visé un terrain portuaire entre « la Joliette et Arenc ». Ce mercredi, personne n’a évoqué cette hypothèse.

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