Vivez le vendredi noir des écoles marseillaises

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le 5 Sep 2014
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Vendredi noir pour les écoles marseillaises. La mairie proposait jeudi lors d'une conférence de presse de miser sur la bonne volonté des Atsem (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) pour surveiller les enfants dans les cour d'écoles en l'absence d'activité périscolaire. Bien sûr, dans les établissement où les agents n'ont pas appelé à la grève, soit 255 sur 444. Pour les autres, il a fallu se débrouiller. C'était sans compter la colère des parents qui étaient nombreux aujourd'hui à manifester, dans les établissements, devant les mairies de secteur ou encore devant l'hôtel de ville sur le Vieux-Port.

Marsactu vous propose de revivre le direct de cette journée agitée. Nos journalistes, dispersés dans la ville, ont nourri régulièrement cet article avec des photos, vidéos, sons et surtout de nombreux témoignages. Dès 11 h 30, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs établissements scolaires. Nos journalistes sont allés à la rencontre des parents qui ont dû poser un après-midi de congés ou trouver une solution "système D" pour récupérer leurs enfants après ces quelques heures de classe. Revivez ce direct en repartant du bas de cette page.

 

17 heures 14. A la sortie de la mairie, en présence d'élus socialistes (notamment Florence Masse et Annie Levy-Mozziconacci) la délégation ne semble pas convaincue par les propos des élus : "Tant que les conditions [d'un accueil décent, ndlr], les parents ici réunis renouvellent la semaine prochaine les actions de ce vendredi, occupations, pique-niques et manifestation". La foule applaudit. Marsactu arrête ici son direct. Merci à tous de nous avoir suivis et rendez-vous la semaine prochaine pour la suite du feuilleton de la rentrée scolaire.

17 heures : La délégation de parents est toujours à l'intérieur de l'Hôtel de ville. Le compte rendu de leur entrevue sera reporté dès leur sortie.

16 heures 20 : En mairie de Bagatelle, les parents d'élèves sortent d'un entretien avec le maire, pas forcément convaincus. "Ça s'annonce de mauvaise augure", glisse l'un d'eux. Yves Moraine rencontre ensuite Antoine Garbay pour faire le point : "J'ai reçu une dizaine de parents qui venaient de différents groupes scolaires. Il y a eu une discussion très sereine. C'était assez objectif, certains étaient pour la réforme d'autres contre. Ils voulaient savoir ce qu'on comptait faire pour améliorer la situation. Je leur ai expliqué qu'on était contre la réforme. Notamment pour les problèmes qu'elle pose aux parents. J'ai trouvé un esprit très ouvert".

L'élu revient ensuite sur l'historique de la réforme et regrette à demi-mot le retard pris tout en chargeant le gouvernement : "La première année on a utilisé le droit de ne pas appliquer la réforme. La deuxième année notre moratoire a été refusé. On a longtemps pensé que notre dernière proposition allait être acceptée, on était soutenu par les parents. Le ministère nous a refusé ça fin juin". Un argumentaire qui passe un peu vite sur la responsabilité de l'équipe municipale. Mais Moraine insiste sur la bonne volonté : "Tout l'été des gens ont travaillé à la mise en place de ce projet. Il y a eu beaucoup de choses de faites. Nous avions l'espoir que 85% des écoles allaient pouvoir accueillir les enfants en garderies et qu'au fur et à mesure les activités périscolaires se développeraient. On souhaite notamment travailler avec des associations du style club d'arts martiaux."

Concernant la situation de l'école de Bonneveine rapportée lors de notre couverture en direct par un des parents d'élèves, Yves Moraine avoue ne pas être au courant : "Les représentants des parents d'élèves ne m'en ont pas parlé. Le cas s'est produit [des enfants sans surveillance, ndlr] à la Grotte-Rolland et c'est pour ça que nous sommes intervenus. Mais il est normal que les tatas ne s'occupent pas du gardiennage des enfants en dehors de leurs heures de travail. Pour moi l'école n'est pas une garderie, c'est un outil d'apprentissage et d'éducation."

16 heures 13 : En attendant la sortie des parents reçus par Yves Moraine en mairie de secteur, Antoine Garbay recueille le témoignage d'Anne-Claude Carta, la présidente du CIQ Haut Breteuil-Paradis dans le 6e arrondissement : "Immédiatement quand la réforme est devenue obligatoire on a pris conscience qu'il était hors de question que les enfants soient gérés n'importe comment. J'ai créé depuis la rentrée une commission culture et patrimoine à la confédération des CIQ de Marseille avec l'accord du président. Les CIQ pourront puiser dans un vivier d'animateurs pour occuper les enfants. On a également répertorié un certain nombre de lieux à sécuriser pour accueillir les enfants. La mairie a été très à l'écoute et nous travaillons ensemble main dans la main". Voilà la solution : faire gérer le péri-scolaire par les CIQ. Original, non ?

16 heures 8 : Nathalie témoigne auprès de Carlotta. Cette maman du 8ème arrondissement sort en cachette de son bureau pour aller chercher son petit de trois ans à l'école, rentrer manger à la maison et vite le ramener au centre aéré. "C'est la galère, mon mari travaille aussi, et les enfants ressentent le stress, c'est des éponges à cet âge là. Ils ont eu deux ans pour préparer, c'est une honte". Elle estime que c'est une bonne chose que les enfants soient présents à la manifestation, mais déplore que certains parents laissent leurs enfants dégrader et déchirer les affiches pendues à la mairie.

16 heures 3 : Sur Twitter, certains reporters signalent des rapprochements saisissants.

 

 

16 heures : Jean-Marie a rencontré Jean-Philippe Garcia, le président de la FCPE13 également présent pour dénoncer "l'échec du service public de la ville de Marseille" :

 

15 heures 53 : ​​​​ Avec le soleil, l'ambiance s'échauffe un peu nous rapporte Carlotta. Pour avoir dégagé les gamins qui dessinent sur la grande porte de l'hôtel de ville, l'agent de sécurité se fait huer, insulter et bousculer par des parents en meute autour de lui. Il a fini par se faire escorter par la police. "Il doit pas avoir d'enfants ce fumier". Des parents remontés contre le vigile ont essayé de passer les barrières de sécurité de la rue de la loge. Un parent s'interpose : "Surtout pas ! Surtout pas de provocation, c'est pour les minots."

15 heures 49 : Une délégation de parents a été reçue en mairie, apprend-on sur Twitter.

 

15 heures 42 : Elodie a rejoint la salle des Lices (7e) ouverte par la mairie du 1/7. Sur l'ensemble du secteur, il y a 103 inscrits. Ici, cet après-midi, douze enfants sont présents pour 40 inscrits. Le chef du service animation raconte que des parents ont emmené leurs enfants avec eux à la manifestation. Les enfants dessinent autour d'une table. Un papa vient récupérer sa fille qui s'est tordu la cheville. Le chef de service animation estime que certains directeurs d'école auraient dû renvoyer les parents désemparés vers eux. "Pour l'instant il y a peu d'enfants, mais le bouche à oreille va fonctionner". Petit hic, c'est le seul secteur à ne pas être en capacité d'accueillir les moins de 6 ans en centres aérés. La demande a été faite, d'après Yannick Lloret, directeur de cabinet de Sabine Bernarsconi. "Seulement on aura la réponse dans les prochains mois".

La maire de secteur vient d'arriver. Elle discute avec les enfants : "Vous vous amusez ? Vous m'avez vue sur les affiches ?" Elle explique les difficultés auxquelles elle a été confrontée : "Il a fallu redéployer du personnel qualifié. Surtout qu'officiellement on fait de la garderie, mais en vrai on propose des activités ludiques, créatrices et sportives. Tant que les activités périscolaires ne seront pas finalisées dans les écoles, on ouvrira les centres aérés. Il y a eu une forte mobilisation du personnel encadrant, nous nous sommes donnés les moyens de recevoir le plus possible d'enfants et nous avons tenu à proposer une amplitude horaire importante, jusqu'à 18 heures. Ici, normalement, on reçoit plus d'associations de seniors, on leur a demandé d'aller ailleurs le vendredi après-midi."

15 heures 40 : Carlotta a rencontré deux touristes allemands sur le Vieux-Port. Ils s'interrogent sur cette manifestation : "En Allemagne, les enfants n'ont pas école après 13 h 30. Beaucoup de femmes ne travaillaient pas. Mais aujourd'hui les mœurs changent et les femmes veulent bosser. En plus les garderies sont payantes, donc trop chères pour les parents pauvres. Du coup, l'Etat est en train de préparer une réforme du système qui vise à mettre les enfants à l'école l'après-midi. Nos deux systèmes évoluent dans le sens inverse."

15 heures 35 : Devant l'Hôtel de ville, Jean-Marie Leforestier rencontre le conseiller municipal et vice-président du conseil régional Paca Front de gauche Jean-Marc Coppola. Il est présent devant la mairie de Marseille pour participer à la manifestation et soutenir les parents.

 

 

15 heures 25 : Toujours à la mairie de secteur, à Bagatelle, Antoine recueille le témoignage glaçant de Laurent Malfettes, un des parents de Grotte-Rolland que les élus de droite accusent de rouler pour Patrick Mennucci. Une affirmation que conteste formellement l'intéressé qui n'a jamais été proche de l'ancien candidat socialiste ni même adhérent au PS. D'après lui, "à l'école primaire de Bonneveine, les tatas non grévistes ont assis les élèves en rang par terre. Interdiction de dessiner et de manger le goûter. Là-dessus elles nous ont appelé pour nous engueuler de ne pas être allé chercher nos enfants, elles n'auraient selon elles, pas que ça a faire. Il est intolérable que nos enfants soient punis". Voici la photo qu'il a faite. Ultime précision : il s'agit du même parent qu'à l'école de Grotte-Rolland mais il a également un enfant à Bonneveine nous indique Antoine.

15 heures 17 : Carlotta poursuit son recueil de témoignages. Une représentante du syndicat éducation Sud estime qu'il y a beaucoup de parents des quartiers centre, ce qui explique selon elle le "peu" de monde. Une maman du Roucas Blanc regrette qu'ils ne soient qu'une dizaine mobilisés dans l'école. "Une garderie est ouverte mais elle coûte entre 300 et 400 euros l'année pour deux enfants, tout le monde ne peut pas se la payer, déclare cette maman qui compare la situation actuelle aux années 60. "Il y a une énorme majorité de femmes dans la rue", note-t-elle. Les parents commencent à s'organiser entre eux, les enfants tourneront chez les uns et les autres, les grands parents, jusqu'à ce que tout se mette en place.

15 heures 15 : Jean-Marie a rejoint Carlotta sur le Vieux-Port. Du coup, on a droit à quelques images animées via son compte Twitter.

 

15 heures 7 : Après les activités calmes de peintures sur pancartes, l'ambiance monte devant l'Hôtel de ville. Carlotta est sur place. Toute personne s'aventurant derrière la grille de la mairie se fait abondamment huer. Mais la dizaine de parents interrogés ne pensent pas avoir droit à une quelconque déclaration. Ça se passe sous une fenêtre ouverte de la mairie rue de la Loge. "Au boulot Gaudin", scandent les parents. "Le maire ne tient plus le rythme". Y a de quoi, avec une telle ambiance. Beaucoup d'enfants, première manifestation, même la citoyenneté, ça commence tôt. Certains cortèges se déplacent vers le port… "On va où ? Aucune idée mais on y va".

15 heures : Les maires de secteur de droite sont sur le terrain pour faire face aux interrogations des parents. Sabine Bernasconi est attendue à la salle des Lices. Et Bruno Gilles communique sur son compte Twitter.

tweet bruno gilles :

 

 

14 heures 43 : Carlotta Morteo est arrivée près de l'hôtel de ville. Pendant qu'on jette des boulettes de papier à travers la grille de l'Hôtel de ville, façon la guerre des boutons, les cortèges se rassemblent à coup de tambour et de sifflets. 

 

 

14 heures 34 : Antoine a rejoint la mairie de Bagatelle où un certain nombre de parents mécontents ont décidé de passer une partie de l'après-midi. Ravis de l'évènement, les enfants manifestent avec pour slogan : "Casanova passe ton Bafa".

 

 

Pendant ce temps, les parents livrent leurs témoignages : "Nous ce qu'on veut c'est se faire entendre, faire entendre les cris des parents, faire entendre les besoins des enfants", dit l'une. "La réforme n'est pas mise en place ok mis ce n'est pas pour autant à nous de prendre sur notre temps", commente l'autre. Le clivage politicien n'est pas évident à les entendre :  "La réforme ne nous satisfait pas forcément mais sa non-mise en place nous ajoute des contraintes supplémentaires".

 

 

La mairie s'occupe des enfants en les occupant tandis qu'une délégation de parents d'élèves va rencontrer le maire d'arrondissements, Yves Moraine, tout juste revenu de sa partie de foot avec les enfants de la Grotte-Rolland.

 

14 heures 22 : Avant de quitter l'école de la Grotte-Rolland, Nathalie Cauquil a recueilli le témoignage d'un élu de secteur d'Yves Moraine qui en profite pour régler ses comptes avec les parents de l'association Chaperché. Philippe Franceschetti, adjoint délégué au conseil d'école déplore notamment "que l'association soit un noyau tenu par des portes-parole militants de Mennucci, comme M. Malfettes. C'est dégueulasse pour les parents. On n'est pas tout blanc mais tenter des exploits politiques avec des enfants c'est dégueulasse".

14 heures 13 : Jean-Marie est en route pour le centre-ville. Il nous envoie quelques images de son voyage. 

 

14 heures 7 : Sur Twitter, on prend des nouvelles de la manif en attendant que notre reporter Carlotta Marteo rejoigne le théâtre des opérations. Elle mettait la dernière main à un très beau reportage sur JR qui sera mis en ligne sur Marsactu

Esther:

 

14 heures 3 : Derniers instants du reportage à Grotte-Rolland, les filles n'ont finalement pas eu accès au gymnase et dansent à côté du terrain de basket. 20 élèves sont encore présents (les 14 de tout à l'heure étaient une erreur de comptage, Nathalie pense que certains devaient être avec la maîtresse dedans).

13 heures 53 : Léger temps mort en attendant que les différents groupes de parents rejoignent les points de manif. Du coup, on en profite pour faire passer des tweets oubliés de Jean-Marie qui descend en bus avec les parents d'élèves des Fabrettes.

 

 

C'est bucolique, ce vendredi noir. 

 

 

13 heures 49 : Elodie Crézé quitte le centre d'animation de la rue Sénac. Ce vendredi noir est sur toutes les lèvres. C'est le sujet du jour. Un père et ses deux fils descendent la Canebière. Un petit garçon s'écrie : "Le maire, il nous fait sortir à n'importe quelle heure !" A l'école Franklin Roosevelt, les portes se ferment à 13 h 30 pile et tant pis pour les parents retardataires. Le père se désole : "Avec les voitures, c'est dangereux ! Moi, j'ai pu m'arranger avec mon boulot pour me libérer le vendredi après-midi. Je suis éducateur…"

13 heures 45 :  Retour auprès du Maradona du 6/8, Yves Moraine explique sa présence dans la cour de récré : "On a considéré qu'il fallait assumer la responsabilité de cette situation donc nous sommes venus avec mes adjoints. Certains n'ont pas voulu venir et je ne leur ai pas forcé la main car c'est une situation particulière au niveau juridique. Il y a pire que de passer l'après-midi avec des enfants, c'est la conséquence agréable d'un problème difficile". Yves Moraine repart à bord de sa C4 vers la mairie de Bagatelle. La mairie de secteur doit accueillir un pique-nique de parents d'élèves. Trois élus restent pour garder les enfants.

13 heures 36 : Rue Sénac, la responsable, Mme Benghalia reçoit Elodie Crézé. Interdiction de prendre des photos à l'intérieur, sauf de l'énorme classeur contenant les 50 inscriptions d'enfants, constitué en deux jours… "C'est du jamais vu pour nous, même au niveau du centre aéré." Aujourd'hui, seuls 14 enfants sont inscrits mais c'est la semaine prochaine qu'il faudra renforcer les effectifs des encadrants, pour les 50 inscrits. Des associations sportives viendront faire l'animation. Des gamins viennent dès 11h30 et restent jusqu'à 16h30 ou 18h. "Cela s'est fait sereinement. C'est pour aider les parents. Il ne fallait pas paniquer pour ne pas paniquer les parents. Les enfants viennent principalement de l'école Saint-Savournin. Des parents très investis ont formé un collectif pour faire du covoiturage d'enfants."

 

 

 

13 heures 32 : Aux Fabrettes, aucune trace d'un élu qu'il soit de la majorité municipale ou de la mairie de secteur socialiste n'a pointe le bout de son écharpe. La mobilisation était pourtant annoncée. La preuve en vidéo : 

 

13 heures 21 : ​L'école de la Grotte-Rolland est une sorte d'épicentre de la mobilisation. Une des seules écoles de la Ville où les élus sont obligés de mouiller la chemise. Mais cela ne se passe pas toujours bien. La directrice et l'inspectrice d'académie ont quitté les locaux après une dispute avec Maurice Talazac, élue de secteur UMP. L'élu leur a reproché de ne pas assumer leurs responsabilités. "Ce n'est pas normal que les enfants restent seuls ! Tous les parents ne peuvent pas venir, certes. Mais certains parents nous surveillent en face de l'école, c'est un acte de militantisme politique, confie-t-il à Marsactu. Et ce n'est pas normal que les enseignants les laissent sans surveillance".

Le maire de secteur Yves Moraine en personne est arrivé en renfort avec des bouteilles d'eau et des casquettes à l'effigie de la mairie des 6 et 8e. 


           

Yves Moraine commence une partie de football avec les enfants. Le maire des 6/8 est mené 2 à 1. Marie Martinod élue de secteur déléguéeà la vie associative, déclare : "Vous voyez, grâce au maire, les enfants auront eu une activité périscolaire cet après-midi". On vous laisse admirer la foulée.

Mais comme il s'agit tout de même d'animateurs qui militent à l'UMP, on n'est pas trop pour la théorie du genre. Pendant que les garçons jouent au foot, les filles font des activités calmes à l'ombre. Louison et Ilona, pendant ce temps, préparent un bracelet au maire. "On n'a pas d'activité pour filles !", râlent-elles avant de demander au maire l'autorisation d'accéder au gymnase pour faire de la danse. Le maire leur accorde, sous la vigilance d'une de ses élus.

 

 

13 heures 18 : Aux Fabrettes, les parents se préparent à rejoindre l'hôtel de ville. Ils y vont en bus. Le reportage suit. 

 

tweet JM :

 

 

13 heures 10 : Antoine Garbay a réussi à avoir quelques infos sur l'ambiance au sein de l'école Roucas-Blanc occupée. La directrice Catherine Pila était candidate sur les listes de Gaudin. Autant dire qu'elle est donc opposée à cette "occupation". Dans la cour, ils sont une trentaines d'adultes et une quarantaine d'enfants à pique-niquer dans la cour. Mais rien n'a été fait pour leur faciliter les choses. Même les toilettes sont fermés, selon la directrice "l'inspectrice a interdit l'ouverture des locaux, quels qu'ils soient".

Les activités périscolaires sont organisées par les parents. Les enfants dessinent, font des collages. Les parents ont "pris d'assaut l'école" selon une mère d'élève. La directrice et les instits sont enfermés dans le bureau de la directrice et ne participent pas aux activités. Les parents d'élèves attendent de ces manifs une meilleure considération : "On n'est pas les pions sur l'échiquier politique de Gaudin, c'est insupportable d'être traité comme ca par quelqu'un qu'on élit. Gaudin est très loin des réalités du terrain".

13 heures 4 : Depuis la veille, une caricature du maire fait le tour des réseaux sociaux, déclinées sous toutes les formes. Aux Fabrettes, on en a fait des affichettes.

 

Toujours aux Fabrettes, une "tata" à fermé les portes de l'école laissant les parents à l'intérieur. "Ils n'ont pas d'autorisation pour être là mais on les y laisse", dit-elle. Elle a participé au débrayage d'une heure des Atsem. "On fait grève justement parce qu'on ne veut pas avoir à prendre en charge les enfants à 13h30."

 

13 heures : Nathalie nous envoie un petit clin d'oeil. Sur le panneau d'affichage devant l'école de la Grotte-Rolland, on peut voir une annonce déposée par une maman qui avait prévu le coup !

 

12 heures 56 : Jean-Marie a rencontré Thomas le papa de Jules et Sabine la maman de Luca à l'école des Fabrettes. Ils sont plutôt favorables à la réforme en elle même comme beaucoup de parents de cette école qui a choisi la pédagogie Freinet. "Ça va dans le bon sens de proposer autre chose que des heures de cours aux enfants, estime Sabrina. Là mon enfant va se retrouver à la maison à rien faire le vendredi après midi. Super !"

 

Toujours aux Fabrettes, séance coiffure avant le départ pour la manifestation. Jusqu'à nouvel ordre, Nora garde les deux enfants d'une amie. "Je le fais volontairement mais ça ne devrait pas être à moi de le faire ! Aujourd'hui c'est ma première manifestation : c'est pas normal cette situation !"

12 heures 47 : ​ 

Antoine Garbay a rejoint l'école du Roucas-Blanc où les parents ont décidé de squatter la cour pour un pique-nique festif avant de rejoindre Bagatelle vers 15 heures. Pour l'heure, la porte est fermée. Selon quelques indiscrétions qui ont filtré à travers la porte, l'occupation n'a pas été très bien vécue par la directrice. En attendant de trouver un moyen de rejoindre la cour ou de grappiller d'autres infos, Antoine Garbay fait suivre cette photo d'une affiche qui résume leurs revendications. 

 

12 heures 42 : Retour en centre-ville. après avoir quitté l'école des Abeilles, Elodie Crézé a rejoint le centre Dugommier, une des centres gérés par la mairie de secteur qui doivent accueillir les enfants sans mode de garde pour cet après-midi. Pour l'instant, c'est vide, mais entre 5 et 10 enfants sont attendus cet aprè-midi. 20 sont inscrits pour semaine pro. Et 50 dans le centre de la rue Sénac, entre aujourd'hui et la semaine prochaine. La responsable de Dugommier explique : "Seuls les parents qui travaillent tous les deux peuvent emmener leurs enfants ici. La mesure devrait s'appliquer au moins un trimestre. Un cuisinier m'a confié qu'il risquait de perdre son emploi si on ne l'acceptait pas". Cet accueil des enfants en centres aérés a été mis en place dans plusieurs mairies de secteur avec chaque fois cette règle stricte sur les deux parents salariés. Dans les centres de la mairie du 1/7, les enfants peuvent venir dès maintenant. Ils doivent apporter un déjeuner. Ils trouveront sur place cette très évocatrice peinture.

12 heures 35  : A Grotte-Roland, il reste 14 élèves dans la cours de l'école. Ils sont assis à l'ombre et terminent leur pique-nique. La directrice est toujours dans les locaux.

12 heures 33 : Retour aux Abeilles, où les parents stationnent un peu. Une femme s'approche. Mère célibataire d'une petite fille de neuf ans et femme de ménage, elle commence son travail dans quelques jours. "Tout ce que je gagne va aller dans la paye d'une nourrice. Et puis avec mes horaires, je ne sais vraiment pas comment je vais faire: parfois je commence très tôt, finis très tard. Je ne peux pas demander aux voisins parce qu'il n'y a que des hommes célibataires, je ne leur fais pas confiance. On va parler au directeur, on compte beaucoup sur l'école, c'est une grande famille!"

12 heures 25 : A l'école des Fabrettes dans le 15e arrondissement, les parents font un pique-nique de protestation. Jean-Marie Leforestier nous envoie un Vine, une courte vidéo de quelques secondes.

 

12 heures 16 : Nathalie Cauquil est toujours devant l'école de la Grotte-Rolland dans le 8e arrondissement. Cinq élus dont le conseiller d'arrondissement Maurice Talazac sont devant l'école. L'un d'eux a précisé aux grand-parents qu'ils restaient  jusqu'à ce que les parents arrivent Les enfants sont assis dans la cour de l'école et ont entamé leur pique-nique. L'inspectrice vient de confirmer qu'un élu allait rester pour les garder. "L'éducation nationale finit son travail à 11h30, explique-t-elle. Nous allons donc partir".

Devant l'école, les parents réagissent parfois avec verdeur. Patrick Biaggini, père de deux enfants, vient de récupérer ses garcons. "L'école a eu deux mois de vacances, qu'on ne me dise pas qu'en deux mois ils n'ont pas pu s'organiser ! Moi j'appelle ca des branleurs !" Zeya Hamimed est maman de trois enfants. Elle est venue les récupérer mais compte les ramener cet après-midi, "en signe de protestation".

12 heures 8 : ​​Retour aux Abeilles, dans le centre-ville. Des grands parents sont venus, ponctuellement. Les seuls à être zen dans ce joyeux bazar. Les enfants ne savent pas s'ils mangent ou pas à la cantine. Les parents non plus d'ailleurs. Mme Beccaria, enseignante en classe de CE1 se désole même si elle garde le sourire: "Les parents n'ont pas compris qu'il y avait cantine le vendredi et pas le mercredi, pas école le vendredi aprè-midi… Ils ne savent pas quand ils doivent récupérer les enfants. Après, cet après-midi, ce sera le problème des tatas ! En plus on a d'autres soucis, on attend l'aval de la mairie pour l'ouverture d'une classe supplémentaire. On risque d'être débordé de toute façon puisque on va sans doute accueillir des enfants sans école !"

12 heures : Jean-Marie Leforestier est arrivé aux Fabrettes, une école occupée de Notre-Dame-Limite, dans les quartiers Nord. Les parents présents témoignent de leur désarroi. "Aujourd'hui j'ai la chance de ne pas travailler, explique Sophie maman de Lena, Ryan et Theo. Je ne sais pas comment je vais m'organiser avec le travail : je suis infirmière à l'hôpital Nord. Je pense que je vais être obligée de demander un temps partiel car mon mari est artisan, à son compte, il ne va pas pouvoir se libérer." On peut également écouter les témoignages sonores d'autres parents sur ci-dessous.

 

11 heures 53 : Notre journaliste Nathalie Cauquil à l'école de Grotte-Rolland où le sort de la vingtaine d'enfants en rade n'est pas réglé. L'inspectrice de la circonscription a fait le déplacement auprès de la directrice pour s'enquérir de ce qu'il adviendra d'eux. Les instituteurs sont partis, les Atsem aussi. Des grands-parents sont venus devant l'école au cas où les enfants seraient laissés à la rue. Des ateliers péri-scolaires seront organisés par les parents d'élèves. Certains d'entre eux comptent rejoindre la mairie de Bagatelle.

11 heures 47 : Aux Abeilles, un groupe de femmes discute entre elles de la mise en place de la réforme, nous indique Elodie Crézé qui est sur place. "Nous ne travaillons pas, mais on doit quand même s'organiser. Et on n'a pas les moyens d'inscrire nos enfants à des activités péri-scolaires", explique une d'elles. Une autre maman crie à son enfant dans la cour : "Medhi, il n'y a pas cantine aujourd'hui !". "Il n'a pas compris", glisse-t-elle ensuite. Pas simple pour les enfants de comprendre ces histoires d'adultes qui dérègle leur petit monde.

Un peu partout, les parents ont fait jouer le système D en s'organisant avec les congés, les RTT et on privilégiant les modes de garde collective. C'est ce qu'explique un papa : "Je suis obligé de poser un jour de temps en temps. J'ai déjà pris cette habitude. On va s'organiser, essayer de prendre plusieurs enfants, mais pas trop non plus".

11 heures 42 : Notre journaliste, Antoine Garbay est à la mairie du 6/8 où les parents ont prévu de se rassembler avec leurs enfants à partir de 14 heures. Selon la mairie, ça sera "bon enfant". L'équipe animation de la mairie attend les parents pour parler avec eux. Pas de policier, aucun encadrement spécifique n'est prévu. L'adjointe au maire, Danièle Casanova, avait annoncé qu'elle ne souhaitait pas envoyer les CRS.

11 heures 36 : Selon le collectif DZ qui se préoccupe de la situation des écoles marseillaises depuis les élections municipales, la mobilisation est réelle. Plusieurs écoles sont occupées aux quatre coins de la ville : rue Neuve-Sainte-Catherine, à la Timone, aux Fabrettes… Bon nombre des parents en colère devraient converger vers la mairie centrale où une manifestation est prévue dès 14 heures. Dans les quartiers sud, c'est la mairie de Bagatelle qui devraient servir de point de ralliement aux parents du secteur.

Sans compter toutes celles où les parents d'élèves se sont organisés dans leur coin. Ainsi à l'école du Roucas-Blanc, un pique-nique est prévu avec une banda pour l'animation musicale. Pour les militants du collectif DZ, la mobilisation suscite une belle couverture médiatique.

11 heures 25  : Dans les écoles où les personnels de cantine sont en grève, les directeurs ont fait passer un passer un mot sur les carnets de correspondance pour informer les parents qu'il faudrait récupérer les enfants dès 11 h 30. En espérant que leur progéniture ait bien passé le mot…

Sinon certains ont privilégié le bon vieux mot placardé sur la porte comme sur le panneau de cette école des quartiers Nord, Les Fabrettes, où s'est rendu notre reporter Jean-Marie Leforestier.

 

11 heures : Ça part mal à l'école de la Grotte-Rolland. Les parents d'élèves de cette école du 8e arrondissement ont annoncé dès mercredi qu'ils comptaient laisser leurs enfants à la bonne garde de la Ville. Or, contrairement à ce que déclarait l'adjointe à l'éducation Danièle Casanova jeudi, il ne semble rien avoir de prévu par la mairie pour assurer la surveillance de la vingtaine d'enfants qui squatteront la cour cette après-midi. "J'ai appelé Allô Mairie, ce matin, et ils m'ont dit que la Ville n'allait rien mettre en place avant vendredi prochain, explique Laurent Malfettes, l'un des parents d'élèves. Dans notre école, il y a grève de cantine et il n'y aura donc plus personne pour assurer la garde des enfants à partir de 11 h 30". Une de nos reporters, Nathalie Cauquil sera sur place pour surveiller ça de près.

 

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Commentaires

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  1. marseillais marseillais

    Quel gâchis. La Mairie qui se réveille un peu tard après deux années de pourrissement, Gaudin espérant surfer sur le rejet du Gouvernement.
    Mal vu Monsieur le Maire, l’effet boomerang risque d’être terrible parce que les parents, qu’ils soient de gauche ou de droite constatent avec effroi son incurie.

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  2. DUcon DUcon

    Ha ! Moraine joue au foot avec les garçons ( parce que les fille ça ne joue pas au football) Hé oui avec les élus ump de Marseille je “joue aux petites voitures et non à la poupée” parce que je suis un garçon. Je “joue à la poupée et non aux petites voitures” parce que je suis une fille. … A quand les tenues rose et bleus à Marseille pour les écoliers …

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  3. jexprime jexprime

    Un reportage sur les bobos fait par des bobos…

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  4. marseillais marseillais

    L’exaspération des marseillais dépasse les classes sociales. On touche là au quotidien des parents, à l’éducation de leurs enfants, à la désorganisation de leur vie quotidienne.
    Du nord au sud de la ville, tout le monde est apte à juger l’incurie du maire et de ses élus. Seul le stade Vélodrome sera prêt en cette rentrée. Mais même l’entraineur n’est pas content

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  5. snoopy snoopy

    Monsieur le Maire est prêt à faire dépenser à la ville (et aux contribuables) des millions d’euros pour le stade Vélodrome, mais pas pour nos enfants ! Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs, Monsieur le Maire …

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  6. Anonyme Anonyme

    Incurie, impéritie, impuissance, faux-semblants, mensonges, inaction, irresponsabilité, gaudinades…

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  7. sophie sophie

    Heureuse de voir que nombre de parents se sont mobilisés devant l’immobilisme de Gaudin and Co. Les choses ont déjà commencé à bouger mais il faut continuer sinon ils vont nous laisser avec des garderies toute l’année à la place des activités peri-scolaires.

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  8. Anonyme Anonyme

    Dommage que les parents ne se soient pas mobilisés en mars pour ne pas réélire cette bande d’incompétents.

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  9. Cécilea Cécilea

    Bonsoir tout le monde,
    Je trouve ce fil d’actualités vraiment bien mené, tout le monde à la parole, bravo marsactu!
    Il n’y a qu’un commentaire de la rédaction qui m’a fait tiquer: quand vous vous étonnez que les CIQ participent à cet effort pour trouver des solutions. Marseille est une somme de villages, chacun ayant ses spécificités, et les comités de quartier sont un poumon merveilleux: si la mise en place de cette réforme pouvait enfin rendre aux CIQ leur rôle de CIQ (et non pas juste des soucis de paroisse, de stationnement, et de tournois de belote), à savoir la prise en main des écoles, des enfants, et des citoyens du quartier tout court, et bien ce serait un point positif de cet énorme échec de Gaudin et des administratifs de la ville qui préfèrent la finance bling bling à la réalité de la population qui travaille à 80%… Les CIQ peuvent drainer de la solidarité au sein d’un quartier, pour les seniors, mais aussi pour les enfants, les familles en difficultés. Nous, parents, avons mis en place des systèmes solidaires d’entraides que personne ne nous enlèvera. Si les CIQ prennent le relai de cette solidarité, ce sera tout ça de gagner pour refaire vivre les quartiers, cœurs anonymisés de cette trop grande ville que ses élus ne savent plus gouverner. Pour le renouveau d’une solidarité de quartier, grâce au bon sens des citoyens, hop hip hip hip!!! Les CIQ ont un rôle à retrouver, un vrai grand rôle, allons y!
    Sinon, je trouve que ceux qui parlent de bobos ne savent pas que bobo = bourgeois bohème, que ce terme ne veut rien dire, parce que les bourgeois ne sont pas des bohèmes, et que les bourgeois mettent leurs enfants dans des écoles privées. On confond juste bobo avec “citoyens qui réfléchissent au delà d’eux mêmes, et se posent des questions au delà de ce que la télé nous dicte”, et dans ce cas vivent les bobos qui permettent le genre de manif qui fait plier Gaudin pour l’école (assez rare pour être souligné !). Forza les citoyens été Marseille, au delà des urnes du 3ème âge, réagissons!

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  10. Lili Lili

    Et dans les quartiers Nord, ca se passe comment ??

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  11. ¨Pôvre Marseillais ¨Pôvre Marseillais

    J’ADORE l’affiche du clown … et pour Mamy Casanova !

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  12. Cécile Cécile

    C’est une honte de laisser des jeunes enfants sans accueil ni activités périscolaires. Que l’on soit pour ou contre une réforme des rythmes scolaires (j’y suis favorable mais elle doit être ambitieuse et ce n’est pas le cas), CE N’EST PLUS LE PROBLÈME. Il est indécent que le maire de la 2ème ville de France n’ait pas mesuré l’ampleur et la gravité de la situation pour les familles qui sont in fine prises en otage. Continuons tous à nous mobiliser !!! C’est notre devoir de citoyens !!!
    http://parentspeep.wordpress.com/

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  13. Delair Delair

    Cette foi le Tartarin de Marseille va en prendre un coup, fini les pagnolades qui n’amusent plus que lui et qui masquent l’incurie de cette municipalité.
    On ne peut éternellement maintenir le couvercle sur la marmite par des calembours et des réparties à l’emporte pièce. A travers cette monstrueuse déficience puisqu’elle touche les enfants, c’est tout un système vérolé qui éclate au grand jour.

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  14. domjake domjake

    vous avez de la chance, vos enfants sont à l’école les miens cp cm2 n’ont pas fait leur rentrée.Déménagement,inscription en aout, mauvaise organisation administrative,ils sont là à se demander,c’est pour quand la rentrée????Je pensais personnellement que l’école était obligatoire à partir de 6ans.

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  15. Lisedelmundo Lisedelmundo

    Super boulot de toute une rédaction mobilisée, bravo MarsActu !
    Dans les commentaires ici, c’est affligeant de voir que certains tentent encore de tout ramener à une idéologie, comme le font les élus pour zapper leurs responsabilités. Les nouveaux arrivants et les parents des quartiers Nord/quartiers délaissés ont en commun que: les premiers sont hallucinés de découvrir ces procédés démagos dignes d’un autre âge, tandis que les seconds les connaissent par coeur (les avoir “testés” à leur dépend) et savent qu’ils ne servent qu’à éluder les vraies problématiques, celles qui dépassent largement les optiques partisanes. Etymologie de politique= affaires de la cité. Une gestion dans l’impasse, quand sans prendre en compte l’avis des habitants, ou qu’on fait semblant > en triant sur le volet ceux avec qui on veut bien dialoguer, càd ceux prêts à avaler des couleuvres en échange de… Le coup des CIQ: Cécilea, ceux qui comme vous s’illusionnent encore sur leur représentativité citoyenne devraient mieux se renseigner; à Marseille c’est … comment dire… spécial !

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  16. JL41 JL41

    La réalité vécue par les enfants est assez éloignée de ce que préconisent les pédagogues dans les réformes qui se succèdent, à commencer par le temps passé dans la rue ou devant la télé. Pourquoi ces réformes tiennent-elles si peu compte des contraintes de travail des parents ? Les enfants passent avant pensent les réformateurs, mais oublier les contraintes des parents peut conduire à pire que ce qu’on voulait réformer. On fait la guerre ici ou là, ou met l’argent dans un stade dispendieux, mais l’école française et particulièrement à Marseille, manque cruellement de moyens en regard des problèmes qu’on aimerait qu’elle affronte, comme si nous ne croyions plus à l’avenir de nos enfants ? Les parents aussi manquent de moyens, c’est pour ça que dans les foyers les deux parents travaillent, Monsieur Gaudin. Ceux qui votent pour vous, députés, sénateurs et autres élus, n’ont pas les mêmes moyens que vous et ils ont du mal à s’organiser.
    Mais c’est possible que certains parents puissent négliger la surveillance ou l’éducation de leurs enfants. On lisait dans la Provence d’aujourd’hui dans un bilan de la saison balnéaire (page 5) : « 160 enfants égarés en 2012, 450 en 2013, 473 cette année [alors que la fin de la surveillance des plages ne correspond pas à la fin de leur usage]. L’inquiétude gagne les sauveteurs qui demandent davantage de vigilance aux parents. »
    Merci à Marsactu pour la couverture de cette journée, même si le résultat est un peu décousu, mais il laisse apparaître des éléments intéressants, que parfois les bons articles masquent dans leur lissage des évènements.
    La création artistique qui a entouré ce regrettable hiatus marseillais est assez intéressante. Un anonyme a donné ce lien où l’on recense un certain nombre d’affiches assez réussies : http://notrereformedu16.wordpress.com/2014/09/05/florilege/
    Après la narration de 12 h 42 d’Elodie Crézé, on voit sur la photo prise dans le centre Dugommier apparemment, deux affiches qui s’inscrivent pleinement dans la veine du pop’art surréalisme, qui avait fait l’objet d’une belle exposition à Lyon en 2011 (et quand à Marseille ?) : http://www.rhonealpes.fr/777-les-enfants-terribles.htm
    Le débat autour de l’intérêt des CIQ a été intéressant aussi, avec notamment le propos sans parti pris de Cécilea (5-9 21 h 37). Evidemment, les animations de danses folkloriques organisées par les anciens qui constituent les CIQ sont très éloignées du pop’art surréalisme, mais il y a parfois aussi de l’indépendance de vues dans les CIQ et en tout cas des bonnes volontés. Sortons un peu des nids de poule !

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  17. Gaudin préfère le curé à l’instit Gaudin préfère le curé à l’instit

    Des sous en veut tu en voilà , , pendant que les écoles public meurent, au 1er janvier prochain le forfait annuel accordé par la commune aux élèves marseillais du privé va encore grimper de 10 euros, à 850 euros. Soit une subvention globale de plus de 11 millions d’euros pour les quelques 13 000 têtes blondes (maternelles et élémentaires) et 57 écoles privées de Marseille, toutes confessions confondues (sacré papy Gaudin )

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  18. Anonyme Anonyme

    compte rendu du 5 septembre 2014, 11 septembre 2014 à 13:26 min

    Compte rendu de la rencontre du vendredi 5 septembre 2014, entre 4 représentants des parents d’élèves et Danielle Casanova, élue de Marseille à l’Education

    Mme CASANOVA a fait une introduction sur l’historique de la situation actuelle :
    – Les premiers pas Mairie / Etat : « après le décret, une consultation a été lancée avec l’ensemble des partenaires (syndicats d’enseignants, services d’animation, services de l’éducation). Lors de ces réunions, les professeurs ont manifesté leur désaccord vis-à-vis de la réforme. La mairie a donc proposé un projet expérimental, qui a été refusé par le Ministère de l’Education Nationale. »
    – « Aujourd’hui, il peut être proposé sur 85 % des écoles un projet pour les activités périscolaires du vendredi.
    Mme Casanova nous a rappelé les difficultés de recrutement de 3500 animateurs. La mairie prévoit de déléguer les activités du vendredi aux fédérations d’éducation populaire (IFAC, AIL, Leo Lagrange, etc). Elle nous a précisé que la politique rentrait à l’école puisque ces fédérations étaient à la base politisées. De plus, la Mairie a décidé de ne pas faire cohabiter des associations dans les écoles, mais préfère installer sur chaque école un organisme coordinateur comme l’IFAC ou autre. »
    « Sur Marseille, il y a 350 BAFA actuellement. De plus, il est hors de question d’utiliser des emplois aidés du fait de la limite des contrats. » Remarque : quoi qu’il en soit, une partie de ces emplois seront précaires – travailler 3h sur une semaine, voire avec un contrat de 16h ou 24h par mois, ce n’est pas suffisant pour une stabilité. «De plus, la Région a refusé d’organiser plus de formations de BAFA. »
    – « Les15M€ prévus pour les activités avec les enseignants, et du fait de la réforme, seront reversés pour partie pour les activités du vendredi après-midi, en plus de la dotation de l’Etat (environ 6 M d’Є. » Les enseignants, dans la philosophie de la réforme doivent se recentrer sur les matières fondamentales et le programme de l’éducation nationale.
    – « Les règles pour l’acceptation de tout projet du vendredi pour des conditions maximales de sécurité »:
    o Un Taux d’encadrement : 1 pour 14 en maternelle, 1 pour 16 en primaire. D’où des problèmes de locaux dans certains établissements. Ces problèmes devront être réglés en conseil d’école : les instituteurs devront actés qu’ils doivent laisser libres d’accès leurs locaux. »
    o « De plus en rappel, les directeurs d’écoles sont responsables de ce qu’il se passe sur l’école, y compris les activités. »
    o En conclusion, Mme Casanova « s’engage pour la semaine qui vient à présenter à 85% des écoles, les projets périscolaires. Et ceci à partir de mercredi. Les informations seront affichées sur les écoles.»
    o « De plus, le conseil d’école doit se prononcer, activité par activité, utilisation des locaux comprise. »
    o Remarques sur le Timing :
    § les élections de parents d’élèves doivent impérativement se tenir avant le 10 octobre (jour des élections des délégués de parents d’élèves).
    § 13 octobre : conseil municipal
    – « Toutes les fédérations d’éducation populaire susceptibles d’intervenir ont été reçues et sont en capacité d’organiser dans un premier temps une garderie gratuite dès la semaine prochaine ».
    – Pour les écoles (15 %) qui n’auront pas encore d’activités proposées le vendredi, les Associations de Parent d’Elèves sont susceptibles d’intervenir. A la seule condition qu’elle dispose d’un contrat d’assurance et d’une convention d’occupation des locaux.
    – Cette disposition est valable aussi pour la garderie du mercredi (11h30-12h30), dans le cas où il n’y aurait pas d’enseignants volontaires pour cette garderie.
    – 250 Référents ont été choisis (pour les 455 écoles marseillaises), et sont en cours de formations (fin le 5/9). Des coordinateurs seront choisis, un par secteur, pour chapoter les référents.
    – Finances :
    o Rémunération :
    § « animateurs BAFA » / des encadrants » : 9€ de l’heure.
    § 15€ aux enseignants pour la garderie.
    § L’étude : 21€ pour un professeur des écoles (pas le même taux horaire)
    o Budget des activités : dotation d’Etat ( ?) pour 2014-2015 de 90€/enfant, pour 74 500 enfants.
    o Coût des activités : 3€/h et par enfant.
    o Conseil municipal : ils ont provisionné 9M€ jusqu’en décembre.
    – « Affichage mercredi si des garderies sont prévues sur les écoles. »
    – « La mise en œuvre des activités doit être opérationnelle au pire en décembre 2014. »
    – Mercredi après-midi : Ok pour que les APE prennent les enfants BENEVOLEMENT en garderie le mercredi après-midi, sous réserve d’assurance.

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