Violences policières : du sursis requis contre deux « chasseurs » de la BAC
Le tribunal correctionnel de Marseille a jugé ce mercredi deux policiers de la BAC mis en cause pour "violences" sur un couple interpellé pendant le couvre-feu. Confronté au "déni" des prévenus, le parquet a pointé les dérives de la BAC.
Salle correctionnelle du palais Monthyon à Marseille. (Photo : CMB)
Le dossier est intéressant. Il a comme "intérêt", précise la procureure Sylvie Odier, de "mettre en lumière les pratiques de la police nationale sur la voie publique". Les pratiques en question ? L'interpellation d'un couple, Éliott et Marion, lors d'une nuit de confinement, le 30 avril 2021. Elle vaut à deux policiers de la BAC centre de comparaître devant le tribunal correctionnel de Marseille ce mercredi pour violences. Et "elle ne laisse aucune place à la relaxe", estime le parquet, qui a requis cinq et six mois de sursis simple à l'encontre des fonctionnaires.
Cette nuit-là, l'équipage de la BAC est appelé pour intervenir sur un immeuble de la rue Louis Grobet, près de la gare Saint-Charles. Des voisins signalent aux policiers la présence de fêtards sur des échafaudages. L'un d'eux, Éliott, habite lui-même au rez-de-chaussée. Comme on le voit sur la vidéo d'un témoin diffusée durant l'audience, le jeune homme est sommé par un policier de redescendre de l'échafaudage. C'est à ce moment que le comportement de deux fonctionnaires sort totalement des clous.
Cyril A., brigadier-chef à l'époque, est poursuivi pour des violences ayant causé cinq jours d'interruption totale de travail (ITT) à Éliott. Son collègue Mélik S., qui a été promu brigadier-chef depuis les faits, est jugé pour violences aggravées, notamment par l'usage d'une bombe lacrymogène, ayant occasionné 21 jours d'ITT à Marion. Comme dans de trop nombreux dossiers de violences policières, la découverte d'une vidéo de la scène a totalement changé l'issue de l'affaire. Révélée par La Provence puis par
Il faut espérer, ou prier, que ces VIOLENCES POLICIERES ne soient pas généralisées…
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A nouveau des individus qui n’ont rien à faire dans la police, ils ont un comportement de voyous face à deux personnes ne présentant aucun danger, sinon pour elles même. Ajoutées à ça, les fausses déclarations démontrent leur lâcheté: ils n’ont même pas le courage de reconnaitre le disproportion de leurs gestes. Nous avons besoin d’une police républicaine convenablement formée et respectueuse de la loi.
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A chasser de la police ces délinquants qui se croient tout permis sous prétexte qu’ils sont « policiers ».
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Tant de connivences et le jour où les masques tombent juste du sursis. Les policiers ont raison la justice est trop laxiste pour être efficace. C est une rééducation complète qui est nécessaire, notamment des décideurs qui ne veulent pas voir les conséquences de leurs choix, du manque de moyens, de leurs coups dr menton cachant mal leur peur du débordement généralisé.
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