Sandrine Rolengo, la battante du bâti pour qui le patrimoine « c’est pas guinguette »
Elles sont du genre à ne rien lâcher, jamais. À se battre jusqu’au bout pour une cause qui leur tient à cœur. Elles sont acharnées. Pour cette série d’été, Marsactu va à la rencontre de femmes qui dédient leur énergie à un sujet au point de soulever des montagnes. Cette semaine, rendez-vous avec la déléguée de Sites & Monuments, qui veille à la préservation de tous les paysages.
Sandrine Rolengo devant une maquette des vestiges de la Corderie. (Photo : Emilio Guzman)
Il n'y a pas de hasard. Sandrine Rolengo donne rendez-vous à l'ombre d'une terrasse rue d'Endoume, à quelques mètres à peine des vestiges de la carrière antique de la Corderie et à cent pas de l'abbaye Saint-Victor. C'est-à-dire en quasi co-visibilité de deux des monuments historiques de Marseille sur lesquels elle veille au quotidien. À cet endroit, sa vie a pris un virage décisif, il y a un peu moins de dix ans. Désormais, le maquis de règles et de lois qui régit le patrimoine paysager est devenu son jardin d'agrément.
Avant d'être la représentante locale de l'association nationale Sites & Monuments, Sandrine Rolengo a été @Sandylacherien sur Twitter. Un pseudo qui résume bien une ténacité de caractère, qui précède sa passion pour les vieilles pierres. Le surnom lui est resté, même si elle ne fréquente plus ce réseau social.
Sa satisfaction du jour ? Un courrier de la directrice régionale des affaires culturelles, au sujet du terrain de jeu inclusif construit au pied du fanal du Fort-Saint-Jean, en plein cœur d'un monument historique. La fonctionnaire précise le caractère "expérimental et provisoire" des aménagements et fournit l'arrêté qui encadre l'installation dessinée par Ora-ïto. "Il a été pris quelques jours après mon courrier", sourit Sandrine. À son actif également, l'acceptation par le ministère de la Culture d'une demande d'instance de classement de
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Bravo Sandrine pour ton action dans une ville qui a longtemps négligé son patrimoine.
Pour protéger un immeuble, il y a aussi la possibilité de l’inscrire au PLU comme bati remarquable.
Ce qui a été fait par exemple pour le Pavillon de l’octroi à la Madrague de Montredon et pour les anciens établissements Reggio avenue de Mazargues
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Merci, Benoît-Gabian, pour ce portrait, et
BRAVO et merci à Sandrine Rolengo pour son action – et bravo à Cannelle qui vous a drainée vers la carrière de La Corderie (j’apprécie aussi beaucoup le compagnonnage canin).
Je n’ai aperçu (trop brièvement) les vestiges du site que lors des dernières JEA en juin dernier, alors que j’y aspirais depuis les alertes du Gabian en 2017 : en poste à l’époque à l’Université de Tours, j’avais dû me borner à interviewer à distance mon ami et collègue J-Claude Bessac, à signer les pétitions et à les relayer auprès de mes étudiant.es.
Que vous soyez désormais investie au sein de Sites et monuments, voilà qui me paraît une excellente nouvelle. Bon courage pour la suite !
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