[Vidéo] Caméras et big data : sécurité ou surveillance ?

Débat Marsactu
Rédaction de Marsactu
14 Avr 2018 0

Retrouvez en vidéo et en accès libre notre débat consacré à la vidéo-surveillance et au projet municipal de big data de la tranquillité publique. Pendant près de deux heures au Théâtre de l’œuvre, nos trois invités ont débattu du rôle de ces dispositifs dans le travail policier, de leur efficacité et de protection des données personnelles.

De gauche à droite : Violette Artaud (Marsactu), Sébastien Brun, Laurent Mucchielli et Félix Tréguer.

De gauche à droite : Violette Artaud (Marsactu), Sébastien Brun, Laurent Mucchielli et Félix Tréguer.

Filmer un débat sur la vidéo-surveillance ? Le paradoxe ne nous a pas effrayés chez Marsactu. Sous la houlette de Violette Artaud, nos invités, le brigadier de la police nationale et syndicaliste CFDT Sébastien Brun, le sociologue Laurent Mucchielli et le militant de l’association La Quadrature du net Félix Tréguer ont débattu de l’utilité des 1000 caméras marseillaises de vidéo-surveillance et de leur prolongement, le projet de big data de la tranquillité publique. Cela a été souligné à plusieurs reprises au cours de la soirée : le déploiement de ce vaste réseau au cours des dix dernières années a fait l’objet de peu de débats publics.

Après une présentation de notre journaliste Julien Vinzent, qui a signé plusieurs articles sur le sujet (voir notre dossier), Sébastien Brun a livré un témoignage sur l’utilisation des images de vidéo-surveillance par la police nationale. Un outil certes utile, mais dans combien de cas et à quel coût, a enchaîné Laurent Mucchielli, auteur de l’ouvrage Vous êtes filmés, Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance. À l’origine de la révélation du cahier des charges du big data de la tranquillité publique (voir notre décryptage), Félix Tréguer a quand à lui décortiqué les enjeux du développement de ces systèmes sur les libertés fondamentales.

Malgré un thème plus technique, peut-être aussi plus anxiogène, que notre précédent événement au Théâtre de l’œuvre, autour du centre-ville, nombreux étaient les participants à s’emparer du micro pendant près d’une heure de séance de questions. Effet de déplacement de la délinquance vers des zones moins surveillées, concentration des moyens sur la répression plutôt que sur les politiques sociales ou de prévention, changement de regard sur l’espace public, conditions de mobilisation autour des enjeux des données personnelles : les interpellations principalement critiques envers ces outils ont cependant permis de creuser davantage leurs ressorts, leurs impacts et leurs limites, avec nos invités.

Tous les deux mois, Marsactu et le Théâtre de l’œuvre mettent en débat des thèmes qui font l’actualité de la ville et du département. Retrouvez l’agenda de ces débats sur notre page Facebook et notre fil Twitter.

La captation vidéo a été réalisée par Margaïd Quioc


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