Une vague #MeToo chamboule l’école des Beaux-Arts de Marseille

Enquête
le 9 Déc 2020
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En 2018, un dispositif contre les discriminations à l’école des Beaux-Arts de Marseille a permis de faire émerger des témoignages de violences sexuelles qu'auraient subies des étudiantes. Ces témoignages ont fait l’objet d’un signalement à la procureure de la République, procédure qui a été classée sans suite. L'émergence de cette parole et la réponse institutionnelle apportée ont créé tensions et incompréhensions au sein de l’école.  

L'entrée des Beaux-Arts. Photo par Cécile Braneyre/flickr.

L'entrée des Beaux-Arts. Photo par Cécile Braneyre/flickr.

Cachée au cœur des Calanques, sur le campus de Luminy, l’école des Beaux-Arts de Marseille pourrait presque se faire oublier. Et c’est sans faire de vagues que l’établissement a été secoué par une libération de la parole autour des violences sexistes et sexuelles. En mars 2019, Pierre Oudart, directeur des Beaux-Arts de Marseille depuis un […]

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Commentaires

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  1. Jacques89 Jacques89

    Situation bizarre qui semble gérée de façon honnête par un directeur dont il faut saluer la volonté de mettre en place des « contre-mesures ». Par contre, la réunion d’un groupe sur les réseaux sociaux autour de ce thème pourrait bien ouvrir la porte à des excès qui peuvent nous rappeler « les risques du métiers » (réalisé par André Cayatte en 1967). Ceci dit, il y a des profs qui seraient bien inspirés en évitant des comportements douteux, indignes de ce que l’on peut attendre d’un enseignant.

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  2. Latécoère Latécoère

    Seulement deux commentaires sur cet article, il y avait pourtant de quoi dire ! Sur la défense incroyable du directeur qui se demande « Est-ce qu’il y a un danger ? ». On n’est pas loin du classique « il n’y a pas mort d’homme ». On le sent plus concentré sur la façon dont il va pouvoir se sortir de la situation que sur son rôle de protection des étudiantes. Depuis André Cayatte la loi a progressé. On a défini ce que sont des agissements sexistes et les procédures disciplinaires qui y sont attachées (avec notamment un volet intéressant sur la charge de preuve qui n’incombe pas totalement à l’accusatrice). Et contrairement à ce qui est écrit, l’employeur a une obligation légale de prévention et d’action face aux agissements sexistes et au harcèlement sexuel.
    Enfin un mot pour souligner le courage de ces jeunes femmes qui ont osé parler et aller jusqu’au bout. Elles sont du bon côté de la force, face aux gros lourds, aux vrais porcs, et aux esprits rabougris occupés à calculer la chaleur de la flamme.

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