Squats à Marseille, la part invisible du mal logement

Décryptage
le 3 Mai 2021
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Combien de squatteurs se nichent dans des lézardes d'une ville à l'habitat dégradé comme Marseille ? Personne n'a de chiffres exacts pour mesurer l'ampleur de la situation. Mais selon de nombreuses associations concernées, le phénomène est en hausse.

Des familles rejoignent les bus alors que les immeubles du Petit-Séminaire sont évacués sont murés, novembre 2020. (Photo : B.G.)

Des familles rejoignent les bus alors que les immeubles du Petit-Séminaire sont évacués sont murés, novembre 2020. (Photo : B.G.)

Qu’il soit à la vue de tous aux Flamants dans le 14e arrondissement, dans les barres d’une copropriété dégradée ou caché au détour d’une porte de garage mal fermée rue Cazemajou, le phénomène des squats s’enracine peu à peu dans le paysage marseillais. “La situation se dégrade depuis au moins trois ans partout à Marseille, […]

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Commentaires

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  1. MarsKaa MarsKaa

    Si je comprends bien, les responsabilités sont partagées entre lEtat, le département, la préfecture. La municipalité et la métropole (la Region ?) n’ont pas de rôle à jouer ?
    Ce qui me frappe, c’est que souvent dans le discours publics les “squatteurs” sont décrits comme des agresseurs, qui sattaqueraient volontairement au bien d’autrui (ou public) pour nuire.
    Rarement on veut regarder en face cette réalité : aujourdhui, en France, des etres humains n’ont pas d’autres choix que de chercher un abri, pour se reposer, se protéger, et sont soumis à des conditions de vie terribles. Hommes femmes enfants au parcours de vie compliqué.
    Pourquoi les pouvoirs publics ignorent-t-ils cette réalité ? Pourquoi meprise-t-on ces gens ? Pourquoi ne s’en occupe-t-on pas sérieusement ?
    Les benevoles des associations ont bon dos. On compte sur eux…

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  2. Lecteur Electeur Lecteur Electeur

    Le 15 mars dernier Libération a publié un article sur des squats légaux pour héberger les sans-papiers qui ont été organisés à Rennes. )

    L’article étant réservés aux abonnés je vous en donne seulement un bref résumé afin de respecter le droit d’auteur du journal :

    Une association rennaise a ouvert de nombreux squats et a investi une maison de retraite vide, vouée à la démolition. Près de 200 migrants y ont trouvé refuge et ont obtienu un sursis rare : la justice leur accordant plusieurs mois pour évacuer. Sur proposition de la municipalité, l’association et le promoteur ont signé une convention d’occupation temporaire des lieux.
    Cette expérience a fait boule de neige : des collectivités, des bailleurs sociaux proposent de nouvelles bâtisses vides. A partir de 2018, la démarche a pris de l’ampleur. La Fondation Abbé-Pierre (FAP) rejoint l’initiative et se charge de convaincre des promoteurs immobiliers de mettre à disposition leurs biens vacants, dans le cadre d’ occupations temporaires, d’au moins un an, avec un nombre de personnes défini et une date de remise des clés. Un système avantageux pour les promoteurs. «Leur plus grande crainte, c’est les squats : ça engendre des frais de justice et des délais. Avec le commodat, ils économisent les coûts de gardiennage, de vidéosurveillance et ils savent quand ils pourront récupérer leur bien. …», souligne Stéphane Martin, directeur de l’agence bretonne de la Fondation Abbé-Pierre. »

    Pour les abonnés : (https://www.liberation.fr/societe/logement/a-rennes-des-squats-legaux-pour-heberger-les-sans-papiers-20210315_RJAAQOO4TFHFHB4RNLMOXT43LM/?redirected=1

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