Traverse Saint-Bazile, les locataires sont invités à réintégrer un immeuble en vrac

Actualité
le 6 Sep 2019
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Depuis quelques jours, l'immeuble situé au 1 rue Saint-Bazile a vu lever son arrêté de péril. En entrant dans les lieux, les locataires ont découvert des appartements en chantier, envahi de nuisibles, dans lesquels il est impossible d'habiter. Un symbole du lent retour à la normale des immeubles en état de péril.

Traverse Saint-Bazile, les locataires sont invités à réintégrer un immeuble en vrac
Traverse Saint-Bazile, les locataires sont invités à réintégrer un immeuble en vrac

Traverse Saint-Bazile, les locataires sont invités à réintégrer un immeuble en vrac

Après la vague, vient le reflux. Depuis le 5 novembre 2018, Marseille a connu un nombre sans précédent d'arrêtés de péril, condamnant des immeubles, barrant des rues et poussant dehors des milliers de personnes, hébergées à l'hôtel. Et puis, vint le reflux, beaucoup plus lent. Selon notre dernier pointage 351 arrêtés de péril ou d'interdiction d'occuper, 37 ont fait l'objet d'une main levée partielle et 51 ont été totalement levés. Et la vague des périls se poursuit avec 34 arrêtés pris en juillet et août.

N.B. : un arrêté de péril peut concerner plusieurs immeubles.

Si la vague de péril était dramatique, le retour des délogés est tout aussi problématique. Depuis le début de la semaine, les locataires du 1 traverse Saint-Bazile, entre autres, en font la douloureuse expérience. En effet, fin juillet, l'arrêté de péril pris le 19 décembre dernier a été levé. Une fois bouclé le tour administratif des différents services, dont ceux de l'État, le document signé de la main de Julien Ruas, l'adjoint en charge de la sécurité, a atterri sur le bureau de Jérémie Escoffier, syndic pour le compte du cabinet Laugier Fine. "J'ai alors fait un mail pour indiquer au propriétaire que les appartements étaient réintégrables", convient l'intéressé.

Une information que certains propriétaires ont immédiatement traduite comme le retour possible des locataires dans leurs anciens appartements. Accompagnés du syndic, certains locataires . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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3 commentaires


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  1. Vincent Squale Vert

    Un parfait exemple du manque d’articulation entre 2 services municipaux SPGR et SCHS. Et quid de Soliha qui fait une fiche de signalement PDLHI quand un locataire refuse de réintégrer. Qui enquête ? La charte du relogement est loin d’être respectée et d’avoir une déclinaison opérationnelle….

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  2. marseillais

    Je pense avant tout aux habitants de l’immeuble et au cauchemar qu’ils endurent. Voilà l’exemple d’une gestion anarchique et totalement incompétente de la crise du logement à Marseille.

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  3. RIchard CAGNY

    Immeuble de nouveau condamné à ce jour….

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