Reprise d’Alteo : État et région s’engagent pour soutenir la filière rouge
Dans un courrier commun adressé au tribunal de commerce, le préfet et le président de région posent a minima 2 millions d'euros sur la table pour la valorisation de la Bauxaline, résidu de la transformation de la bauxite. Autrement appelé "boues rouges" par les riverains et écologistes qui affirment que la matière est toxique, sa commercialisation est un enjeu pour la poursuite de l'activité de l'usine d'alumine de Gardanne.
La bauxite, venue de Guinée, dont est extraite l'alumine. (Photo d'illustration issue des archives de Marsactu)
L'enjeu
Le tribunal de commerce tranchera entre deux offres de reprises d'Alteo. Celle d'UMS veut abandonner "l'amont" des activités de l'usine, responsables des résidus de bauxite stockés à Mange-Garri.
Le contexte
L’État et la région veulent soutenir financièrement la valorisation des résidus de bauxite sous forme de Bauxaline. Un choix en faveur de l'offre de reprise Alto, d'un ancien directeur de l'usine.
Commentaires
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On se demande bien pourquoi le Préfet de Région vient signer cette lettre qui engage l’Etat dans un choix technique (sur lequel il n’est pas compétent) dans le but de sauver des emplois; Le Maire, ou Pannier-Runacher, à la limite, mais un Préfet… ?
Vu le contexte, cette signature à vraiment l’apparence d’une « couverture environnementale » (la Mission Régionale de l’Autorité Environnementale étant désormais assurée par le Préfet de Région – officiellement depuis le décret du 3/07/2020) probablement demandée par le repreneur qui sait très bien que l’entreprise n’est pas viable s’il doit respecter les règles dictées dernièrement. Si cette opération renardmuselienne, obscure par nature, arrive au bout, on peut d’ores et déjà en conclure que les inspecteurs de la DREAL resteront bien sagement dans leur bureau et éviteront de tourner autour de Mange-Garri ou des filets des pêcheurs de Cassis. Mais au moins on saura à qui on doit d’être toujours « dans le rouge ».
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si après ça le tribunal de commerce ne sait pas quelle offre retenir !!
c’est tout de même étrange qu’un Etat représenté ici par le Préfet qui ne jure que part le marché et la libre concurrence et un président de Région ultra libéral mettent 2M d’euros d’argent public dans une entreprise en cessation de paiement en faussant ainsi la concurrence entre 2 offres
cette entreprise n’a rien à voir avec la réindustrialisation elle reçoit des matériaux (transport maritime + routier ) les transforment et les envoient en Chine ( re transports ) où ils sont valorisés mais stockent les déchets en France
ces mêmes déchets que l’ont trouvent déjà dans des crassiers le long de l’Huveaune et du ruisseau des Aygalades
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Et voilà la France-Afrique qui revient : un déchet chez nous qu’on “valorise” en Afrique pour que les africains puissent habiter dans de belles maisons radioactives… Un gros air de déjà vu (scandale AREVA, …) !
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Il est intéressant de constater que HIG envisage l’arrêt du “rouge” alors qu’il y a un an le directeur de l’usine disait publiquement qu’il n’en était pas question !
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