Procès d’un gang nigérian : « Une fois membre, je devais faire tout ce qu’ils demandaient »

Actualité
le 7 Nov 2023
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Premier jour d'audience du procès à Marseille d'une quinzaine de membres des Arow Baggers, confrérie nigériane connue pour sa violence. Peu de victimes viendront déposer devant le tribunal, mais l'une d'elles y a livré un témoignage glaçant.

Chef supposé du gang à Marseille, Lateef, répond par monosyllabes aux questions traduites par un interprète. (Illustration : Ben8)
Chef supposé du gang à Marseille, Lateef, répond par monosyllabes aux questions traduites par un interprète. (Illustration : Ben8)

Chef supposé du gang à Marseille, Lateef, répond par monosyllabes aux questions traduites par un interprète. (Illustration : Ben8)

"Si je n'étais pas allée au commissariat, ils m'auraient tuée". Ce lundi 6 novembre, dès le jour de son ouverture, le procès de membres du gang nigérian des Arow Baggers (ou "Aro Bagas") devant la 7e chambre du tribunal correctionnel de Marseille, est entré dans le vif du sujet : la violence endémique qui caractérise les activités criminelles de ces groupes mafieux. Une jeune femme vient dérouler à la barre les sévices dont elle a été la victime. À quelques pas d'elle, dans le box et sur le banc des prévenus, quinze hommes sont jugés, dont treize sont présents. Ils sont poursuivis pour des faits de violences, proxénétisme, violences sexuelles parfois commises en réunion et aide au séjour irrégulier sur le territoire français.

Avec ses protagonistes aux nombreux alias, ses méandres complexes et ses affaires dans l'affaire, ce procès qui doit durer trois semaines s'annonce hors normes. La présidente Christel Etienne-Garcia prend d'abord le soin d'en poser le décor. Celui des confréries nigérianes ou cults : les Arow Baggers (les bérets rouges), la Eiye Confraternity (qui portent eux du bleu) ou encore les Black Axes. Des bandes organisées "violentes", "radicalisées", actives depuis des décennies au Nigeria, dont les pratiques mafieuses - proxénétisme ou deal de drogue - "se sont exportées en France". De même que le trafic d'êtres humains. Notamment des femmes qui, après avoir subi la cérémonie rituelle du "juju" et s'être endettées lourdement pour rallier l'Europe seront, dans leur grande majorité, prostituées de force.

À Marseille, synthétise la présidente, les bérets rouges des Arow Baggers sont présents en centre-ville et dans les quartiers Nord au parc Corot, à Bougainville. Mais aussi aux Rosiers et au parc Kalliste. Tandis que "le palace", chemin de la Commanderie (15e . . .

Coralie Bonnefoy

Commentaires

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3 commentaires


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  1. didier L

    Glaçant … et la Spada dans tout ça ?

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  2. Marc13016

    Effrayant en effet.
    « C’est difficile pour un tribunal de juger si les victimes ne sont pas présentes » dit Mme la Présidente : tout est là …

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  3. Alceste.

    Un seul mot pour ces individus : dehors !

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