Pris entre les tirs des trafiquants, les parents du Racati ont peur pour leurs enfants
Situées au fond du quartier du Racati, les deux écoles Saint-Charles sont prises au piège de fortes tensions liées aux trafics de stupéfiants. Les parents d'élèves demandent à la Ville et au préfet de sécuriser les lieux.
Pris entre les tirs des trafiquants, les parents du Racati ont peur pour leurs enfants
Ce mardi matin, une quarantaine de parents d'élèves des écoles maternelle et primaire Saint-Charles manifestaient devant leurs établissements. En cette rentrée des vacances de Pâques, quelques jours après un nouveau meurtre dans la cité du Racati (3e arrondissement), l'association de parents d'élèves des "Minots de Saint-Charles" tenait à exprimer son "exaspération" et son "profond sentiment d'abandon". Situés en bordure immédiate du centre-ville, entre la gare Saint-Charles et l'autoroute, les deux établissement mitoyens se trouvent dans un cul-de-sac, juste derrière la faculté Saint-Charles. Tous les matins, les 250 élèves doivent obligatoirement traverser le quartier, longeant des immeubles où les trafiquants font la loi.
Vendredi 12 avril, un jeune homme a été tué par balle, à quelques mètres des deux écoles. "Il y avait eu plusieurs avertissements, raconte une habitante du quartier. La veille au soir, on a entendu des coups de feu. Puis le vendredi à 13 heures, 15 heures et 17 heures." Elle assure que la police a été avertie plusieurs fois de ces échanges de tirs, très certainement entre trafiquants . . .
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