Poussés dehors par la Ville, les Amis du Vallon des Auffes reviennent grâce à la métropole

Actualité
le 28 Juil 2022
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Grâce à l'appui de la métropole, l'association des Amis du Vallon des Auffes va reprendre ses activités nautiques à partir de la piscine de mer, après plus d'un an de conflit ouvert avec la mairie de secteur.

La "piscine" du vallon, lieu incontournable de Marseille et source de discorde entre collectivités.
La "piscine" du vallon, lieu incontournable de Marseille et source de discorde entre collectivités.

La "piscine" du vallon, lieu incontournable de Marseille et source de discorde entre collectivités.

Les affaires vont enfin reprendre !” Au Vallon des Auffes, Serge Vila jubile. Le local de  l’association des Amis du Vallon (AVA) dont il est le trésorier va rouvrir et la location de paddles et kayaks proposée à ses adhérents va pouvoir reprendre. Pour ce faire, un arrêté de la métropole, signé le 19 juillet par sa présidente Martine Vassal, autorise la matérialisation d’un chenal afin de permettre aux kayaks et paddles de l’AVA de circuler dans la piscine du vallon.

L’association continuera donc d’occuper “la piscine de mer” du vallon, ce bassin aménagé dans l’ancien petit port de pêche, niché en contrebas de la Corniche et qui appartient juridiquement à la métropole. Les quelques bouées du chenal prévues pour séparer le bassin du port auront aussi une portée symbolique : avec elles, la métropole permet aux Amis du vallon de gagner leur bras de fer, engagé il y a plus d’un an avec la mairie des 1er et 7e arrondissements.

Rideaux baissés, façade taguée

Le passage doit être délimité dans les prochains jours. En attendant, les nombreux baigneurs de la journée défilent devant le local encore fermé de l’association. Rideaux baissés, façade taguée, le lieu fait presque tâche dans ce paysage de carte postale. Avec ce nouvel arrêté, Serge Vila tient sa revanche : “On est soulagés. C’est une excellente nouvelle après toute cette attente.”

Au pied de la piscine, le local où sont stockés les paddles et kayaks ouvrira de nouveau bientôt ses portes. (Photo : DP)

En 2015, sous la mandature de la maire de secteur Sabine Bernasconi (LR), l’AVA tout juste créée investit cet ancien local de plongée qui borde la piscine afin de proposer à ses adhérents la location de paddles et kayaks. En 2020, l’arrivée du Printemps marseillais rebat les cartes. Le lieu intéresse également la maire de secteur, Sophie Camard (PM) qui souhaite créer là un espace maritime public. “L’AVA était invitée à se joindre à notre projet“, explique-t-elle.

L’association change les serrures

L’AVA, la métropole et la Ville signent alors une convention tripartite jusqu’en décembre 2021. Mais les relations entre la mairie et l’association ne cessent de se dégrader. Dans un courrier en date du 8 avril 2021, Sophie Camard laisse un mois à l’association pour vider la place. Elle dénonce la proximité, pouvant être dangereuse selon elle, entre les baigneurs et les activités nautiques de l’AVA. Elle désire voir d’autres initiatives éclore là et a même plaidé un temps pour le détachement du bassin et du local du giron métropolitain pour en faire une base nautique municipale. “Je souhaitais permettre l’émergence de projets environnementaux et associatifs autour du bassin, lieu dont devrait pouvoir profiter chaque Marseillais”, précise-t-elle aujourd’hui. La mairie appelle aussi de ses vœux une mise en concurrence pour l’occupation du local, public, qui de temporaire “s’est peu à peu transformé en appropriation privée durable”. L’association accuse aussitôt la maire d’expulsion.

En décembre dernier, alors que la convention avec l’association arrive à son terme, celle-ci refuse d’ailleurs de quitter les lieux. “Quand la mairie de secteur a voulu se rendre au local, les membres de l’AVA avaient changé la serrure”, peste Sophie Camard. Une accusation que ne nie pas Serge Vila. “Nous ne voulions pas que tout le monde puisse se rendre dans le local sachant que notre matériel est stocké dedans”, plaide-t-il.

C’est en quelque sorte une privatisation des lieux et la métropole a choisi de dealer avec l’AVA.

Sophie Camard, maire des 1/7

Depuis, la mairie de secteur a choisi de prendre du champ avec ce dossier du Vallon “sans se désengager du lieu où des médiateurs de la Ville s’assurent quotidiennement de la tranquillité de la piscine”, affirme la maire. Informée récemment de la réalisation du futur chenal, validant de fait le retour des activités commerciales de l’AVA sur place, Sophie Camard ne cache pas sa déception : “C’est en quelque sorte une privatisation des lieux et la métropole a choisi de dealer avec l’AVA.

À la métropole, on justifie ce choix de création d’un chenal dédié pour des raisons de sécurité. “Avec ce passage, tous les usagers de paddle et kayak pourront circuler sans danger du bassin à la sortie de mer et inversement“, indique Didier Réault, vice-président de la métropole délégué à la mer et au littoral.

“Encadrer plutôt qu’interdire”

L’élu Les Républicains se défend de tout traitement de faveur à l’égard de l’association et assure que “ce chenal signe la fin des conflits d’usages” qui polluent la vie de la piscine du Vallon depuis des mois. Aujourd’hui, la réglementation du bassin, situé dans le port, interdit les activités nautiques ainsi que la baignade. “La pratique du paddle et du kayak se fait au Vallon depuis des années malgré la réglementation. Avec cet arrêté qui délimite l’espace de circulation, nous préférons encadrer les activités plutôt que de les interdire”, détaille Didier Réault.

Pour la métropole, le dossier de l’association des amis du Vallon est en règle. “Il y a quelques mois, nous avons procédé à une mise en concurrence pour l’occupation du lieu, et nous n’avons reçu que la demande de l’AVA“, indique-t-il. Après étude du projet, la métropole a donc décidé de confier le local à l’association. Un gage de confiance que la collectivité justifie par la voix de Didier Réault : “Même si la métropole garde son autorité portuaire, elle a le droit de déléguer. L’AVA pourra donc jouer le rôle de médiateur autour de la piscine.” En plus, donc, de ceux de la Ville. Serge Vila savoure : “Les choses vont redevenir comme avant.” À la mairie de secteur, la reprise des activités de l’AVA ne génèrera peut-être pas la même allégresse.

Actualisation le 27/07/22 à midi : ajout d’une précision de Sophie Camard sur sa volonté de voir éclore sur ce lieu une base nautique municipale (Voir son “complément d’informations” dans les commentaires).

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Commentaires

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  1. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Privatiser un espace public, s’asseoir sur la réglementation qui interdit une activité sous prétexte “d’encadrer” celle-ci, accorder un passe-droit aux copains : la droite marseillaise est indécrottablement fidèle à elle-même.

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    • LN LN

      Depuis hier, la plage de Prado Nord vient d’être totalement fermée et pour moi privatisée au profit d’un groupe de kitesurfeurs appartenant au centre municipal de voile déplacé sur ces plages-là vu les constructions pour les JO 2024.
      Aucune information, du jour au lendemain des barrières clôturent le lieu, plus aucun accès. La police est venue déloger les baigneurs et habitués récalcitrants sur la plage.
      Oh Menchon !!! C’est quoi ça ? On où là ? Et la loi littoral ? Et la plage publique ?
      Et pour le coup, là c’est pas la Métropole 😤

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    • LN LN

      Eh bien finalement, tout ça, c’est pour l’entrainement des compétiteurs kitefoil, kitesurf ect pour les JO ! Et Menchon a bien placardé les interdits
      Donc, plus de plages pendant 3 ans. Et après….

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  2. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    Ouf tout est redevenu comme avant, du temps de Bernasconi. Vivement la prochaine merguez-chipolata party de l’Ava, en espérant qu’ils ferment l’accès au bassin pour rester entre eux

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  3. MarsKaa MarsKaa

    Deux phrases résument à elles seules la situation anormale couverte par la droite locale :

    -“l’occupation du local, public, qui de temporaire “s’est peu à peu transformé en appropriation privée durable”. ”

    -Serge Vila savoure : “Les choses vont redevenir comme avant.” 

    Merci Reaut, merci Martine !

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  4. Mars, et yeah. Mars, et yeah.

    Amusant de voir qu’on parle surtout de l’usage, et non de l’objectif : l’AVA loue le matériel. Elle le loue cher. Et elle l’achète. Et le revend. Cela peut sembler minime, mais multipliez par le nombre de situations similaires et vous aurez une des “couches” de la grande carte du clientélisme. Car le but in fine n’est pas l’argent pour les acteurs politiques ici, mais la “fidélité”, ou la “relation client” plutôt.

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  5. Alceste. Alceste.

    Je vais pouvoir enfin voir Martine prendre le bain avec les brassières au Vallon des Auffes.
    Je me languis.

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  6. Assedix Assedix

    Sans la connaître j’avais au départ énormément de sympathie pour S. Camard, mais il faut bien reconnaître que depuis l’extension des horaires d’ouverture de la plage des Catalans, son bilan est famélique dans le VIIe et je commence presque à rejoindre ceux qui considèrent qu’elle s’en désintéresse complètement…
    On dirait qu’elle n’a aucun cran pour imposer sa vision!
    Je parie que le jour où elle s’est désengagée du dossier, elle avait dû tweeter comme à chaque fois que c’était une “belle réunion” avec de “beaux échanges” et de “belle perspectives” pour Vallon des Auffes.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      N’exagérez pas. L’imbroglio du Vallon tient surtout de la résistance de la mafia locale, orchestrée par Bernasconi. Camard (avec son équipe) a remis à l’usage du public d’autres espaces privatisés de force (square Berthie Albrecht, square Benedetti) et supprimé le monopole de la buvette du Silvain (tenu par devinez qui ? un membre de la famille Bernasconi).

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  7. Bouyaka13 Bouyaka13

    Je suis riverain et electeur PM et je me réjouis de la reouverture du local de l’AVA…il n’y a aucune privatisation de l’accès ni de la piscine…au contraire le vallon est entretenu, nettoyé quotidiennement, des ramassages dans la mer et les rochers organisés de façon hebdomadaire, les incivilités et l’insécurité vont cesser car l’AVA joue le rôle de médiateur, et les événements culturels proposés le soir gratuitement vont pouvoir reprendre etc… l’AVA est gérée par des gens du Vallon, qui y sont nés, ils sont complètement légitimes et font un travail remarquable, dans un lieu emblématique de Marseille, pourtant laisser à l’abandon par la nouvelle mairie de secteur depuis le début de la saison…sous prétexte des liens qui lient l’AVA a Bernasconi et l’ancienne équipe Gaudin…quand qque chose fonctionne il faut savoir le reconnaitre et laisser la politique de coté. Maintenant on espère le retour de la buvette du Vallon, sans couverts et gobelets en plastique bien sur 👌

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    • RML RML

      Votre commentaire laissé pantois

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    • Assedix Assedix

      @Bouyaka13: Vous avez bien appris votre leçon. 👍
      Bon, le passage sur “les incivilités et l’insécurité vont cesser” était un peu gros, mais sinon c’était presque crédible… Bravo!

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    • Bouyaka13 Bouyaka13

      @Assedix : J’habite le quartier depuis 20 ans, je constate juste l’état du Vallon avec et sans l’AVA…aucun parti pris, juste des faits et comme vous je pense que Camard commet une grosse erreur en misant tout sur le 1er à l’instar de sa predecesseur qui mosait tout sur le 7eme

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    • Bouyaka13 Bouyaka13

      @Assedix : J’habite le quartier depuis 20 ans, je constate juste l’état du Vallon avec et sans l’AVA…aucun parti pris, juste des faits et comme vous je pense que Camard commet une grosse erreur en misant tout sur le 1er à l’instar de sa prédécesseur qui misait tout sur le 7eme

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    • JMD JMD

      Je partage globalement votre avis et je ne suis pas du tout un fan de Sabine… Les responsables de l’AVA sont ce qu’ils sont (!) mais ils font un vrai boulot même s’ils ne sont pas toujours “diplomates” avec les gamins des quartiers… C’est un endroit qui reste populaire et qui résiste à la boboÏsation du quartier. Maintenant que l’on fasse un appel d’offre chaque année (ou tous les 3 ans) ne serait pas une mauvaise chose non plus …

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Bravo une belle leçon retenue par coeur. Le passage sur la légitimité de l’association car gérée par des “natifs” (on fait des accouchements à domicile dans le 7e ?) est peut-être un peu trop “Vassal touch”.

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    • marianne13 marianne13

      Tout à fait d’accord avec vous Bouyaka13. Je vis également dans le quartier et regrette comme beaucoup d’autres riverains la cessation d’activité de l’AVA uniquement pour des motifs politiques.

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    • Assedix Assedix

      @bouyaka13: vous avez détaillé toutes les actions de l’AVA. Eten effet, cette association se présente avant tout comme une association de défense de l’environnement. Pourtant, à vous lire, elle a cessé toute action de nettoyage, d’entretien, de médiation à partir du moment où la location de kayak a été mise en suspens… Cela pose tout de même question, non?

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  8. Tarama Tarama

    Le clientélisme, illustration.

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  9. jasmin jasmin

    Je ne suis jamais allée là à la piscine de mer. Est ce possible de nager à coté des kayak et paddle qui vont vers l’extérieur? Ou est ce que c’est la piscine privée des habitants du coin?

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    • Assedix Assedix

      Bonjour Jasmin,

      Je vais essayer de vous répondre avec honnêteté. La “piscine naturelle” est toute petite et n’est pas adaptée à la natation de toute façon. On y va plutôt pour la trempette ou faire jouer les enfants (Marsactu avait fait un chouette article qui parlait aussi des cours contre l’aquaphobie le matin, mais je ne sais pas si ça existe toujours) . Pour nager réellement, il faut sortir dans le chenal, ce qui est interdit mais toléré vu que le trafic des bateaux est faible.
      En réalité, le problème ce n’est pas le conflit d’usage: ce serait très bien de pouvoir louer un kayak ou un paddle et de profiter d’une buvette à cet endroit-là.
      Le problème, c’est que si votre tête ne revient pas à l’exploitant, vous allez très clairement sentir que vous n’êtes pas la bienvenue. Alors bon, si vous avez vraiment envie de faire du paddle, vous allez sûrement insister et retenter l’expérience une autre fois, mais vous allez vite vous lasser parce que vous avez autre chose à faire de votre temps libre que vous prendre la tête avec des ***.

      Et voilà pourquoi on dit que cet espace est “privatisé”

      PS: j’ai dit que les conflits d’usage n’étaient pas le problème, mais avec le chenal pour kayak ils vont probablement le devenir (entre les kayaks et la baignade sauvage).
      Mais bon, tout va aller très bien dans le meilleur des mondes puisque D. Réault autorise l’exploitant à faire la police, pardon la “médiation”, pour son propre compte.

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  10. Make OM Great Again Make OM Great Again

    Et pour quel projet précisément, Madame Camard ? Qu’est-ce que l’environnement vient faire ici ?

    Sans connaître précisément la gestion de ce lieu, je regrette la destruction de biens des escales mythiques de Marseille. Si l’intervention de l’Etat via la loi Littorale a été nécessaire, elle a aussi manqué de discernement et de sensibilité.

    Pourtant, on adore tous (en tout cas c’est mon cas) ces petits lieux dénichés, dans leur jus, tenus par des piliers du quartier et pratiquant des tarifs encore abordables.

    J’espère que ce lieu restera une guinguette populaire.

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    • RML RML

      La loi déjà. Juste la loi.

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  11. Jean-Marie Leforestier Jean-Marie Leforestier

    Nous avons reçu un “complément d’informations” de Sophie Camard, maire (PM) des 1er et 7e arrondissements que je reproduis ici :

    Bonjour,

    Suite à l’article publié ce matin, je souhaite apporter les précisions suivantes sur le dossier AVA :

    En 2020, la mairie de secteur a été alertée par la Direction des ports et par les sociétés nautiques, du caractère dangereux des circulations de paddles dans le chenal et la « piscine ». Une sécurisation du bassin avait d’ailleurs été installée par la Métropole. La baignade elle-même, si elle est tolérée et bien appréciable, n’est pas légalement autorisée puisque nous sommes dans un port. Par ailleurs, la situation du local n’était pas claire. Identifié depuis des années comme un équipement de Ville transféré à la mairie de secteur, il appartient en réalité à la Métropole depuis les transferts de compétences, et n’était plus inscrit à notre patrimoine.

    Dans ce contexte, les activités de l’AVA qui étaient remises en cause par ce besoin de sécurisation, ont été maintenues pendant un an, sans les paddles, via une convention tripartite entre l’AVA, la Métropole, la Ville et la mairie de secteur.

    Ensuite, l’AVA n’est plus du tout revenu vers la mairie secteur, menant ses propres démarches auprès de la Métropole. Elle a déposé une manifestation d’intérêt spontanée (à ne pas confondre avec la réponse à un appel d’offres) pour rester sur site. Les services de la Métropole ont répondu qu’il fallait pour cela que les conditions de sécurité soient remplies, comme nous le disions tous depuis le début. La Ville a répondu qu’elle souhaitait une rencontre avec la Métropole sur l’avenir de ce site, qui peut devenir une vraie base nautique avec toutes les autorisations nécessaires, si on déclasse cet équipement du domaine public maritime. Finalement, les soutiens politiques de l’AVA ont imposé ce chenal d’accès qui n’existait pas jusque là.

    Entre temps, la mairie de secteur a mis à jour son inventaire d’équipements transférés qui ne contient plus ce local, afin que notre responsabilité ne soit plus engagée.

    La mairie de secteur tient cependant à rappeler que le site dans son ensemble (bassin, petit esplanade etc.) reste du domaine public. Les médiateurs de la ville et les brigades de police circulent de droit sur cet espace. Nous rappelons aussi que désormais toute question de propreté, d’entretien des sanitaires, de nettoyage du bassin relève bien de la Métropole Aix Marseille Provence.

    Sophie CAMARD
    Maire des 1er et 7ème arrondissements de Marseille
    61 La Canebière – 13001 Marseille

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    • RML RML

      C’est très clair.
      Quelle scandale cette métropole ! Quelle bande de voyous.

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    • petitvelo petitvelo

      donc pas de mise en concurrence de l’attribution du local ?

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    • Bouyaka13 Bouyaka13

      En attendant le local est fermé depuis le début de la saison, le vallon est redevenu sale et les incivilités et l insécurité prospèrent…Si la ville avait un meilleur projet il aurait du être prêt pour la saison au lieu de laisser cet endroit fermé…et si elle s en remet aux médiateurs et à la PM la situation n’est pas prêt de s’améliorer…

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      @Boukaya13 pourquoi incriminer la responsabilité de la Ville alors que seule la Metropole a la gestion des lieux ?

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  12. Patafanari Patafanari

    Le paddle est quand même une activité ethnocentrée. Il est presque impossible de faire cabrer l’engin.

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  13. Richard Mouren Richard Mouren

    Dommage que Marseille, ville balnéaire bénéficiant de peu de lieux de baignade ou même de piscines d’eau douce, n’ait pas réussi à utiliser ce lieu un peu extraordinaire pour la baignade en sécurité. De plus, si l’association n’a pour but de louer du matériel qu’à ses seuls adhérents (ce qui est la règle pour une association), c’est une privatisation du domaine public. Si la location est ouverte à tous, c’est une amodiation du domaine public avec les contreparties monétaires et fiscales qui en découlent. C’est ce: “Les affaires vont enfin reprendre!” qui me chagrine un peu s’agissant d’une association (sans but lucratif par définition). Quel est le statut juridique de cet AVA? Marseille est “une ville d’affaires”, on le sait depuis longtemps.

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    • Assedix Assedix

      Limpide.
      C’est une association et dans mon souvenir il faut payer une adhésion (modique) pour louer la première fois. La question que je me pose, c’est celle de la latitude dont dispose une association pour accepter ou non des adhérents.

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  14. MarsKaa MarsKaa

    La reponse de la maire de secteur Sophie Camart devrait être intégrée sous l’article. Elle clarifie tres bien la position municipale, et “l’arrangement” entre l’AVA et la métropole, les responsabilités de chacun.

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  15. kukulkan kukulkan

    quelle utilité sociale et publique d’une activité de location de matériel nautique cher ? des tarifs sociaux existent ils ? des ateliers etc ? comment sont gérées les recettes ?
    bref une arnaque !

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  16. RC RC

    Le titre de cet article est un scandale à lui tout seul : l’AVA a ouvert l’an dernier, avec l’accord de la mairie de secteur. Mais ils ne pouvaient pas louer de paddle et des kayaks parce que c’est INTERDIT dans un port ! Est-ce que ce mot a toujours un sens ou bien ça dépend des points de vue ?

    Alors la Métropole fait un chenal. Fin juillet. Alors qu’elle connait le problème depuis 12 mois. Votre journaliste ne s’est pas demandée pourquoi la mise en place du chenal arrive seulement fin juillet : pourquoi si tard si c’est si simple ? Est-ce vraiment légal ? Qui va être responsable s’il y a un accident entre un paddle et un enfant dans la zone de la “piscine” qui fait partie du chenal ?
    Bref, article bâclé qui ne pose pas les bonnes questions et soutient des personnes qui privatisent l’espace public. Dommage pour Marsactu.

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    • polipola polipola

      je suis effarée par votre commentaire. à quel moment cet article « soutient des personnes qui privatisent l’espace public »? en quoi le titre de cet article est-il un scandale ?

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  17. BUJOLI BUJOLI

    ….La réponse de la Mairie apporte effectivement un éclairage sur l’affaire…Donc si la métropole est délégataire due Domaine public maritime, pour quelle raison électorale ou autre ont ils laissé penser que si le local est fermé c’est la faute de la mairie…En fait, l’AVA est la victime consentante d’une utilisation de la situationdu vallon au profit des intérêts du camp de la candidate LR aux législatives et de son amie présidente du conseil departemental et de la métropole, la mairie de secteur le coupable qui ne pouvait en fait rien faire…Et derrière les responsables de l’AVA auront leur dividende….

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  18. jasmin jasmin

    Dans l’article, j’aurais bien apprécié avoir un petit dessin, un plan de cet endroit, avec l’emplacement d’AVA, le bassin, le chenal, pour mieux comprendre de quoi on parle. J’imagine creuser un chenal pour servir AVA, c’est quand même un canal marin, il faut en charrier des tonnes de sable et faire en sorte que les vagues ne les ramènent pas, non? C’est un gros chantier de génie civil! Je ne comprends pas qu’on fasse cela pour une association de paddle. Je ne comprends même pas les explications de madame Camard. C’est tellement compliqué que j’ai l’impression que l’usine à gaz marseillaise me fatigue, je n’ai plus envie d’y penser. J’ai envie qu’ils se démerdent, et que je n’habite plus dans une ville aussi corrompue et mal gérée.

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