Pour les élections régionales, gauche et écolos divisés par l’union

Décryptage
le 23 Avr 2021
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D'un côté, le Pôle écologiste autour d'EELV, de l'autre le collectif Il est temps qui agrège citoyens et partis de gauche. Au milieu, un désir plus ou moins affiché d'union. Qui devra d'abord dépasser des tiraillements sur la tête de liste ou la stratégie à mener au deuxième tour.

Jean-Laurent Felizia (EELV), Olivier Dubuquoy (militant écologiste), Marc Pena (citoyen) et Olivia Fortin (Mad mars) sont évoqués pour mener des listes d'union en PACA. (Montage Marsactu)

Jean-Laurent Felizia (EELV), Olivier Dubuquoy (militant écologiste), Marc Pena (citoyen) et Olivia Fortin (Mad mars) sont évoqués pour mener des listes d'union en PACA. (Montage Marsactu)

L'enjeu

Tandis qu'un pôle d'union de la gauche prend forme, EELV poursuit pour le moment sa stratégie de rassemblement des forces écologistes.

Le contexte

La gauche a perdu le conseil régional en 2015 et ne siège même plus dans l'assemblée depuis, suite au désistement de Christophe Castaner pour faire barrage au RN.

Amour, trahison, faux-amis, portes qui claquent et coups en douce. Les élections régionales sont encore loin, et déjà les premiers épisodes de pré-campagne tiennent en haleine comme une telenovela brésilienne. À gauche, notamment. Le scrutin des 20 et 27 juin prochain devra élire un successeur à Renaud Muselier, président LR sortant, qui n’a pas encore fait acte de candidature, mais bat déjà la campagne. Ancien du RPR passé par l’UMP et LR lui aussi, Thierry Mariani s’alignera face à lui sous les couleurs du Rassemblement national.

Et à gauche ? La situation est complexe. Si vous avez aimé les municipales marseillaises, vous allez adorer les régionales. Pour l’heure, les forces de gauche et écologistes sont écartelées. D’un côté, le “Pôle écologiste” emmené par Jean-Laurent Félizia co-secrétaire Paca d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) et élu d’opposition au Lavandou dans le Var, rassemble des membres de son parti et de plusieurs formations écologistes (Cap 21, l’Alliance écologiste indépendante, Génération écologie). De l’autre, le mouvement intitulé “ll est temps” agrège plusieurs collectifs de citoyens, mais aussi des militants EELV dissidents, La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF), le Parti socialiste (PS), Génération.s, Place publique… Et depuis, mercredi, le Printemps marseillais, dont sa composante citoyenne Mad Mars.

Le rassemblement, chacun de son côté

“L’objectif, c’est le rassemblement”, assure Jean-Laurent Félizia, joint par Marsactu. Voilà qui tombe bien. Marc Péna, un des porte-paroles d’Il est temps et conseiller municipal d’opposition à Aix-en-Provence, préconise également “l’union la plus large “. Entre les deux pôles d’attraction, guère de divergences idéologiques, mais des manières de concevoir l’union qui paraissent quasiment irréconciliables.

On a d’abord rassemblé les écolos avant d’ouvrir aux autres forces politiques. Notre volonté est d’offrir aux électeurs une liste écologiste incarnée par une tête de liste écologiste.

Hélène Hardy, déléguée nationale EELV

Pour s’exprimer sur ces sujets au nom du Pôle écolo, Jean-Laurent Félizia, renvoie vers Hélène Hardy. Membre du bureau exécutif d’EELV, déléguée nationale aux élections, elle a pour tâche de mener les négociations depuis le placement sous tutelle d’EELV en Provence Alpes Côte d’Azur, suite à des différends internes déjà liés aux élections régionales. Pour elle, la stratégie est celle des “cercles concentriques”. “On a d’abord rassemblé les écolos avant d’ouvrir aux autres forces politiques. Notre volonté est d’offrir aux électeurs une liste écologiste incarnée par une tête de liste écologiste. On nous reproche une attitude hégémonique, mais c’est une attitude de responsabilité”, cadre la négociatrice. En clair, c’est Jean-Laurent Félizia ou personne.

Pour les Verts, le PS et le PC c’est oui, la LFI non

Les appels du pied du collectif écolo-gaucho-citoyen d’en face laissent Hélène Hardy de marbre : “On ne discute pas avec Il est temps, mais avec certaines des forces politiques qui y sont rassemblées comme le PS, le PC, GRS ou Génération.s. Au fond l’existence d’Il est temps fait double emploi.” Dans le périmètre politique que la déléguée nationale dessine, un grand absent : La France Insoumise. Un accord avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon pour les régionales “n’est pas d’actualité”, évacue l’écologiste.

Les Verts veulent la tête de liste, ne pas discuter avec Il est temps, et ne pas s’unir avec LFI. Je ne vois pas ce qui leur permet d’exiger autant !

Un élu de gauche

C’est, entre autres, sur le périmètre de l’union qu’achoppent les discussions. “EELV fait son truc dans son coin et arrive avec des prérequis : ils veulent la tête de liste, ne pas discuter avec Il est temps, et ne pas s’unir avec LFI. Je ne vois pas ce qui leur permet d’exiger autant !”, peste un élu engagé dans les négociations. Marc Péna renchérit : “Au sein d’Il est temps, la France insoumise a eu un rôle unitaire. Il est indispensable qu’elle soit dans notre périmètre, à sa place et ayant sa place.” Et il serait malvenu de se séparer aujourd’hui de LFI, alors que le mouvement a tant rechigné à rejoindre les autres forces de gauche lors des municipales, notamment à Marseille.

“Félizia, qui le connaît ? Il a perdu au Lavandou !”

Le militant marseillais Kévin Vacher, qui figure désormais au secrétariat d’Il est temps soulève une autre pomme de discorde : “Il y a une attente écologiste, citoyenne et démocratique très forte. Je ne suis pas sûr que Jean-Laurent Félizia incarne ça. Il a testé de partir comme ça et on voit bien que la dynamique ne prend pas.” Un élu, perfide, pointe le manque de visibilité de la tête de liste EELV : “Qui le connaît ? Il a perdu au Lavandou !” On agite aussi les chiffres du sondage IFOP rendu public le 14 avril qui offrent à Jean-Laurent une modeste 5e place avec 7% des suffrages (1). L’intéressé laisse couler et répond que “l’écriture de [son] récit de campagne est en cours”. Pourtant au sein de diverses composantes d’Il est temps, certains seraient prêts à laisser la tête de liste au Varois pour éviter un éparpillement des forces de gauche et écologiste.

Les carottes ne sont peut-être pas tout à fait cuites. “Non, veut croire Olivier Dubuquoy. D’abord désigné chef de file EELV, ce militant écolo a fait dissidence pour rejoindre Il est temps. De nombreuses personnes du Pôle écologiste qui se retrouvent dans nos valeurs sociales et citoyennes sont prêtes à nous rejoindre. Nous espérons que les appareils politiques seront à la hauteur de leur responsabilité et appelleront à une liste unique.”  Mais une fracture des écolos au niveau régional est aussi possible : l’aile gauche ralliant Il est temps ; l’aile droite choisissant l’option Félizia.

Divergences sur la stratégie au second tour

Dernier point de crispation à dénouer : la stratégie en vue du deuxième tour. Comme Olivia Fortin, candidate à la candidature et élue du Printemps marseillais à la mairie de Marseille, ils sont nombreux à évoquer l’expérience “traumatisante” de 2015. Face au score de Marion Maréchal-Le Pen (40,55% au premier tour), la gauche, menée par Christophe Castaner, avait laissé la voie libre à la droite. L’adjointe appuie : “Depuis six ans, la droite n’a pas d’opposition régionale qui s’exprime, depuis six ans Renaud Muselier fait une politique de communication, ce n’est plus possible.” Mais quelle place trouverait une gauche fragmentée dans l’hémicycle régional ? Comment exister ? Là encore tous ne regardent pas exactement dans la même direction.

Pour le second tour, chez EELV, un potentiel accord de second tour avec Renaud Muselier est envisagé.

Au sein d’Il est temps, Jean-Renan Le Pen, membre du secrétariat et représentant de “la dynamique citoyenne”, pose comme préalable une liste d’union “qui peut amener à la deuxième place”. Seul scénario viable aux yeux des membres du collectif pour éviter un duel LR-RN. Mais en cas de troisième ou quatrième place (à plus de 10%) que ferait le Pôle écologiste ? Un front républicain ? Hélène Hardy feint de s’interroger : “C’est quoi un front républicain ? Une chose est sûre, on ne laissera pas le RN gagner, donc à ce moment-là différentes décisions seront prises.” Un désistement ? Une entente avec Renaud Muselier ? La négociatrice d’EELV ne ferme aucune porte : “Vous pouvez tout imaginer.”

Jean-Laurent Félizia confirme que l’éventualité d’un “accord technique” avec le président Les Républicains a été évoquée, en interne, mais aussi avec certains des partenaires d’EELV, comme Marsactu a pu le vérifier. Des candidats de sa liste pourraient alors intégrer celle de Renaud Muselier tout en conservant leur rôle d’opposants dans l’hémicycle. La tête de liste EELV se dit “circonspect” et convient ne pas être “à l’aise avec l’idée : si c’est pour faire de la figuration, non.”

Des binômes et des noms

“Avoir des strapontins sur la liste de droite, c’est ça la stratégie ? C’est complètement délétère. On ne soutiendra jamais ça”, fulmine Jean-Renan Le Pen pour l’union de la gauche. De son côté, une socialiste des Bouches-du-Rhône s’exclame, estomaquée : “Même à Castaner, qui pourtant n’est pas le premier gaucho de service, ça ne lui est pas venu à l’esprit !”

Cette union qui, pour l’heure divise, n’est pas pour demain. Hélène Hardy temporise : “On a encore du temps.” Le dépôt des listes, il est vrai aura lieu entre le 10 et le 17 mai. Liste unique ou non, Il est temps a planifié des réunions ce week-end pour travailler sur des candidatures de son côté. Le collectif dit réfléchir “à un binôme avec quelqu’un qui porte la cause sociale et de quelqu’un qui porte la cause écolo”, résume Olivier Dubuquoy. Plusieurs noms figurent dans la short list : l’avocate niçoise proche de la France insoumise, Mireille Damiano, la fondatrice de Mad Mars et élue du Printemps marseillais Olivia Fortin, le syndicaliste Laurent Tramoni, le dissident écologiste Olivier Dubuquoy, ou encore Marc Péna qui voudrait faire valoir une candidature citoyenne. Et autant de combinaisons et de duos possibles… dont l’élaboration donnera lieu à moult âpres négociations. Avec sans doute des portes qui claquent.

(1) Sondage Ifop pour Europe 1 et La Tribune auprès de 914 personnes issues d’un échantillon représentatif de la population majeure de la région de 1010 personnes. Elles ont été interrogées par téléphone entre le 6 et le 9 avril.

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Commentaires

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  1. Bentouch Bentouch

    La droite est en position de force. Le RN aura moins de popularité sans Mme Maréchal mais il sera dans la lutte pour le second tour. La gauche unie ou divisée sera derrière, sauf si l’union se fait autour d’un projet (lequel ?).
    N’oublions pas le retour en arrière depuis 6 ans, notamment dans l’agriculture et l’arrêt du soutien à l’agriculture biologique.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      Pourquoi pas, avec une communication suffisante, faire la somme des propositions des diverses composantes de l’Union. Comme ça les électeurs s’y retrouveront…
      Mais le plus important afin de rendre pour les électeurs-que je suis-c’est programme contre programme. Point par point plutôt de faire confiance aux autorités nationales. Il ne s’agit que d’un scrutin régional ou départemental

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Compliqué ,et le mot est faible.

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  3. julijo julijo

    ce qui est certain, c’est qu’on ne se sent pas franchement concerné par les luttes d’ego et de pouvoir des uns et des autres, donc c’est consternant.
    certes, compliqué, mais surtout consternant.
    et quand est-ce qu’on parle du programme ????
    Je me suis toujours senti largement intéressé par ce qui se passe en politique autour de moi. j’ai toujours -ou presque- voté aux élections.
    mais, peut être, si le ton monte, si la gauche s’éparpille, … j’irai peut être à la piscine. comme malheureusement tellement d’autres électeurs !
    Est ce quelqu’un peut leur dire, que les gens d’en bas, les électeurs en ont marre !

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    • Mistral Mistral

      Les militants construisent le programme au sein d’Il est temps depuis plusieurs mois, et le consensus est là.
      Ceux qui bloquent c’est la droite d’EELV, qui veut dominer tout le monde, je leur conseille de relire La Fontaine :
      http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/greboe.htm

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    • AGNES MEDJAD AGNES MEDJAD

      Les militants sympathisants insoumis et insoumise le savent que vous en avez marre. Et nous aussi, on en a assez d’être “invisibilisé” par le PS. Pas seulement les personnes, comme Marina Masure cheffe de file de la France insoumise qui fait une travail incroyable sur le terrain ; mais aussi notre programme. Je vous invite à le lire, c’est celui du collectif “il est temps” dans ce PROGRAMME, il y a tout ce que nous espérons et appelons de nos vœux. Après avoir voté , on ira tous se baigner 😉

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    • julijo julijo

      je suis tout à fait de votre avis (mistral et agnès), il y a un nouveau “point godwin” c’est mélenchon et la FI !!
      on comprend leurs peurs, alors que le programme d’Il est temps est discuté et s’élabore, personne n’en parle…trop sérieux, trop réaliste, et il risque de fédérer beaucoup d’électeurs.
      Il y a danger.

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  4. Manipulite Manipulite

    EELV s’exprime par sa déléguée nationale aux élections .Localement personne ne peut avoir une position claire ? Ce scénario d’alliance entre EELV et Muselier est infâme.
    Felizia a non seulement perdu au Lavandou mais il avait fait alliance avec la droite au second tour !
    Un rappel des valeurs de la gauche serait la bienvenue ; il y a tant d’attente.

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    • BRASILIA8 BRASILIA8

      EELV s’affirme ni de droite ni de gauche en vérité EELV est de droite ou de gauche au grès de ses intérêts
      depuis quand la droite a-t-elle besoin d’aide pour battre le RN ?

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    • Mistral Mistral

      EELV n’est ni de droite ni de gauche, comme un certain Emmanuel Macron, on a bien vu ce que ça donne !

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    • JoZ JoZ

      Des divers droite se sont ralliés derrière lui pour faire tomber le baron local en lice pour son 5e mandat. Dans une ville de 5600 habitants les étiquettes partisanes ont peu de sens …

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  5. Danièle Jeammet Danièle Jeammet

    Donc Kevin Vacher qui s’est toujours présenté comme représentant ( sic)des mouvements citoyens a décidé de rejoindre les partis et mouvements qui à la Mairie de Marseille ont voté avec le RN et LR une atteinte au droit de grève ..

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    • zaza zaza

      Kevin Vacher au secrétariat d’Il est temps ! MdR !!
      Tout à fait d’accord avec toi Danièle

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    • Zumbi Zumbi

      Il faudrait suivre un peu les choses, avoir un minimum de mémoire et de respect pour les personnes et les actes avant de ricaner façon rézosocio. Kevin Vacher ne se “présentait” pas “comme”, il est l’un des habitants de Noailles qui dès le jour de l’effondrement ont organisé la solidarité et la défense collective et individuelle de leurs voisins.
      Contester ce qu’il fait maintenant ne vous autorise pas aux insinuations malveillantes sur ses actions passées. Ça c’est de la très vieille politicaillerie.

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  6. Make OM Great Again Make OM Great Again

    Je plains sincèrement les militants d’EELV… S’il en reste… Les têtes du parti ne réfléchissent pas : ils sont les plots de la stratégie nationale. Exactement comme lors des municipales à Marseille ou aucun militant n’était capable de (s’auto)convaincre sur la stratégie de non-alliance au premier tour. Affligeant le boulard qu’ils se trainent

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    • JoZ JoZ

      Vos informations sur les municipales sont erronnées.

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  7. Dark Vador Dark Vador

    😢😢😒🤢😆😡😡😡😡😡😡😡😡😡😡😡😡

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  8. Mistral Mistral

    En plus des guerres d’égo locales, la région PACA est victime collatérale des guerres d’ego nationales, la décision se prendra entre les directions nationales du PS et d’EELV (si elle se prend !)
    Les électeurs provençaux n’ont pas leur mot à dire, ils auront juste le droit de valider le choix des parisiens, et ils seront une fois de plus très nombreux à bouder les urnes.
    Ces partis politiques qui se croient hégémoniques sont responsables de l’abstention et des défaîtes successives de la gauche et des écologistes.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Pleinement d’accord.

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  9. MarsKaa MarsKaa

    La stratégie des responsables EELV est claire… et depuis longtemps (la création de leur parti ?). Tout sauf la gauche, la vraie. Avec la même volonté que le PS au temps de Miterrand : la reduire et la remplacer.

    Globalement, on ne voit là que des stratégies de pouvoir, et des egos. Pas étonnant d’y voir un L.Tramoni (le Snes ne lui suffit plus ? Trop de critiques en interne ?).
    Des discours, toujours des discours, des valeurs affichées, mais après, des stratégies individuelles.
    Va falloir plus pour convaincre de voter.
    Je ne veux ni les LR ni les FN, mais je ne veux pas pour autant des egos de gauche, ni des EELV-LR/LREM compatibles-.
    Un programme, des engagements fermes, et autres choses que des discours fumeux.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Chapeau et respect aux militants de la base qui font du vrai et bon boulot en toute humilité.

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  10. Andre Andre

    Bon sang! Après avoir lu l’article j’ai déjà oublié le nom des formations- agrégats de circonstance de la dite gauche. Ne se rendent ils pas comptent, pris dans leurs luttes d’appareil et surtout d’ego, qu’ils désespèrent leur électorat? Le PM a bénéficié d’un concours de circonstance (et sans doute aussi d’un tour de passe-passe) pour gagner Marseille. Tant mieux. Mais ces élections seront une autre histoire.
    Quant aux alliances possibles de certains écolos avec la droite, ils n’en seraient pas à leur coup d’essai. Voir actuellement au niveau national avec les transfuges entrés au gouvernement.
    Non, franchement, il vaut mieux aller apprendre à pêcher plutot que voter pour ces guignols.

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    • Jacques89 Jacques89

      Ce sera la meilleure façon de leur donner un aperçu de ce qui les attend aux présidentielles. Reste à savoir si la légitimité a une importance pour eux ?

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  11. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Cette article insiste assez peu sur une information qui, pourtant, s’y trouve. Tout à sa priorité de “rassembler” les écolos, EELV embarque dans son “Pôle écologiste” un groupuscule qui est tout sauf de gauche, l’Alliance écologiste indépendante. En 2015, son chef de file, M. Governatori, s’était rallié sans hésiter à Estrosi, non sans penser d’abord à assurer son avenir personnel.

    Ça va être compliqué, en effet, de rassembler la gauche et les écolos si parmi ces derniers il s’en trouve qui seraient plus à l’aise avec Muselier qu’avec un•e président•e de gauche.

    Conquérir les électeurs, c’est leur donner des repères. Quand on brouille les pistes, comme lorsque des élu•e•s LR adoptent le discours du RN, on les perd. Et l’on a vu aussi aux municipales que le discours macroniste, qui a effacé les repères en 2017, n’a permis nulle part l’émergence d’un électorat local significatif.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Ce qui est effarant, quelque soit le bord politique à l’occasion de ces deux élections,c’est la médiocrité des prétendants. Leurs buts unique est de trouver un poste,avec cela comment faire émerger une ligne politique ?.

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    • Karo Karo

      Merci Lecteur Électeur en effet la lecture du CV de ce monsieur ne fait pas envie un vrai politricard il est nauséabond.

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  12. AGNES MEDJAD AGNES MEDJAD

    Ce qui est tout de même incroyable, c’est qu’à aucun moment il n’est question de Marine Masure alors qu’il est question dans cette article … de la GAUCHE.
    Marina Maure est cheffe de file de la France Insoumise et à ce titre a toute sa place. Le collectif “il est temps” est une union dont elle est l’un des principaux piliers. Nous espérons un prochain article qui lui sera consacré, merci d’avance #Coralie Bonnefoy!

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  13. patrick patrick

    Et mme Rubirola qui nous fait son come-back histoire de rajouter un peu de clarté à la situation et de concurrencer mme Camard. Le fait certain est que la connerie n’a pas de couleur politique.

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    • julijo julijo

      pas le même scrutin ! rubirola, élections départementales, et Camard, régionales….
      c’est sûr avec vous la clarté, s’il y en a, s’obscurcit !

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    • patrick patrick

      julijo
      je croyais que mme Rubirola était maire de Marseille, et renseignez-vous sur mme Camard

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  14. BRASILIA8 BRASILIA8

    à Julijo Rubirola ” espère se représenter, au risque de contrecarrer les plans de Sophie Camard, maire (Printemps marseillais, GRS) des 1/7 pressentie sur le même canton” sic Marsactu.

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    • Mistral Mistral

      Et Benoit Payan qui se présenterait aussi aux départementales ?
      On a jamais vu ça le Maire de la 2e Ville de France qui part en campagne popur un poste de Conseiller Départemental !!!
      Il n’a pas assez de boulot à la Mairie, il s’ennuie ? Ou alors au Printemps Marseillais ils ont décidé de changer de Maire tous les 6 mois ! C’est qui le prochain Maire ?

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  15. Pierre12 Pierre12

    Rien de très nouveau, l’an dernier ça a marché, pas un n’avait le même avis et pourtant ils ont été élus…, là ça semble plus mal engagé, pas de dissident à droite, martine et renaud qui communiquent à outrance avec nos impôts, pas de scandale de procurations, pour le département des Marseillais qui ne se feront pas duper une deuxième fois par une fausse tête de liste « verte », un deuxième « malentendu » ça paraît peu probable…et pour un certain temps d’ailleurs.

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  16. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    En ce qui concerne EELV, la formation est attirée autant par une certaine Gauche que par une certaine Droite…Ce qu’il fait que LFI est tricarde sur le plan national comme sur le plan régional…Mais le plus important afin de rendre pour les électeurs-que je suis-c’est programme contre programme. Point par point plutôt de faire confiance aux autorités nationales. Il ne s’agit que d’un scrutin régional ou départemental
    Pourquoi pas, avec une communication suffisante, faire la somme des propositions des diverses composantes de l’Union. Comme ça les électeurs s’y retrouveront…Mais bon. Les égos sont immenses comme la soupe est bonne !!

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  17. corsaire vert corsaire vert

    les électeurs se retrouveront à la pêche …puis le RN et les fachos de LR iront faire des “ratonnades “après avoir gagné les régionales .

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  18. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    Les verts sont comme les melons d’eau : verts à l’extérieure blanc à l’intérieur

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