Pour 2017, Christian Estrosi pose la région comme tremplin national

Actualité
Jean-Marie Leforestier
6 Jan 2017 8

Christian Estrosi n'exclut plus la possibilité d'un poste de ministre si la droite revient au pouvoir. Il avait pourtant affirmé pendant la campagne vouloir être un président de région "à 100%".

"La région accélère" après "la région est de retour". Le nouveau slogan de la région fait évidemment référence au retour du grand-prix de Formule 1 au circuit du Castellet, retour piloté par la collectivité au nez et à la barbe de l’État socialiste. "Nous avons montré que le politique n'était pas impuissant", se réjouit Christian Estrosi, président Les Républicains de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Lors de ses vœux à la presse, "le motodidacte" n'a pas caché espérer pour 2017 une accélération de sa trajectoire politique personnelle en proposant des vœux tournés vers la politique nationale et internationale.Sarkozyste enthousiaste, filloniste parce qu'il le faut bien, Christian Estrosi a profité de ses vœux pour tenter de se replacer dans le jeu national. Il s'est présenté comme aux plus beaux jours de sa campagne de deuxième tour comme un "gaulliste social" et a pris soin de se démarquer du programme de François Fillon en se disant prêt à "participer à l'adaptation" du programme du candidat de droite.Le principal vecteur de son retour sera un livre d'entretien avec Maurice Szafran, ancien patron de Marianne dont la parution est prévue en février. Intitulé Il faut tout changer, l'ouvrage est présenté sans peur du lieu commun par l'éditeur comme "à rebours de la « bien-pensance » actuelle". "J’y présente ma vision de la France de demain", a annoncé l'élu aux journalistes ce jeudi. "Si les Français nous font confiance, nous aurons donc trois grands chantiers à mettre en œuvre en priorité : restaurer l’autorité de l’Etat, redresser notre économie et notre marché du travail, baisser massivement les impôts", a-t-il expliqué avant de développer les axes nécessaires d'une politique internationale de la France "entre l'Amérique de Trump et la Russie de Poutine".

Cumul région/ministère : l'exemple Le Drian

Bref, Christian Estrosi se positionne. De là à briguer un poste gouvernemental en cas de victoire de la droite après une première expérience de ministre, il n'y a qu'un pas. Nous l'avons donc interrogé pour savoir s'il serait encore président de région en 2018  : "Oui, vous me reverrez à cette place l'année prochaine. Je me suis engagé auprès des habitants de cette région à essayer de donner cette impulsion nouvelle." [...] Quant à savoir s'il jugeait une présidence de région compatible avec un poste de ministre, il a répondu par une comparaison : "Je ne répondrai pas mais dans la région Bretagne et alors que la France est en guerre, le ministre de la guerre est en même temps président de la région Bretagne. Ce n'est pas que je l'ambitionne mais vous en avez une autre illustration."Avec l'exemple de Jean-Yves Le Drian, exception à la règle tacite des ministres à plein temps voulus par François Hollande, la porte est donc ouverte à une nouvelle aventure nationale pour Christian Estrosi. Dans sa campagne, il avait pourtant annoncé vouloir être "un président de région à 100 %" et démissionné - tardivement mais volontairement -, de son mandat de député une fois élu. Lors d'un débat de premier tour, il avait même affirmé : "Je n'exercerai aucune fonction ministérielle si nous revenions au gouvernement." Souvenirs, souvenirs.[advanced_iframe securitykey="5f2f908d931bfdcff3b97feacac322c2c5cb8af8" src="//www.dailymotion.com/embed/video/x3ai0ox?start=386"]

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