Pollution : dans le port de Marseille, des navires électrifiés mais pas toujours branchés

Décryptage
le 25 Oct 2021
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Depuis plusieurs mois, le Grand port maritime de Marseille communique autour de l'électrification de ses quais. Une mesure qui permet aux navires de couper les moteurs et ainsi, d'améliorer la qualité de l'air. Mais ce chantier est loin d'être terminé.

Photo : Violette Artaud

Photo : Violette Artaud

“Ici, nos navires sont électriques”. En arrivant à Marseille par l’autoroute du littoral, difficile de rater le panneau. Voire, de ne pas tomber dedans. Dans le Grand port maritime de Marseille, tous les bateaux sont électriques ? La réalité est un peu plus complexe. Tout d’abord, il s’agit moins de navires électriques que de navires […]

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Commentaires

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  1. Zumbi Zumbi

    Ici le greenwashing est subventionné.

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  2. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Plutôt que délivrer des dividendes aux actionnaires des bateaux de croisières qu’ils deviennent écolos en versant une part de leur argent en finançant les ”prises électriques”; mais, peut-être, est ce cela fait??
    L’article ne le dit pas…!
    Merci.

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  3. Pascal L Pascal L

    Un bateau de croisière à quai c’est la circulation de 20 000 voitures, 5 à10 fois plus en mer (source Air Paca).

    Si je calcule bien, en une semaine sur un bateau qui fait route 1/3 du temps c’est comme si chacun des 5000 passagers faisait rouler en permanence 8 voitures (avec un moteur diesel pourri).

    Il semble que ce soit les vacances les plus polluantes qui existent.

    Et on récupère l’effet de toutes ces nuisances en échange de la vente de quelques souvenirs dont les morceaux de faux savon de Marseille.

    Amener des lignes de 100 à 120 MW et des convertisseurs 50-60 Hz de même calibre pour chacun de ces bateaux est en effet un investissement considérable. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Fait-on payer l’escale à son juste prix ?

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    • Brallaisse Brallaisse

      Résultat de la politique de Vlasto , en précisant que les compagnies de croisières sont de véritables pirates , surtout les majors. Et que les villes portuaires font du dumping pour attirer les croisières avec les résultats catastrophiques que nous connaissons. Venise en étant le plus terrible exemple.Les pertes de volumes du port de Marseille , hydrocarbures, décrochage sur les conteneurs, les ferrys qui se ramassent avec la conccurence de Toulon. Alors on cherche du volume à tout prix afin de compenser la rétrogadation du port de commerce ( Marseille/Fos) qui à force d’avoir 15 ou 20 années de retrad se retrouve en 2° division.
      Si cette éléctrification , pour laquelle des décénnies vont êtres nécéssaires sans parler des couillonades locales comme la grande forme qui n’a plus de porte, se réalise nous verrons encore plus d’acheteurs de faux savons de Marseille et à la suite la conception de projets délirants pour monter ce beau monde à la Vierge, le téléphérique en étant le plus ridicule.
      Mais pendant ce temps , le Club de la Croisière avec son président Suas, aura du boulot pour se mettre au courant , lui qui a défendu le fioul pourri pendant des années et qui se passionne pour la Fée éléctrique.

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    • jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

      La voiture électrique me semble une bonne illustration de votre dernier paragraphe…

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    • Magnaval Magnaval

      En l’occurrence, les pires pirates sont les dockers et leur syndicat de malfaiteurs, qui ont tout fait pour plomber la compétitivité et la fiabilité du port depuis 70 ans. La monoactivité croisière en découle directement.

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  4. Patafanari Patafanari

    Des pauvres visitent des pauvres.
    Et personne ne veut payer le chauffage et les lumières clignotantes de ces gros casinos flottants qui emboucannent le populo. Pensez aux moins aux petits chinois qui fabriquent les savonnettes violettes «  de Marseille « qui vont perdre leur emploi si on continue à jouer les chochottes.

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  5. jean-marie MEMIN jean-marie MEMIN

    Le ”grand déménagement du Monde” persiste et je ne vois pas en quoi les ”touristes” en seraient exempts…!
    Se balader sur un gros bateau qui fait des ronds-c’est le cas de le dire- dans l’eau de la Méditerranée (ou ailleurs) me semble imbécile.
    Mais je pense que les jeunes générations vont devoir lutter concernant le climat, car désormais ce me semble la priorité avec l’autoritarisme du bloc bourgeois

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  6. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    il est totalement exclu que je consacre le moindre centime à un voyage sur ces navires, ou se font piéger souvent des braves retraités. Ceux-ci vont claquer une grande partie des économies de toute une vie pour « découvrir la Méditerranée. », Parfois ils navigueront dans une cabine sans vue sur la mer pour un « voyage de noces » qu’ils n’avaient pu s’offrir, en son temps, faute de moyens. À défaut de vue sur la mer ils auront la ressource de dépenser le reste de leurs économies en jouant avec les machines à sous, ou les autres jeux du casino à bord, aux dépens des rares circuits payants organisés dans les pays visités. S’ajoutant à l’avantage, pour les épouses, de ne pas avoir à faire la cuisine, telles sont les principales différences ces navires de croisière et l’habitat collectif intermédiaire des « résidences » de certaines villes européennes…. Quant au déclin du port de Marseille, il découle d’abord de. L’ouverture des frontières de l’Europe des six dès la fin des années 50 – 60 auquel s’est ajoutée la perte du monopole du pavillon concomitante avec la fin de l’empire colonial. Ainsi alors qu’il avait été jusque-là et notamment grâce à son port en eau profonde et sans marée, « la porte de la France » Marseille est devenue excentrée par rapport aux régions, de Normandie, d’Île-de-France, du Nord, du Nord-Est, ou jusque dans les années 1980, les industries étaient florissantes. Par ailleurs que ce soit avec la gauche (Gaston Defferre) ou avec la droite (Jean-Claude Gaudin) il n’y a jamais eu une véritable volonté politique, de désenclaver Marseille en en créant un hinterland desservi par le canal à grand gabarit Rhin-Rhône(On parle toujours bien sûr). Les ports de Rotterdam et d’Anvers ayant résolu leurs problèmes de marées, sont par l’autoroute à 450 et 350 km de distance de la région parisienne par exemple, Le port de Marseille situé à près de 800 km n’était plus géographiquement compétitif. Pour le redevenir il était tentant de « contraindre » les salaires des dockers, et en faire une variable d’ajustement : d’où une guérilla permanente entre ces derniers et les armateurs.. Par ailleurs, la menace des « rouges » est prétextée de façon récurrente et encore tout récemment par une certaine bourgeoisie marseillaise. Celle-ci s’est montrée davantage attirée par le négoce, L’immobilier ou la politique que par le maintien ou la création d’industries(Qu’il s’agisse de la construction navale ou de la fabrication de sous-vêtements pour les armées). Le tourisme a été le joker de Jean-Claude Gaudin pendant 25 ans. Une activité fragile s’il en fut, car exposée aux crises sanitaires, financières et sécuritaires, comme cela a été le cas en Égypte, ou en Tunisie, parmi les destinations méditerranéennes

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