Plombée par une lourde dette, la résidence Bel Ombre sous le spectre d’une mise en péril

Actualité
le 22 Juil 2025
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Les pouvoirs publics suivent de près cette résidence délabrée dans laquelle des réseaux de trafic s'étaient installés. Les travaux d'urgence pour la rénover sont estimés à plusieurs millions d'euros. Parmi les solutions envisagées : celle d'un plan de sauvegarde pour venir en aide à cette copropriété endettée.

La résidence Bel Ombre à Marseille. (Photo : VG)
La résidence Bel Ombre à Marseille. (Photo : VG)

La résidence Bel Ombre à Marseille. (Photo : VG)

Kroufa H. sort de l’ambulance. Deux soignants portent l'octogénaire, assise sur un fauteuil, jusqu’au pied d’une des quatre colonnes blanches de la résidence Bel Ombre (11e arrondissement). Atteinte d’une déficience rénale, la vieille dame doit, trois fois par semaine, quitter son domicile pour recevoir un traitement médical dans une clinique du 6e arrondissement de Marseille. Les deux ambulanciers empruntent l’escalier et transportent Kroufa jusqu'à son appartement : aucun des huit ascenseurs sur l’ensemble de cette résidence de seize étages ne fonctionne, ce mardi 15 juillet en fin d'après-midi.

Fort heureusement pour elle, son domicile se situe au deuxième étage. Pour les autres habitants au moins tout aussi âgés, qui habitent plus haut, ce dysfonctionnement chronique peut tourner au calvaire. Certains sont tout bonnement assignés à résidence, coincés chez eux plusieurs semaines durant, dans l'incapacité de descendre et de monter un tel nombre de marches. Trois jours plus tard, "l'ensemble des ascenseurs de la copropriété [reste toujours] à l’arrêt", indique la métropole Aix-Marseille Provence (AMP). Quelques minutes plus tard, redescendus du deuxième étage, les deux ambulanciers prennent le volant de leur véhicule.

"Terrain vierge pour les trafics"

Cette vaste panne d'ascenseurs est l’un des symptômes du délabrement avancé de cette résidence de plus de 250 logements. Achevée en 1965, la copropriété est aujourd'hui en pleine phase contradictoire d’une procédure de mise en sécurité. Au terme de celle-ci, elle risque l'arrêté de mise en péril. Soit l'interdiction de voir tout ou partie des quatre immeubles qui la . . .

Victor Giat

Commentaires

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11 commentaires


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  1. petitvelo

    « Soit l’interdiction de voir tout ou partie des quatre immeubles qui la composent évacués. » …. interdiction d’occupation ou obligation d’évacuation ?

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  2. LOU GABIAN

    BAH ?
    TANT QUE LES CONTRIBUABLES PAIENT……..

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  3. BRASILIA8

    Encore une réussite de Foncia

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    • Forza

      Ca serait intéressant de savoir combien de temps Foncia est resté syndic avant l’arrivée de AJA en 2023 et dans quel état ils ont pris la copro. Soit c’était encore sauvable en saisissant et revendant certains logements et ils n’ont pas fait le taf, soit c’était déjà foutu et ils se sont juste payés avant tout le monde (forfait + vacations horaires) en attendant tranquillou la mise sous administration.

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  4. Forza

    Merci pour tous ces articles sur le terrain des copropriétés dégradées, qui prouvent une fois encore que le système de l’administration judiciaire est devenu complètement inadapté à la situation de ces copropriétés (mais remplit néanmoins très bien les poches des administrateurs).
    En revanche j’ai agité le chiffon rouge de la mise sous administration dans mon immeuble un peu plus de deux ans après sa livraison et alors que sa dette fournisseurs excédait déjà un an de budget : ça a été très efficace pour faire enfin élire un syndic digne de ce nom et qui a pu redresser la copro pendant qu’il en était encore temps.

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    • Electeur du 8e ©

      L’âge de la copropriété Bel Ombre est peut-être aussi un facteur aggravant de ses difficultés : si je lis bien, elle a 60 ans. Un âge où des travaux structurels lourds deviennent inévitables : remises aux normes, étanchéité, rénovation du gros oeuvre… On peut imaginer que ça se heurte à l’incapacité des copropriétaires modestes de payer plus que les charges courantes.

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    • Forza

      Oui, c’est le sens du « fonds de travaux » dont la mise en place est obligatoire depuis 2017, mais pas évident à concrétiser, même si l’initiative permet au moins de mettre officiellement les copropriétaires en responsabilité.
      Et la dette de 700 000 euros signifie qu’ils n’arrivent déjà pas à payer les charges courantes, donc aucune chance qu’ils parviennent à alimenter un fonds de travaux.
      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F34026

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  5. Un pieton
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  6. diasdominique

    Oh !!! « plusieurs millions d’euros de travaux » !!!
    Mais il y a DEUX CENT CINQUANTE logements !
    Donc ça fait 24.000 euros par logement en moyenne.

    Ce qui est commode, c’est que la copro Tilleul-Maurelette c’est exactement le même chiffre. Passé l’effet « wahou » des 18 MILLIONS de travaux à faire, comme il y a 746 logements, on arrive aux mêmes 24.000 euros par logement.
    Soit le coût ordinaire d’une grosse réparation que tous types de gestionnaires de bâtiment doivent programmer tous les 30 ans, pour refaire une toiture par exemple…

    Alors oui ça peut demander un peu d’ingénierie pour y arriver.
    Un peu plus d’ingénierie, et un peu (beaucoup!) moins de très couteuse bureaucratie défaillante, c’est ce qu’il faut souhaiter à ces copropriétés.

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    • Pascal L

      Merci de ce commentaire !
      Beaucoup oublient qu’être propriétaire d’un logement expose à faire des travaux d’entretien et finalement ce n’est de l’ordre de 500 à 1000 € par an, à comparer aux montants des loyers économisés ou encaissés.

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