Pic d'ozone : des PV distribués malgré la gratuité

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Julien Vinzent_
21 Août 2012 5

Comment atténuer les pics d'ozone ? En diminuant la circulation motorisée, principale responsable de cette pollution. Pour y contribuer, la mairie de Marseille a mis en place un système de tarification spéciale pour le stationnement dans la rue, activé dès le déclenchement du niveau 1 d'alerte. Premier volet : doubler les tarifs pour les visiteurs afin de décourager l'entrée en ville en voiture. Deuxième volet : la gratuité pour les résidents, qui sont eux déjà stationnés, pour les encourager à ne pas prendre leur véhicule.

Logique, mais encore faut-il que ces derniers ne récoltent pas au final un PV… Un habitant du 4/5, verbalisé lundi malgré sa vignette résident, s'est vu répondre – après des renvois successifs entre différents services et collectivités – "que ce n'était pas grave, que l'agent qui était dans la rue ne devait pas être informé". "Sauf que c'est à moi de payer l'avance et d'apporter la preuve de ma bonne foi", peste-t-il, "dépité par ce maelström administratif qui s'annonce".  Ironie de l'histoire, note-t-il : même s'il avait voulu, il n'aurait pas pu acheter de ticket car, en cas de pic, les horodateurs bloquent automatiquement – et c'est heureux – cette possibilité pour les résidents…

Combien de cas ?

Tout ceci ne serait qu'une mésaventure, si nous n'avions pas constaté, dans un autre quartier, que les carnets à souche avaient chauffé en dépit de la gratuité. Notre Marseillais, qui a tâché sans succès de savoir s'il était le seul dans son cas, se demande si ce flou n'est pas entretenu "de manière volontaire". Mauvaise langue notre interlocureur ? Nous n'aurons pas l'occasion de confronter la mairie de Marseille, qui n'a pas donné suite à notre appel, à cette mise en cause.

Dommage : cela aurait également été l'occasion de faire le point sur l'impact de ce dispositif. Avec peut-être la possibilité pour la communauté urbaine de Marseille, qui gère 17 000 places dans des parkings en ouvrage et en enclos, de s'en inspirer ? L'idée n'est pas à l'ordre du jour, nous répond Gérard Chenoz, vice-président UMP chargé du dossier. "Le principe des parcs est de laisser la voiture longtemps, contrairement à la voirie où l'on ne reste que quelques heures", argue-t-il. Interrogé sur une autre mesure, la gratuité des transports en commun en cas de pic, il s'y dit en revanche "favorable. Il serait intéressant de voir du côté de la RTM si on peut le mettre en place sur certaines lignes à certaines périodes". Nous n'avons pour l'heure pas réussi à joindre son président Karim Zeribi.

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