Pacte de cohésion sociale : ce qu'il reste du plan Ayrault pour Marseille
Pacte de cohésion sociale : ce qu'il reste du plan Ayrault pour Marseille
Le salon de la préfecture était plein à craquer d'officiels et de représentants des associations de quartier. C'était il y a un an et ils attendaient la prise de parole du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qui devait annoncer les grandes lignes du pacte de sécurité et de cohésion sociale pour Marseille. Depuis, l'intéressé a quitté le gouvernement et la gauche marseillaise a perdu les élections municipales alors même que la droite prêtait une visée purement électorale au plan à 5 milliards dévoilé ce jour-là.
Un an plus tard, c'est dans le même salon - un peu moins plein - que le préfet Michel Cadot tire le bilan du volet de cohésion sociale dudit pacte. Né dans une atmosphère de "flingage" tous azimuts à l'été 2013, ce pacte concerté était censé incarner la nouvelle méthode sécuritaire du gouvernement. Cette méthode dite globale propose d'assortir l'action policière dans les quartiers d'actions à plus long terme visant à rétablir les politiques publiques "de droit commun" pour faciliter l'accès de ses habitants à l'emploi, à la santé, à la culture... C'est ce volet que le préfet Cadot souhaite ainsi éclairer.
La préfète déléguée pour l'égalité des chances, Marie Lajus, travaille à la mise en oeuvre de ce volet social depuis un an. Cette dernière met en avant la méthode de large concertation notamment avec les collectifs d'habitants nés à l'été 2013. "Cette méthode a permis de proposer des actions qui correspondent pleinement aux besoins", assure-t-elle à Marsactu. Elle a également permis de passer sans encombre les arbitrages financiers qui succèdent aux promesses. Elle revient dans le détail sur la mise en oeuvre des actions du pacte et élargit son propos à un autre aspect évoqué à l'époque : le bilan de la rénovation urbaine et la consommation des crédits alloués au 14 chantiers marseillais. Jean-Marc Ayrault avait évoqué le chiffre de 200 millions d'euros qui restaient en carafe.
A l'époque du lancement du pacte pour Marseille, on a parlé d'un plan à 5 milliards d'euros. Quelle était l'enveloppe allouée aux actions de cohésion sociale ?
Nous sommes sur une évaluation d'actions financées à hauteur de 37 millions d'euros par an sur trois ans. Il s'agit essentiellement de crédits de fonctionnement et un peu d'investissement. Pour l'immense majorité, il s'agit de crédits dits de droit commun, c'est-à-dire que c'est du renforcement des politiques publiques thématiques de l'Etat au bénéfice des quartiers de Marseille. C'est du plus.
Un mot de la méthode car j'y tiens. Il y a d'abord à l'été 2013 une exaspération partagée par les élus et les collectifs d'habitants des quartiers Nord à propos des "flingages" qui émaillent les quartiers. A cette époque là, il y a une prise de parole politique sur une nécessaire mobilisation collective. Or, celle-ci est devenue une vraie méthode de travail participative avec les élus, les services techniques des collectivités et les structures associatives qui ont été très prolifiques et les collectifs d'habitants qui naissent à cette même époque. C'est d'ailleurs eux qui nous ont mis sur la piste de secteurs d'activités insuffisamment traités comme les questions de la . . .
On comprend que ces interventions un peu hors normes se déroulent dans un contexte institutionnel, administratif et juridique complexe. Une préfète dédiée à l’égalité des chances ne constitue certainement pas un luxe pour faire avancer les projets et suivre leur mise en œuvre. On comprend aussi que l’Etat a mis les moyens pour que ça bouge.
Je remarque que beaucoup d’actions complémentaires ou croisées en faveur de l’insertion et de l’emploi ont été mises en œuvre. Compte tenu de la situation dans laquelle sont englués les laissés pour compte, ce n’est pas un luxe non plus. Je souhaite à Mme Lajus de réussir. Je lui souhaite de bénéficier de la compréhension et de la diligence des administrations et des institutions locales.
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La politique de la ville n’a jamais eu d’incidence directe sur le taux de mixité sociale et encore moins sur le chiffre d’affaire de la drogue. Il y a des cités aux superbes façades rénovées : et rien n’a changé.
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Blablabla pacte de quoi déjà depuis Pompidou c’est le desespoir la chienlie 5 millions de chômeurs. 20 millions de pauvres (moins de 1400 euros par mois) y a du boulot pour redresser la barre
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