Ouvrir la nuit, un combat de tous les jours

Actualité
le 4 Mai 2017
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Droit à dormir la nuit contre fight for your right to party : depuis dix ans, Marseille cherche à trouver un équilibre dans la gestion de sa vie nocturne. A l'occasion des États généraux de la nuit, coup de projecteur sur l'élément qui cristallise toutes les passions de part et d'autre des baffles : les contrôles pour tapage et leur corollaire, les fermetures administratives de bars et salles de concert.

Concert du rappeur Hd Been Dope au Molotov en 2015. Photo: Edouard Hartigan pour La Nuit Magazine.
Concert du rappeur Hd Been Dope au Molotov en 2015. Photo: Edouard Hartigan pour La Nuit Magazine.

Concert du rappeur Hd Been Dope au Molotov en 2015. Photo: Edouard Hartigan pour La Nuit Magazine.

Le courrier à en-tête de la préfecture n'est pas arrivé tout de suite. Il est tombé dans la boîte aux lettres un mois après, parfois deux mois voire plus encore. "En application du code de la santé publique, j'envisage la fermeture administrative de votre établissement". Pour le gérant de bar ou de salle de concerts marseillais qui contemple le bout de papier, c'est le début d'un parcours du combattant.

"Une fermeture administrative, c'est minimum quinze jours pendant lesquels tu ne peux pas travailler, mais tu dois continuer à payer tes employés, rappelle Esther Moschkowitz, cofondatrice de la salle de concert-resto L'U.Percut, rue Sainte, à l'occasion du débat organisé dans le cadre des États généraux de la Nuit. Et comme souvent on ne fait notre chiffre d'affaires que sur huit ou neuf mois de l'année, ça peut faire très mal." Depuis son ouverture en 2013, l'U.Percut a réussi à passer en travers les gouttes, non sans mal. Pétitions tournant dans le quartier, frictions avec le comité d'intérêt de quartier (CIQ), malgré une salle de concert insonorisée selon les dernières normes, un fumoir ventilé en intérieur et une clientèle plutôt fidèle, attentive à ne pas aliéner le voisinage.

"Ils c . . .

Frédéric Legrand
Belge de naissance, français de papiers, journaliste numéro de série 88528. Se drogue à l'actualité folle et biscornue. A trouvé son paradis à Marseille.

Commentaires

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2 commentaires


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  1. mrmiolito

    « Contrairement à Paris, Lyon ou Toulouse, Marseille ne dispose pas encore d’un comité de suivi de la nuit ». Vous pouvez enlever le « encore » de la phrase précédente : Gaudin étant Maire de Marseille, ça n’arrivera pas.
    Amusante confession par ailleurs : « le rôle des CIQ c’est d’exacerber ». autrement dit faire résonner les propos des 3 personnes qui râlent au détriment de ceux qui vivent ensemble. Il est vrai que c’est très à la mode, comme procédé, en ce moment…

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  2. jean airaudo

    Un autre grande institution est fermée sur Aix en Provence: le Mistral…Les jeunes de notre département iront ou?

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