On achève bien les bastides marseillaises

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le 5 Oct 2012
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Passé le grillage discontinu, les alentours de la bastide sont parsemés de débris et encombrants divers. Sur le bâtiment principal comme les dépendances, des murs tagués, des ouvertures murées, d’autres béantes, et un toit effondré. Mais lorsqu’on gravit la petite butte qui jouxte La Denise, entre la Valentine et les Accates (11e), on découvre l’étendue de la verdure et le passage qu’elle attire (personnes âgées, écoliers…). Cette semaine, le conseil d’arrondissements du 11/12 a voté sa démolition, qui devrait être confirmée lundi en conseil municipal.

“La bastide a été entièrement détruite et présente un danger pour la population, le bâtiment est totalement irrécupérable”, justifie Roland Blum, premier adjoint à la mairie de Marseille et élu du secteur. Le maire centriste du 11/12 Robert Assante appuie : “Elle menace ruine et peut s’écrouler sur quelqu’un”. Présidente du CIQ La Valentine, qui défend la Denise depuis les premiers projets d’urbanisation fin 80 et a lancé une pétition en 2011, Danièle Pioli s’interroge : “Sur quoi se base-t-on ? C’est vrai que le toit s’est effondré mais les murs sont encore debout. Ce n’est pas un tas de pierre, ça ressemble encore à une bastide.”

Quoi qu’il en soit, la responsable associative regrette “qu’on l’ait laissée s’abîmer, laissé les gens venir casser”. Un reproche que l’on retrouve également dans d’autres secteurs : “aucune protection active de la mairie, et sans entretien automatiquement ça se dégrade”, confirme Garo Hovsépian, maire du 13/14, qui pense notamment aux bastides Montgolfier et Massenet. Regrets partagés y compris par Robert Assante : “Est-ce qu’on n’aurait pas pu faire en sorte de ne pas en arriver là ? Je partage cette analyse”.

Ouverte aux quatre vents

Conseillère municipale Europe Ecologie-Les Verts, Nicole Hugon va plus loin : “On laisse faire jusqu’à ce qu’on ne puisse plus réparer et pouvoir vendre à un promoteur. C’est une tactique régulière et permanente”. Confronté à l’accusation, Roland Blum se rengorge : “On nous prête beaucoup de stratégies, mais là il faut avoir un esprit tordu. Cette propriété, une fois qu’elle a été publique a été ouverte, non clôturée, elle a été squattée, des gens ont pris des tuiles, la cheminée, du carrelage.”

Sauf que c’est ce manque de protection que dénonce justement Daniele Pioli. “A un moment je l’ai fait murer, mais cela n’a pas suffi”, reconnaît l’élu. Tout comme le maigre grillage, bien vite coupé ou affaissé, n’a pas remplacé une surveillance plus poussée. “La bastide Bel Air c’est exactement pareil, elle a été ouverte aux quatre vents, squattée”, commente Garo Hovsépian. Cette propriété du 14e, où une association espérait installer une ferme pédagogique, a été vendue à l’entreprise SNI pour un projet de 80 logements dont 40 sociaux. “Dans un premier temps, ce promoteur voulait la garder, mais j’ai prochainement rendez-vous avec l’architecte qui va certainement m’annoncer qu’il souhaite démolir”, anticipe le maire du 13/14.

La protection ? La démolition “peut être refusée”

Le cas, qui, on le voit, n’est pas isolé, met en lumière les limites de la protection de ce patrimoine. Une tendance pas vraiment nouvelle : entre 1960 et 1990, 141 bastides ont été détruites. Alors qu’elles “sont une part de l’histoire de Marseille, notamment du 13/14”, estime Garo Hovsépian. Et “qu’elles pourraient embellir les quartiers périphériques”, ajoute Nicole Hugon. A l’image de la Denise, les propriétés sont notamment souvent entourées de parc arborés. Le plan local d’urbanisme, bientôt soumis à enquête publique, en recense 254… dont La Denise, qui n’existera peut-être plus au moment de son vote définitif en juin. “C’est une apparition, les services n’ont jamais dû aller sur les lieux car cela fait plus de 10 ans que c’est comme ça”, balaye Roland Blum.

Comprenez “apparition” au sens spectral du terme. Fantomatique, la garantie offerte par l’actuel plan d’occupation des sols l’est aussi. Pour 257 bastides, elle prévoit seulement seulement que “le permis de démolir (…) peut être refusé”. En l’occurence, s’agissant d’une demande de la mairie à la mairie, on connaît d’avance la réponse. Pour 12 autres, toute intervention qui n’aurait pas pour but la restauration est en revanche interdite. Pour les moins bien loties, le futur PLU est plus exigeant, mais permet la démolition “si elle est rendue nécessaire par [son] état de dégradation irrémédiable”.

Par ricochet, cela ne résout pas le problème de la protection active, inexistante selon Garo Hovsépian. “On a réhabilité le château de la Buzine, au château Saint-Barnabé, on a fait une magnifique crèche, tempère Robert Assante. Là c’est un coup raté et je comprends les critiques. On risque d’avoir la même situation avec le château Saint-Antoine dans pas longtemps.” Roland Blum nous livre de son côté un début de doctrine : “On distingue celles qui sont classées et celle qui ne le sont pas. Lorsqu’elles le sont, on a une attention particulière, sinon lorsqu’on ne les utilise pas, on essaye de les vendre pour qu’un propriétaire privé prenne la relève”.

“Un projet concerté” pour la Denise

Certainement nourrie par d’autres exemples, l’idée est en tout cas tenace à la Valentine : “On a envie de s’en débarrasser pour faire plus de construction”, clame Daniele Pioli, à qui le passage de zone NAd (naturelle certes urbanisable mais sous des conditions restrictives) à UR2 (petits logements collectifs) prévu dans le futur plan local d’urbanisme n’a pas échappé. “Il n’est pas question que le site soit livré à la promotion immobilière, il doit être consacré à des équipements publics”, assure Roland Blum.

“Je suis habitué à ses réponses à géométrie variable, torpille Robert Assante, poursuivant une prise de distance qui pourrait le conduire à mener une liste autonome en 2014. Je ne permettrai pas que l’on fasse n’importe quoi sur ce terrain de 5 hectares. Aucun projet ne doit se faire dans mon dos ou celui de la population”.

Lorsqu’on lui rapporte l’assurance du premier adjoint, Daniele Pioli indique que le CIQ a justement “écrit à Roland Blum pour savoir. Ce serait une bonne nouvelle car on voudrait garder des espaces publics avec des équipements intergénérationnels de loisirs, de promenade et éventuellement une maison des associations car à la Valentine et aux Accates on n’a pas vraiment de lieu d’exposition, de réunion”. Commentaire du maire de secteur : “Pourquoi pas. Je suis aussi ouvert à quelques logements, ce qu’il faut c’est un projet concerté”. Et l’enquête publique à venir ce mois-ci sur le PLU sera une occasion de faire entendre les voix.

La protection dont bénéficieront les bastides dans le futur PLU :

La liste des bâtiments qui seront protégés :

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Commentaires

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  1. Dioucault Dioucault

    La destruction du patrimoine est une spécialité locale. Une bastide du XIXe trônait également au 112 de l’avenue du Prado. Kaufmann & Broad l’a démolie en 2010 sans que personne ne s’y oppose pour y bâtir un immeuble de rapport. Sur la Corniche, un somptueux palace à sciemment été détruit en 1974 pour ériger la résidence des Alpilles toute aussi intéressante pour les promoteurs. A Aix, ils étaient même parvenus à contourner l’inscription aux monuments historiques de l’ancien Casino de la Rotonde. Et on ne compte plus les bastides abandonnées qui partent en lambeaux un peu partout à Marseille.

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  2. Or1984 Or1984

    Depuis 15 ans ,la mairie laisse volontairement ces bastides se délabrer car étant pour la plupart soit classées ou à l’inventaire des monuments historiques cela permet en effet de les démolir et de revendre tranquillement les terrains aux amis promoteurs

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  3. Vieux-Port Vieux-Port

    Continuons dans le lamentable.

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  4. Marseillais indigné Marseillais indigné

    L’observateur attentif remarque que “l’exception marseillaise” en matière immobilière consiste à étendre la ville en surface pour construire des immeubles le plus souvent mal desservis par les transports en commun et autres commodités Au départ grâce aux multiples dispositifs d’ aides à l’ accession à la propriété ,qui se sont succédés dans le temps, ces « résidences dans un écrin de verdure » attirent les pigeons (dans tous les sens du terme) Mais les « investisseurs » qui ont profité de l’effet d’aubaine et les syndics sont en embuscade Charges et loyers augmentent proportionnellement à la vétusté et à la dégradation inévitable des installations Petit à petit ces « résidences » deviennent la proie des marchands de sommeil dont on attend toujours qu’ils finissent aux Baumettes Quelques exemples :Calixte , la cité Bellevue (sic) rue Félix Pyat ,Beauvallon(sic) à coté des Baumettes etc

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  5. Céhère Céhère

    Aah les résidences “dans un écrin de verdure”… sauf qu’une fois qu’elles sont construites il ne reste plus qu’un écrin de béton.

    Plusieurs illustrations me viennent à l’esprit :
    Depuis un an un projet immobilier est construit au n°6 de la rue de l’horticulture dans le 9ème arrondissement. http://g.co/maps/33ecf

    Ce terrain a pour particularité d’être enclavé dans la résidence Château Sec, dont on ne peut pas dire, avec plus de 500 logements et des immeubles comptant entre 10 et 25 étages, qu’elle manque de densité urbaine.

    Autre particularité du terrain : il accueillait une des deux Bastides originelles sur lesquelles a été construit le grand ensemble, la seule encore existante l’autre ayant été rasée au moment de la réalisation de la résidence. http://www.paca.culture.gouv.fr/dossiers/xxeme_marseille/monographies/0926_chateau_sec/0926_chateau_sec.pdf

    Elle aura donc résisté 50 ans de plus que sa voisine, mais s’apprête à connaître finalement le même sort. Ce n’est peut-être pas la plus grande de toutes les bastides encore existantes à Marseille, mais elle présente une belle architecture http://g.co/maps/qvadw

    Il est prévu à la place une “résidence de grand standing dans le secteur le plus coté de l’arrondissement” http://www.ad2iconseil.fr/programmes/detail.php?id=11&loi=scellier

    Cet îlot n’était-il pas déjà assez construit ? http://g.co/maps/baua6

    Avec les mises à jour de google maps, on peut même faire un avant après :
    Avant, la bastide : http://goo.gl/maps/YRX8z
    Après, le chantier : http://goo.gl/maps/482cl (exit les grand pins et platanes).

    A quelques centaines de mètres de là, au n°7 du chemin de la Colline St-Joseph, dans le 9ème arr. toujours, un permis de construire trône depuis le mois d’août sur le portail de la bastide “la Précieuse”. http://goo.gl/maps/ad32M
    Il annonce la construction d’un projet d’une surface de plancher de 5000m², soit des dizaines d’appartements. Le propriétaire est le “crédit agricole immobilier”.

    Je lis dans le document joint à l’article que cette bastide est sur la liste des bâtiments protégés. Ici c’est son parc qui va être livré à la promotion immobilière. Alors “précieuse” elle a dû l’être probablement pour son propriétaire, au regard de ce qu’il a dû toucher en vendant son bien.
    A noter qu’elle se situe juste à côté de la bastide des “Charmerettes” qui fait l’objet d’une bataille juridique helvétique, entre personnes voulant vendre les 3,5 ha de terrain, estimés à 18 Millions d’€uros (ceci expliquant cela) et d’autres voulant les conserver. http://www.laprovence.com/article/marseille/le-tresor-qui-dechire-la-colonie-suisse-demarseille

    Quand on sait que le boulevard urbain sud passera à proximité immédiate, les espaces verts de ce quartier sont plus qu’en sursit face aux appétits immobiliers.

    Plus loin, c’est une autre très belle demeure située au croisement des boulevards de la Gaye et de Sainte-Marguerite qui est à l’état de quasi abandon depuis plusieurs années http://goo.gl/maps/adfJO

    Dans un registre plus urbain, la dernière maison de maître du Prado va bientôt disparaître pour laisser la place au nouveau siège de la banque populaire.
    C’était ça : http://goo.gl/maps/X59lD, ça va être remplacé par une barre d’immeuble de 8 étages : http://www.bouygues-immobilier-corporate.com/content/la-banque-populaire-provencale-et-corse

    Marseille est connue pour effacer au fur et à mesure les traces de sa longue histoire, malheureusement cela continue.

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  6. Simon L Simon L

    Est ce qu’il y a plus de kalachnikoff dans les quartiers nors que de Bastides. Les quartiers nord furent longtemps le refuge à la belle saison de la bourgeoisie marseillaise. Car c’est à la bourgeoisie marseillaise qu’appartenaient ces belles maisons. Que sont devenus ces gens ? Des familles qui avaient aussi de beaux appartements au centre ville. Ce qu’elles deviennent aujourd’hui est à l’image de ” l’élite” marseillaise, sans passé, sans mémoire, sans imagination,hélas. Les enfants des armateurs, des huiliers etc qu’ont ils fait de leur ville, rien ! Comparez à Lyon, à Toulouse, à Montpellier, ne parlons même pas de Strasbpourg, Nantes des villes qui ont su évoluer etc
    Les responsabilités ? Pas très difficile à trouver: quasiment deux maires seulement ( à part l’épisode Vigouroux) en plus de 50 ans. Defferre et Gaudin. L’urbanisme n’interessait pas Defferre, M X voulait être président de la Répiblique, pas moins. Comme maire, il a commencé à faire des choses dans les années 80, c’était un peu tard, c’est lui le plus grand responsable de l’état de Marseille aujourd’hui, il n’a anticipé sur rien, communauté urbaine, plan de circulation automobile, reconversion économique, c’était après moi le déluge et ce fut le déluge. Car il nous laisse encore Guérini un ” enfant ” de cette époque

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  7. cameleon cameleon

    Grave problème local récurrent, vraiment un grand MERCI MARSACTU de le soulever car on dirait qu’il n’interesse pas grand monde dans notre ville !! il est pourtant passionnant et l’essence d’une ville. Comment peut-on laisser démolir dans l’indifférence totale (élus et habitants confondus hélas !!!) notre patrimoine historique qui fait la diversité la richesse et le charme de nos quartiers !!! Le plus scandaleux est que même « le syndicat des architectes » ni « l’atelier du patrimoine municipal » ne soient jamais « montés au créneau » pour arrêter ce massacre qui dure depuis des années (malgré un léger mieux ou la chance que certains promoteurs réhabilite davantage les bastides en construisant autour). Par contre quand il faut sauver les abominables « tours Belsunce » (labourdette) qui ont massacré un quartier exemplaire (le cours belsunce d’origine), là il y a du monde pour se mobiliser !!! c’est aberrant, pourquoi un tel dénigrement sur le patrimoine des bastides et hotels particuliers XIXème siècle, pourtant symbole du passé faste de la ville ???? Quand je vois les CIQ se battre pour des travaux de canalisations ou autres futilités….. c’est incroyable qu’il ne fassent rien pour sauver les richesses qui font leur quartier au quotidien !!!

    En plus les élus sont malhonnetes, il serait très simple pour eux de lister les batiments à préserver et d’interdire purement TOUTE DEMOLITION !!! ça changerait largement la donne, et les promoteurs ferait avec !!! Meme si des projets culturels/équipements publics ou de café-restaurants, voire bureaux sont préférables dans ces lieux pour que le public en profite !!! Rappelons une chose à Marseille, très rare sont les bâtiments classés et protégés, ce qui explique que le massacre continue. En plus, la ville elle-même pourrait demander la protection monuments historiques, donc elle a tous les outils et n’a aucune excuse !!!

    Les prochaines pertes à venir sont un nouveau désastre: le joli château voisin du theatre toursky, Bouygues devrait raser encore dans l’indifférence alors qu’il symbolise le paysage du quartier (visible depuis l’A7) ; le maire Assante ose dire qu’il abandonne la sauvegarde du château st-antoine à la valentine… (1 des 4 chateaux de pagnol !!!) c’est juste écoeurant….. l’ilot du collége sthomas d’aquin rue Dieudé, va être rasé aussi, pourtant typique de l’architecture marseillaise avec cour interieure !!! bon sang a quoi sert « l’atelier du patrimoine » !!! et ou sont les « architectes des batiments de France » ????La dernière belle villa n°247 Prado va être rasée aussi après le 112…. Quant à la colline Gibraltar (villa bel Air) le projet de ferme pédagogique était parfait, comment ne pas le soutenir ??? encore lamentable et surtout dans un secteur sans espaces verts publics…..
    Quid également de l’imposante « Villa Guillermy » abandonnée aux Aygalades, le long de l’A7. ???
    L’église d’Arenc souvent menacée est elle définitivement sauvée ?? Ce serait encore une perte immense…. Quid de la villa 113 bd perier menacée de démolition par les promoteurs ??
    Je suis passée devant la bastide la Denise, encore désolant cette disparition programmmée….
    Enfin, un exemple positif, le lieu superbe « Station Alexandre » a été sauvé par Sylvie Caulet alors que tout allait être rasé incognito….Merci à elle !!

    Pourtant, de nombreuses villes en France ont classé des quartiers entiers de belles villas, des rues ou des immeubles ponctuels, c’est donc bien possible, qu’attend ton pour renverser la tendance ??? Il n’y a pas de fatalité ! et certains quartiers le mériteraient à Marseille !! et le reste au cas par cas dans toute la ville, il reste des bijoux architecturaux connus ou méconnus !

    Avec marseille 2013 c’était l’occasion rêvée de changer de braquet comme on dit !

    On pourrait également évoquer les commerces ou brasseries historiques dont les survivants sont infimes (et dans leur décor d’origine encore pire) , car la ville ne soutient pas leur longévité, récemment la mythique confiserie de 1776 dromel ainé a fermé dans l’indifférence générale rue de rome et l’interieur tout en boiseries rasé pour un banal change de monnaie, à pleurer…. Pourtant encore il s’agit de prolonger l’histoire de la ville.

    Je ne sais pas QUI dans cette ville aura le courage d’enfin protéger et valoriser TOUT le patrimoine bâti qui le mérite largement et de nombreux lieux sont en sursis, à protéger d’urgence ! Avant que les promoteurs aient encore gain de cause…..

    Marsactu encore merci et je compte sur vous pour ne pas abandonner ce sujet CAPITAL pour la ville et trop rarement évoqué dans la presse locale. Et peut-être faire bouger les lignes un jour….
    Espérant vous lire très vite de nouveau à ce sujet. Le collectif « laisse béton » pourrait être interrogé par votre équipe d’ailleurs.

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  8. cameleon cameleon

    Merci à Céhére pour votre liste bien précise et bien triste du massacre en cours, je connais bien tous ces projets….. Quand cela va s’arreter ??? car le PLU ne semble toujours pas en prendre la mesure !! Et apres on nous dit qu’il n’y a plus de terrains à construire à Marseille !!! mais si on rasait plutot tous ces hangars minables qui dévalorisent notre ville et ils sont une palanquées, bien plus nombreux que les bastides survivantes !! ces dernières ont aussi le mérite d’avoir souvent des jardins verdoyants aux arbres centenaires qui rafraîchissent notre paysage urbain et l’air qu’on respire !!!!

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  9. Johnny Johnny

    Bien sûr que nos “élites” (?) favorisent la spéculation au profit de leurs ami promoteurs : j’ai connu cette bastide La Denise dans un état correct dans les années 80 (à cette époque c’était un lieu de répétition pour des groupes musicaux, géré par l’asso 3 Pyramides si je me souviens bien) et on sentait bien que les pouvoirs publics baladait l’association afin que l’immeuble ne soit jamais restauré, que les projets ne soient jamais pérenne. À terme, un juteux bénéfice pour les élus et leurs amis, après des années de laisser-faire. C’est dégoûtant

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  10. Anonyme Anonyme

    rue françois Rocca, nouvelle bastide en vente pour projet béton !

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  11. Fred Fred

    Eh oui, Marseille Capitale Européenne de la Culture….
    C’est scandaleux, et triste. Assante à l’air vraiment d’aller dans une autre direction que Blum (qui lui n’en a rien à faire. c’était déjà le cas quand il était maire des 11e/12e).
    Je lui ai écrit un grand nombre de fois au sujet de St Antoine. La ville (ou plus exactement Marseille Aménagement) à récupéré le château en parfait état. Et ils l’ont laisser complètement à l’abandon pour qu’il tombe. Ecrivont à M. Assante, et aussi à M. Blum. Ainsi qu’a Marseille Aménagement.

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  12. fred (anonyme) fred (anonyme)

    Et pourtant une majorité de Marseillais reconduisent les mêmes depuis des années. M’est idée que la gestion de la ville de Marseille en matière d’urbanisme ne changera jamais, tant la culture du petit arrangement entre amis est ancrée dans la tête de ses habitants. Marseille est vraiment unique en France.

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  13. François Corsiglia François Corsiglia

    Bonjour, est-ce que l’on connait encore à travers un travail d’étudiant ou un historien local les familles qui vivaient dans ces Bastides? connait-on les descendants de ces familles ou peut on les connaitre dans des documents existants? Merci d’avance……… FC

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  14. Anonyme Anonyme

    Je suis stupéfait des avis de certains, grands donneurs de leçons, “il faut faire çi, faut pas faire ça…” Pensez-vous qu’il y a toujours les “gentils” et les “méchants” ? Celui qui se fait du fric et le mafieux qui profite avec l’agent immobilier qui se gave? En 2 mots notre histoire de NOTRE bastide, héritage d’un arrière arrière grand-père doué pour les affaires mais qui ne prédestinait en rien de descendants fortunés pour entretenir la dite bastide. Vendue pour pour payer les frais de la maison de retraite de nos 2 vieux parents dont l’un perdait la tête et l’autre est en fauteuil roulant. 6 200 euros par mois plus tous les frais liés à la propriété (4200 de taxe foncière, 3900 de taxe d’habitation) Je vous fais grâce des autres charges : c’est innommable. 2 enfants pour payer tout ça après l’engloutissement de maigres économies et d’une retraire modeste : 1 infirmière à la retraite, l’autre employé municipal. Que croyez-vous qu’il fallut faire ? Pleurer dans le giron des habitants/riverains déchaînés du poumon vert ? Rugir avec les excités du squat ? Rien n’a bougé côté mairie, monuments historiques. RIEN ! En vain, écœurés et fauchés, on a vendu : Bouygues a gelé l’affaire pendant 2 ans en préemptant le terrain qu’il abandonné sous prétexte de vices de procédure. On a trouvé finalement un petit promoteur, qui a fait une petite copropriété : avec 3 arbres et 2 bancs pour une “bouchée de pain” . La belle affaire et tout le monde est content! Notre père est mort 3 semaines après la signature. On paye encore les frais, on est anéantis. On ne s’en remet pas.
    Gardez donc vos jugements péremptoires, vous n’y comprenez pas grand chose.

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