Nouveaux visages, mêmes fondamentaux : le RN s’avance en principale opposition à Marseille
Avec 40,3 % des votes aux élections, le Rassemblement national et ses alliés compteront 34 élus au conseil municipal de Marseille. L'extrême droite se prépare à devenir la première force d'opposition, la majorité du Printemps marseillais à y répondre et la droite à trouver une place dans les débats.
Franck Allisio (RN) avec ses têtes de liste par secteur après les résultats des municipales. (Photo : ML)
"Il y a un côté gueule de bois après la victoire quand même." Le Printemps marseillais a remporté les municipales le 22 mars avec 54,3 % des voix. Benoît Payan (divers gauche) va se réinstaller — selon toute logique — dans son fauteuil de maire lors du conseil municipal de ce samedi 28 mars avec une majorité élargie de 73 élus et une nouvelle gouvernance. Mais derrière cette réussite de l'union de la gauche à Marseille, il y a aussi celle du Rassemblement national. Le parti d'extrême droite ne prend pas la ville, mais remporte deux mairies de secteur, enregistre son meilleur score à un scrutin local (40,3 %, 121 000 votes) et s'impose comme la première force d'opposition avec 34 élus, contre seulement dix lors du précédent mandat. Il supplante la droite locale, réduite à quatre conseillers municipaux après le résultat de sa tête de liste Martine Vassal (5,4 %).
"Lorsque Benoît Payan sait qu'il a gagné, il s'enferme dans son bureau un temps. C'est . . .
Le seul fait de devoir affirmer des banalités comme “On veut être une opposition construite, sérieuse et responsable” ou “On doit travailler la tempérance” montre qu’au RN, ça ne va pas de soi, à l’inverse de la violence verbale.
Tout le monde se souvient des outrances de Marandat qui, heureusement, a été invité par les électeurs à profiter de sa retraite : à 73 ans, c’est mérité. Mais si l’âge ne fait pas toujours la respectabilité, la fougue de la jeunesse n’excuse pas les comportements de voyou de tant d’élus d’extrême-droite.
Et il faudra que la culture de la « tempérance » infuse jusqu’aux élus zemmouroïdes, dont les prises de position font presque passer le RN pour un parti centriste : https://marsactu.fr/breve_de_campagne/municipales-a-marseille-le-candidat-rn-franck-allisio-se-targue-du-soutien-de-reconquete/
C’est pas gagné.
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