Narcotrafic à Marseille : un président à l’écoute mais sans réponses neuves

Reportage
le 17 Déc 2025
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En visite à Marseille pour une rencontre avec les lecteurs de La Provence et un bilan de "Marseille en grand", le président de la République a été confronté aux lourdes attentes en matière de lutte contre le narcotrafic... Auxquelles il n'a pas apporté de mesures nouvelles, si ce n'est une plus grosse amende contre les consommateurs.

Emmanuel Macron entouré du préfet, du ministre de l'Intérieur et du président de région, au commissariat des 13/14. (Photo : CMB)
Emmanuel Macron entouré du préfet, du ministre de l'Intérieur et du président de région, au commissariat des 13/14. (Photo : CMB)

Emmanuel Macron entouré du préfet, du ministre de l'Intérieur et du président de région, au commissariat des 13/14. (Photo : CMB)

Debout, seul au milieu d’un cercle de près de 300 personnes, Emmanuel Macron assure ses deux heures de débat "sur les enjeux démocratiques à l’épreuve des réseaux sociaux et des algorithmes". Après La Dépêche du midi à Toulouse, La Voix du Nord à Arras, le groupe EBRA à Mirecourt et Ouest-France à Saint-Malo, c’est au tour de La Provence d’accueillir un "face aux lecteurs". Avec cette tournée, entamée en novembre, le président de la République prépare notamment la présentation d’une loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Mais, pour la première fois, il dévie du thème et consacre un temps dédié à des problématiques locales. Le plan "Marseille en grand", dont il vient aussi défendre le bilan avec cette visite annuelle, mais surtout le narcotrafic.

Avant d’arriver à l’entrepôt solidaire, les locaux mis à disposition par la CMA CGM pour l’événement, Emmanuel Macron était aux côtés de la famille de Mehdi Kessaci, jeune homme tué dans un assassinat le mois dernier, pour se recueillir sur sa tombe à Saint-Henri (16e). Un moment privé, non inscrit dans la note aux rédactions, mais qui marque forcément cette journée.

Sous la houlette du directeur de la rédaction, Olivier Biscaye, l’échange organisé dans le cadre de ce "face aux lecteurs" devait de toute manière aborder le trafic de drogue, dans le dernier quart du temps imparti. Mais avant même le top départ, Lamia Abassi, principale du collège Massenet (14e), glace la grande halle. "On va parler d’éducation aux médias et d’intelligence artificielle", l’introduit Olivier Biscaye. La cheffe de l’établissement dans lequel était scolarisé Abderrahim, 15 ans, dont le corps a été retrouvé brûlé fin novembre, après avoir été victime d’un tir dans la tête, raconte comment une vidéo mettant en scène "son agonie" a circulé parmi les élèves.

Une vidéo générée par l’intelligence artificielle, a compris plus tard l’équipe éducative, qui a dû doubler le travail d’accompagnement psychologique par une approche critique de l’image. "Comment l’État entend-il renforcer concrètement les moyens de l'Éducation nationale, en formation, en moyens opérationnels et en cadre réglementaire, pour permettre aux établissements . . .

Clara Martot Bacry
Julien Vinzent
Journaliste.

Commentaires

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  1. Charles Albert Charles Albert

    Pourquoi ne pas écrire Benoît Payan (Printemps marseillais ) Maire de Marseille ?

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  2. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    La remarque d’Emmanuel Macron : « Je ne suis pas là pour faire le procès de vos collectivités locales, mais l’État ne peut pas s’y substituer.” mériterait à elle seule un article complet…
    J’ai malheureusement tendance à traduire « vos collectivités locales sont très lourdement défaillantes, mais pour autant l’Etat continuera à se désengager ».

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    • Forza Forza

      Et un peu facile quand même : par exemple les bureaux de poste qui ferment partout (ou qui ne sont pas créés dans des coins où arrivent pourtant des milliers de nouveaux habitants qui en auraient l’utilisation), ce n’est pas du ressort des collectivités.
      En ce qui concerne le financement des associations à Marseille… vaste sujet. Disons que l’argent des collectivités quelles qu’elles soient ne semble pas toujours être « fléché » vers l’intérêt général.

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  3. Forza Forza

    “On a tellement de formalisme à faire qu’on n’a plus le temps d’enquêter. »
    La France qui continue à crever sous la paperasse (et pas que dans la police). Merci à cet enquêteur d’avoir rappelé que le problème n’est pas que celui sans fin du manque de moyens.
    A quand un Président capable de s’attaquer sérieusement aux bureaucrates qui gouvernent ce pays ?

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  4. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    J’ai une idée pour Madame Vassal qui n’a « plus de sous » : elle pourrait lire les différents rapports produits ces dernières années sur le fonctionnement financier de la métropole – en commençant par celui de la CRC – qui mettent en évidence des transferts indus aux communes. Il y a grosso modo 200 millions d’euros par an à récupérer pour financer les projets métropolitains plutôt que les salles des fêtes communales.

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  5. kukulkan kukulkan

    vide, creux, Macron quoi…

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  6. luc13120 luc13120

    On ne pale jamais des journalistes. Bravo à Clara et julien pour leur reportage très réussi.

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    • Julien Vinzent Julien Vinzent

      Merci !

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    • Clara Martot Bacry Clara Martot Bacry

      Merci !!

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  7. petitvelo petitvelo

    Les enchères sont lancées à 200 … 250, … 300, qui dit mieux ? 500 ! adjugé vendu jusqu’à la prochaine visite.

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