Municipales à Marseille : petites histoires de listes de second tour

Décryptage
le 5 Juin 2020
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Marsactu a épluché les listes fusionnées déposées pour le second tour. Leur composition témoigne des longues négociations entre les différents acteurs de ce scrutin.

Après plus de deux mois d'interruption, la campagne reprend. (Image LC)

Après plus de deux mois d'interruption, la campagne reprend. (Image LC)

Il y a les grandes manœuvres et les petites entourloupes dans un entre-deux tours. Mais il est souvent difficile pour un observateur extérieur de tout démêler. Reste un principal témoin, très fiable : les listes présentées aux électeurs. En comparant les listes de premier et de second tour, on constate, candidat par candidat, les gagnants et les perdants de ces tractations. Petite revue d’effectifs.

Les écologistes au pain sec

“On aurait peut-être dû accepter quand ils nous proposaient deux têtes de liste”, s’interroge une tête de liste, en se remémorant le temps où les partisans des deux listes concurrentes s’imaginaient un destin commun. Les écologistes de la liste Debout Marseille (8,9% sur l’ensemble de la ville au premier tour) ne seront qu’une poignée dans le futur conseil municipal. Les têtes de liste de secteur Sébastien Barles, Nouriati Djambae et Fabien Pérez peuvent respectivement espérer être élus dans les 1/7, 2/3, 4/5 en cas de victoire dans leurs arrondissements.

Même chose pour Zoubida Meguenni, bien placée sur la liste des 1/7 menée par Sophie Camard du Printemps marseillais. Hervé Menchon et Christine Juste doivent eux miser sur de bons scores pour les suivre. Enfin, Chahidati Soilihi doit compter sur un très bon résultat de Samia Ghali (voir plus bas) pour y siéger. Étienne Tabbagh qui a activement travaillé sur le programme de Debout Marseille et la magistrate venue de la France insoumise Prune Helfter-Noah pourraient quant à eux siéger à la métropole.

Ludovic Perney, l’échappée solitaire

Ludovic Perney est finalement le seul candidat de la liste de Bruno Gilles dans les 6e et 8e arrondissements à intégrer celle de Martine Vassal. En cas de victoire sur ce secteur, le conseiller régional proche du président Renaud Muselier pourrait récupérer deux mandats supplémentaires : conseiller municipal et métropolitain. Un sacré cumul pour le jeune homme (24 ans). Sa promotion chasse de la liste le conseiller municipal Frédéric Jeanjean. Le patron de la Brasserie des templiers (1er arrondissement) n’est plus du tout sur la liste. À la métropole, le conseiller délégué à l’habitat indigne Xavier Méry sait désormais qu’il ne siègera plus dans l’hémicycle du Pharo.

Au Printemps marseillais, les socialistes gagnent des places

Le jeu des fusions a aussi permis de redistribuer les cartes en interne au Printemps marseillais. Et, à ce jeu, les socialistes s’en sortent bien en récupérant deux postes éligibles. Dans le 4/5, Audrey Gatian, fondatrice d’Osez le féminisme dans le département, passe de la 15e à la 5e place et postule désormais à un siège au conseil municipal. Dans le 2/3 Anthony Krehmeier connaît le même bond en avant. Une victoire de Benoît Payan, dont il est le collaborateur, lui permettrait d’avoir un poste à la métropole. En comparaison, les communistes perdent dans le 1/7 le poste éligible au conseil municipal (Christian Pellicani, conseiller métropolitain sortant) qu’ils récupèrent dans le 4/5 (Aurélie Biancarelli-Lopes, assistante parlementaire du député de Martigues Pierre Dharréville).

Le binôme de Rubirola dégringole

Dans le 4/5, au jeu de la fusion avec les écologistes, il fallait faire reculer un homme pour faire de la place au chef de l’autre liste, Fabien Pérez. Pour que ce dernier accède au conseil municipal en cas de victoire, c’est l’entrepreneur Éric Semerdjian, candidat de la société civile, qui dégringole à la dixième place et perd son accessit pour le conseil municipal. Il était pourtant deuxième de liste au premier tour. Mais les autres hommes de la liste, forcément paritaire, sont intouchables. Pierre Huguet et Théo Challande font partie de la garde rapprochée de la candidate à la mairie Michèle Rubirola. Quant à Arnaud Drouot, il est le plus proche collaborateur du porte-parole du Printemps marseillais Benoît Payan. Tous inamovibles.

LREM, fusion a minima dans le 2/3

Maliza Saïd Soilihi est la seule candidate soutenue par La République en marche à avoir trouvé une alliée entre les deux tours. Elle n’est pourtant que cinquième sur la liste de Lisette Narducci. Elle sera conseillère municipale en cas de victoire mais pas conseillère métropolitaine. En conséquence, la sortante Marie-Claude Bruguière devra se contenter de la métropole, si Lisette Narducci garde sa mairie.

Samia Ghali a offert un strapontin à la candidate écologiste

Chahidati Soilihi a préféré une alliance dans les 15/16 avec Samia Ghali plutôt qu’avec le Printemps marseillais au nom de la lutte contre le Rassemblement national. Elle n’est pourtant que neuvième sur la liste de la majorité sortante du secteur. Un poste dit “charnière” : en cas de victoire, il n’est pas certain qu’il lui permette d’intégrer le conseil municipal.

NB : La préfecture de Marseille a mis en ligne l’ensemble des listes déposées pour le second tour sur cette page.

(Avec Lisa Castelly et Julien Vinzent) 

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Commentaires

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  1. Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

    Où l’on voit qu’il a été beaucoup question de programme dans ces négociations… Dans la rubrique “lâchage”, mentionnons le cas de la numéro 2 de la liste de Sebastien Barles dans le 1-7, qui est purement et simplement rayée de la liste en dépit de sa grande capacité d’adaptation

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Passer de Valls à EELV en passant par le Printemps républicain et En Marche prouve en effet sa grande capacité d’adaptation. Le retournement de veste multicartes est une spécialité locale, comme Christophe Madrolle, Jean-Luc Benhamias, Lisette NArducci ou Sarah Soilihi… C’est peut être pour cette trop grande capacité d’adaptation que le Printemps marseillais n’a pas voulu de cette candidate.

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  2. marseillais marseillais

    Il serait intéressant, concernant le Printemps Marseillais, de scruter la place des citoyens éligibles sur les listes, et l’habillage subtil entre vrais et faux citoyens.
    Plus directement, comment nous faire croire que c’est du 50/50 quand ce sont presqu’exclusivement les partis politiques qui se sont partagés le gâteau.
    Il y a bien du mad mars mais que pèse t-il face aux dinosaures des partis archaiques ?

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  3. patrick patrick

    et bacchi qui s’est sabordé, qui a privé des électeurs de s’exprimer et qui n’apportera aucun élu au pm. belle stratégie, j’espère que cet ensuqué va se retirer de la politique.

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    • Manipulite Manipulite

      Ce type ne mérite aucun avenir politique

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  4. Félix WEYGAND Félix WEYGAND

    Au-delà de la soupe des alliances, allégeances, inimitiés et autres trahisons, il faut regarder la politique en train de se faire sous nos yeux comme un théâtre d’ombre de réalités sociales sous-jacentes.
    Quelles-sont les forces sociales et les couches sociales représentées par qui ? Quelles sont les institutions (au sens de Durkheim), qui défendent des intérêts, avec quelles cultures ?
    Tout d’abord, il y a des couches sociales qui à Marseille ne sont pas représentées politiquement, ce sont les plus pauvres, souvent issus de l’immigration récente, souvent ghettoïsés les quartiers populaires. Ils ne votent pas du tout ou très peu. Quand ils votaient encore un peu, ils votaient pour le PS ou pour le PCF, leurs votes étant mobilisés grâce à des pratiques clientélistes. Depuis les années 90, les ressources (emplois, logements HLM, subventions aux associations) permettant ces pratiques étaient gérées exclusivement par le PS à la Région et au Département, qui en ristournait une partie au PCF pour se garantir sa complaisance électorale, dans Marseille intra-muros mais surtout sur le reste du territoire provençal, où il lui restait quelques bastions (qui s’étiolent continument).
    Avec la perte du Département des Bouches du Rhône, suivi des raclées nationales de ces dernières années, le PS n’existe plus car il n’a plus les moyens matériels de se soutenir en tant qu’institution et il ne représente plus aucune couche sociale. Les survivants de ce naufrage qui se réclament encore de cette étiquette, habiles manœuvriers politiques ont bien tiré leur épingle du jeu aboutissant à la constitution des listes. Ce sont néanmoins des aventures individuelles de personnes qui ne représentent donc, ni des couches sociales, ni des institutions, et fonctionnent comme des « auto-entrepreneurs » d’une activité (élu local) qui leur procure des revenus personnels.
    La situation du PCF est un peu différente. Il y a belle lurette qu’il ne représente plus de couches sociales. En revanche, en tant qu’institution, il est chaque jour un peu plus maigre mais il fonctionne, il paie des salaires de permanents, il a encore des associations satellites et quelques villes. Les gens qui le dirigent ont une forte culture commune ; une amie de leurs rangs m’avait appris il y a une vingtaine d’années qu’ils s’appelaient entre-eux des « bébés éprouvettes » : parents communistes, jeunesse communiste, CGT, parti sur plusieurs générations ; je ne sais pas si le terme perdure, mais la culture commune, oui. Il ne faut pas chercher ailleurs le comportement de Bacchi et de Coppola : Vassal a de quoi financer la survie de l’institution (comme le faisait ses prédécesseurs PS), ils se retirent du 13/14 ; Ghali n’a rien à offrir de consistant, ils se maintiennent dans le 15/16.
    Aujourd’hui, ni EELV, ni les « collectifs citoyens », ni la LFI, ne représentent de forces ou de couches sociales bien définies et relativement stables dans leurs intérêts. Ils ne sont pas non plus des institutions et n’auront probablement ni les moyens, ni la culture partagée permettant de le devenir.
    La Gauche à Marseille n’existe pas.

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    • Brallaisse Brallaisse

      Cher Félix pourquoi voter alors ?

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      @Braillasse. C’est une bonne question. Si j’étais encore électeur à Marseille en dehors des arrondissements des quartiers nord, je voterai quand même pour le Printemps Marseillais, pour permettre à quelques “bonnes personnes” de la société civile de se faire une expérience politique. Mais je n’ai pas d’illusion : demain à Marseille, il n’y aura pas d’opposition conséquente à la majorité de droite, il n’y aura que des clients ou des naïfs sans culture politique ni discipline et Vassal aura plus de problèmes avec les différentes factions de son camp qu’avec la gauche.
      La Gauche à Marseille est une chantier dont les plans n’existent même pas encore, et qui devra se faire ailleurs que dans les assemblées.
      Le peuple marseillais est livré à ses prédateurs. Il faut maintenant qu’il apprenne à ne plus être une proie facile.

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    • julijo julijo

      Je suis peut être à contre courant, je trouve votre analyse plaisante, cher félix weygand, mais pas très réaliste, plutôt datée, il me semble qu’elle était davantage valable il y a…10 ans en arrière.
      La nullicipalité « précédente » a considérablement abîmé tous les rapports sociaux qui pouvaient exister. Le clivage entretenu de haute lutte par gaudin et ses incompétents a porté ses fruits. Il y a toute une population qui choisira pour cette élection, n’importe qui, sauf l’équipe sortante…et une autre partie qui elle, soutiendra que, quand même, gaudin a bien aidé….
      Peut-on parler de gauche qui n’existerait plus ? et la droite, existe-t-elle vraiment ? J’abhorre définitivement le concept « ni de droite, ni de gauche » Et il existe dans notre ville des forces plus démocratiques et plus participatives et soucieuses de la cité et de ses habitants, il existe aussi des conservateurs très libéraux démocrates quand ça les arrange….. Ces idées ne sont pas mortes, ce sont les « appareils » qui sont morts ou en souffrance…..
      Aujourd’hui on s’aperçoit que les choix, les alliances, les accords, sont parfois contre nature, et que les purs et durs, de droite comme de gauche sont tout à fait prêts à s’allier avec le plus offrant.
      Pour ma part, comme l’on signalé quelques personnes dans les commentaires, je reste sidéré qu’on ait COMPLETEMENT OUBLIE LE PROGRAMME. Et cet oubli n’est pas nouveau, déjà au premier tour, quelques listes étaient vides de sens et de projets pour la ville…mais aujourd’hui pour ce fumeux deuxième tour, on reste vraiment sur sa faim….ça c’est catastrophique.
      Risquerons-nous, à Marseille, d’avoir encore des élus que nous ne mériterions pas ?? Dans chaque secteur j’ose croire qu’il se trouve des candidats qui permettront un changement radical pour la ville.

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    • Regard Neutre Regard Neutre

      @Félix Weygand
      Je partage votre analyse, en effet, la Gauche, à Marseille, n’existe plus au sens de force politique de combat car nous savons qu’elle est toujours fragile et susceptible de s’écharper en courants fratricides. Peut-être que des personnalités influentes de gauche et de droite y contribuent afin que tout change pour que rien ne change ?
      La droite — bien qu’en apparence désunie — s’apprête tactiquement à conserver le pouvoir, mais on peut se demander dans quel état! La droite a perdu sa gauche et elle en profite.
      Quant à la gauche, elle a perdu sa droite, sa gauche et la gauche de sa gauche. Aujourd’hui on peut dire qu’à Marseille, alors que tous les feux semblaient au vert, elle ne s’est pas retrouvée.
      Votre description édifiante des héritiers de la Gauche historique marseillaise qui, je vous cite, — « sont des habiles manœuvriers politiques, qui ne représentent ni des couches sociales, ni des institutions, et fonctionnent comme des « auto-entrepreneurs » d’une activité (élu local) qui leur procure des revenus personnels » —résume parfaitement le sentiment de défiance des citoyens envers leurs représentant.e.s. Les combines politiques d’élaboration des listes entre les deux tours ont aggravé la situation.

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  5. Brallaisse Brallaisse

    Cher Félix, Marseille doit-elle simplement etre un laboratoire d’apprentissage ?
    Est ce qu’au troisième tour un 3ème homme ne pourrait t’il pas emerger ?

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Un troisième homme ou une troisième femme ? Il/Elle (je continue au masculin) le faudrait assez à gauche mais pas trop, jeune, compétent, bosseur, rassembleur, intégre. S’il/elle avait existé, il/elle se serait déjà imposé.e, non ?

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  6. Brallaisse Brallaisse

    Julijo, l’histoire est l’histoire.
    Marseille est une ville d’epiciers contrairement à Gênes, Venise, Barcelone qui sont des villes de marchands . Et malheureusement ses hommes politiques ont toujours été à ce niveau, celui de la gestion d’un rayon de poissonnerie. Pouvez-vous imaginer que ces gens là ont suffisamment d’envergure pour élaborer un programme à part celui de leurs carrières

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  7. Latécoère Latécoère

    Le problème est caché dans le titre. Ce sont de petites histoires, avec de petits calculs, quand on aspire tous, quelque soient nos catégories sociologiques, à de grands projets. Marseille est aussi (et surtout) une ville d’armateurs. Un peu d’air du grand large ferait du bien.

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    • leravidemilo leravidemilo

      Perso, il me semble que le problème est bien plutôt caché/montré dans la première phrase de l’article. Comme l’autre Dupond, je dirai: “Il y a les grandes manoeuvres et les petites entourloupes dans un entre deux tours, mais également les petites manoeuvres et les grandes entourloupes”.
      Et il convient de nous avertir, qu’en la matière, l’entre deux tours qui vient (entre le second et le troisième), s’annonce a gusto, al dente, pas piqué des hannetons ou quelque peu salé ou encore fort de café…
      J’allais nous recommander, à toutes et à tous, de bien penser à prendre ses cachets avant la chose; mais je vois que chacun ici a compris, selon sa perception, son biais ou sa pente, que la dragée s’annonçait…piquante et amère!

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  8. leravidemilo leravidemilo

    Quelques commentaires quand même, après ce petit coup de l’étrier, ce petit “cul sec”, pour tenter de faire passer la chose.
    – Sur le fond, quand j’entends que la gauche n’existe plus à Marseille, _1. je pense qu’elle n’a jamais existé y compris au niveau national (ou alors il y a bien longtemps) et qu’il n’a existé que des gauches.Quelques soient les problématiques que l’on prenne, et pour peu qu’elles soient de quelque importance, les gauches se sont combattues. Sur la construction de l'”u”.E jusqu’à la fin des années 90, sur la problématique de la paix et de la lutte contre le désarmement, sur la propriété des moyens essentiels de production… Ensuite bien sur, la gauche a existé négativement, par les forces qui n’étaient pas de droite, et celles qui disaient qu’elles n’étaient pas de droite… mais ce n’est pas là la définition qui convient pour agir sur l’histoire. Et comme le disait Bedos dans les dernières années, fort amères, du règne de Mitterand : ” Il est vraiment devenu difficile d’être de gauche, surtout quand on n’est pas de droite!” Après, elle a certes existé durant de brèves périodes, lorsque la force et l’ampleur du mouvement populaire l’y obligeaient (Front populaire) et encore, pas toujours (mai 68)…
    _2 A Marseille, et c’est sa particularité primordiale, elle a encore moins existé qu’ailleurs depuis la libération, puisque dès 47 était noué une alliance organique entre la social démocratie et la droite démo chrétienne qui, sous des formes diverses, mais toujours organiques, nous ont conduit à ce jour. Ceci, en 47, dans un contexte de plan Marshall, de création de F.O par les mêmes, de grand port du sud à l’orée de la guerre d’Indochine, qui nécessitait une fort disponibilité en transports maritimes pour les piou piou et les armes, et dont les amerloques savaient qu’ils devraient en prendre le relais, mais le plus tard serait le mieux. C’est un cas unique en France, hors Lille mais qui s’en est assez vite sorti… Et une alliance contre le PC pro Viet et anticolonialiste et la droite gaulliste (rappelant encore une autre alliance organique droite gauche dans la résistance et le C.N.R…)
    J’avais proposé ici même, en 2017 une fête pour les 70 ans du defferrisme (47/17) mais rencontré aucun écho (ils avaient l’anniversaire honteux). Le PS et la droite centriste démo chrétienne ont 7O ans de gestion emmêlée, complice, solidaire et collégiale, construisant les piliers du système de la co gestion F.O, le clientélisme partagé et effréné… Et ce n’est pas parce que ce système s’écroule, avec les murs et ses carences à répondre aux besoins du présent, qu’on en sort pour autant, et encore moins indemne.(Le PC a toujours combattu et resté à l’écart de ça, sauf dans la parenthèse 83/89 imposée par Mitterand pour les nécessités du “programme commun” et pour mieux lier LPC..).
    Après, le PC en déroute à fait le choix, mortifère et par défaut, de rester accolé au PS, particulièrement à compter de sa période à Hue et à dia, même s’il était clair que cela revenait à un accompagnement du PS en fin de vie (z’ont jamais voulu l’entendre). La chose semble plus marqué encore à Marseille, où ils étaient déjà un peu accrochés aux prébendes d’un PS qui sait parfois se montrer, un peu, partageux.
    Le résultat final est sous nos yeux, et bien sur pas fameux… Mais qu’on ne me demande pas de pleurer sur la disparition de LA gauche marseillaise à ça non! J’aurais le feeling de quelqu’un qui pleure sur une tombe vide.
    Le problème c’est bien que les forces de gauches ont impérativement besoin de muter, et pour ce faire de renouveler leurs pratiques politiques en s’alliant (organiquement itou) avec les nouvelles forces issues des combats de ce jour et nées dans et par l’écroulement du système. Et elles sont nombreuses et fortes, et ont tapé à la porte avec virulence et insistance, avant que de comprendre (et nous avec) que c’était en pure perte. Et l’occasion était belle (droite divisée, bilan calamiteux, forte aspiration partagée au renouveau…) et ils ont été incapable de répondre à ça et ont raté le coche; et rien ne dit que le coche repassera, et l’histoire ne repasse pas les plats, et tien, un dernier petit coup d’étrier, et je me pieute!

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    • Brallaisse Brallaisse

      Un état des lieux et un rappel de l’histoire politique marseillaise qui aurait dû aboutir, si les leçons avaient été tirées, à virer ces démocrates chrétiens qui ne sont chrétiens que dans le titre et à cette gauche de pacotille accrochée à ses combines locales. Tous ces politiques de droite ou de gauche ayant un trait commun, le clientelisme.
      Mais cette ville n’a visiblement pas cette intelligence pour sortir de ce dernier système. Cela arrange tellement de monde. Une observation sur les communistes que vous qualifiez d’anticolonialistes, les polonais, hongrois, bulgares, tchèques, slovaques et autres ne l’ont pas ressenti comme cela jusqu’à 1989

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  9. ALAIN B ALAIN B

    Il faut que le Printemps Marseillais l’emporte avec ses qualités et ses défauts sinon nous aurons VASSAL avec la même politique que GAUDIN
    La gauche idéale n’existe pas surtout qu’aujourd’hui on a développé l’individualisme et fait croire que tous sont pareils ce qui arrange bien les plus aisés sachant que Marseille est une ville qui a le plus de millionnaires
    Une politique sociale ne pourra se faire qu’avec Le PRINTEMPS MARSEILLAIS et avec la participation, l’appui et le soutien actif de la population et des associations
    Cela ne sera pas facile vu l’état de Marseille que cela soit des écoles, des logements…..
    Chercher l’homme ou la femme pour gérer Marseille, surtout pas, il faut en finir avec l’homme ou la femme providentiel, il faut un travail en équipe, c’est vrai que ce système où nous votons pour une personne est malsain, nous ne devrions voter que pour des listes avec leurs programmes
    Les médias ne devraient pas nous parler des individus mais des programmes, ce que la Mairie a réalisé ou pas par rapport à son programme
    Mais là ce n’est pas le problème de Marseille mais de la conception de cette soit disant démocratie représentative
    Maintenant pour les prochaines élections il faut voter pour que le Printemps Marseillais l’emporte et dans ce cas nous aurons l’occasion de discuter par l’intermédiaire de Marsactu afin d’influencer ces élus pour appliquer son programme
    La lutte des classes n’est pas une utopie, elle existe et les plus aisés ne voudront pas perdre leurs privilèges
    Cette crise aujourd’hui peut permettre de changer les mentalités

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    • leravidemilo leravidemilo

      Ben oui, faut aller voter, mais encore faut il qu’il y ait des candidats P.M. Payan nous a promis une campagne d’enfer où le P.M sera “là où on l’attend pas”, mais il est absent là où on l’attendait! (l’est pas là Rubirola, a pu!). Ou alors c’est qu’il faut voter Galtier/Vassal/choléra pour faire barrage à peste/grand méchant loup, et ainsi faire gagner Vassal sur l’hôtel du vieux port? Nous ont sait plus, sur le 7ème secteur, on attend des consignes de vote claires et compréhensibles, on sait plus quoi! Si vous avez des infos, n’hésitez pas…

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    • leravidemilo leravidemilo

      “Nous sommes tous des enfants de Marseille!”

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